Grève : mouvement reconduit jusqu'à mercredi midi chez TotalEnergies – Le Parisien

merci de l’avoir suivi avec nous et bonne soirée. 
« Le conflit va se poursuivre au moins jusqu’à mercredi midi, et on verra ce qu’il en sera pour la suite lors des assemblées générales » de salariés mercredi, a indiqué Eric Sellini, le coordinateur de la CGT.
Par ailleurs, à la suite de la journée de mobilisation et de grèves mardi dans toute la France, « il y aura aussi des réunions de toutes les organisations de la CGT qui décideront si cette journée en appelle d’autres ».
« C’est un mouvement d’ampleur », assure sur LCI Philippe Martinez, patron de la CGT.
Et de justifier : « Dans les lycées professionnels, il y avait 60% de grévistes (…) C’est plus fort que la dernière fois. (…) Il y a beaucoup de nouvelles personnes dans les manifestations. C’est ce qu’on avait prévu. »
Par ailleurs, « s’il n’y avait pas eu de grèves, il n’y aurait pas eu de négociation et donc pas d’augmentation de salaires (…) La question des salaires reste sur la table », défend-il.
« Il y a eu très peu de débordements, pas d’usage de gaz lacrymogène. Les forces de l’ordre n’ont pas répondu aux prises à partie. Il n’y a pas eu d’usage de moyens de défense », se félicite mardi soir, sur BFMTV, le préfet de police de Paris, Laurent Nunez.
Le syndicat conteste le calcul du ministère de l’Intérieur. Il dénombre près de 300 000 participants, dont plus de 70 000 dans le cortège principal à Paris. 
La précédente journée de mobilisation interprofessionnelle, le 29 septembre, avait rassemblé 118 500 personnes selon la police et 250 000 selon les organisateurs.
Le ministère de l’Intérieur a comptabilisé 107 000 participants en France, dont 13 000 à Paris.
Trois syndicats représentatifs du secteur de l’énergie – la CGT, FO et CFDT – ont signé un accord portant sur les augmentations salariales dans la branche des industries électriques et gazières (IEG), une première étape avant l’ouverture de négociations salariales par entreprises.
Cet accord prévoit une augmentation générale du salaire national de base de 3,3 % en deux temps, avec une rétroactivité de 1% au 1er juillet 2022 et le solde de 2,3 % au 1er janvier 2023, a indiqué Claude Martin, négociateur de l’accord de branche pour la FNME-CGT, majoritaire avec 39,68 %.
A Nantes, la CGT a recensé 4 000 participants. Toulouse, Bastia ou Ajaccio étaient aussi mobilisés. 
En amont de la manifestation, partie de la place d’Italie peu après 14 heures en direction de la place Vauban, les autorités avaient dit s’attendre à voir les « ultrajaunes » et « l’ultragauche » essayer de constituer un cortège devant le carré syndical. Mais vers 17h13,  les premiers manifestants arrivés aux Invalides commençaient à se disperser.
Environ 200 personnes vêtues de noir, dont une soixantaine de l’ultra-gauche, « ont constitué un bloc », avec la volonté d’en découdre, indique une source policière. « On intervient dès qu’ils se regroupent et tentent de casser », dit encore cette source.  
Les photographes de Reuters rapportent qu’il y aurait des blessés à Paris. (Reuters/Benoit Tessier)
Des incidents avec des casseurs éclatent actuellement en tête du cortège parisien. Les vitres d’un établissement bancaire CIC et d’un concessionnaire de moto ont notamment été brisées boulevard Montparnasse, et des manifestants vêtus de noir ont affronté les forces de l’ordre. La préfecture de police confirme au Parisien que six personnes ont été interpellées à ce stade.
Le trafic des trains devrait reprendre progressivement mercredi à la SNCF. Mais des perturbations seront encore possibles sur certaines lignes Transilien en Ile-de-France. Concernant le TGV, la circulation devrait être quasi-normale et les Intercités légèrement perturbés.
Environ 200 personnes dans un black bloc et 60 militants d’ultra-gauche auraient infiltré la manifestation parisienne, selon la préfecture et BFMTV. La fin de cortège est calme.
Environ 400 personnes se sont réunies devant la centrale de Gravelines (Nord), plus grande centrale nucléaire française, tandis que la centrale à charbon de Cordemais (Loire-Atlantique) était aussi en grève. 
Les salariés mobilisés à Gravelines (Pascal Rossignol/Reuters)
« La question des salaires, d’un commun accord avec les organisations syndicales, nous avons décidé de l’ouvrir en janvier 2023, mais après les élections professionnelles (de décembre, ndlr). C’était la demande des organisations syndicales », a déclaré le ministre de la Fonction publique Stanislas Guerini sur Public Sénat. Ce « chantier » s’ajoute aux discussions habituelles sur les salaires, a précisé le ministère. Le ministre a rappelé le dégel du point d’indice, la base de rémunération commune aux 5,7 millions d’agents publics, revalorisée de 3,5% au début de l’été. Une hausse qui s’ajoute « aux augmentations moyennes de 1,5% », ce qui « correspond à peu près au niveau d’inflation constaté sur 2022 », a-t-il ajouté.   
Selon un journaliste sur place, des échauffourées avec les forces ont éclaté dans le cortège parisien. Derrière des barricades, des manifestants jettent des projectiles en avançant en direction des forces de l’ordre.
Près de 150 points de rassemblement étaient prévus en France, selon les syndicats.
« Un obus a été trouvé sur un chantier rue Raoul Nordling à #BoisColombes», a tweeté la préfecture des Hauts-de-Seine. Il s’agit du secteur de Bécon-les-Bruyères, selon un tweet de la SNCF, qui ajoute qu’une équipe de déminage a été dépêchée sur place. La ligne affectée est la ligne L de trains de banlieue, sur laquelle seulement un train sur trois circulait mardi à cause de la grève à la SNCF. Le trafic y est par conséquent interrompu entre Saint-Lazare, La Défense et Maison-Lafitte, jusqu’à 16 heures, d’après l’opérateur.  Retrouvez dans notre article tous les détails.
Selon la Premier ministre Elisabeth Borne, la situation dans les stations-service connaît une « amélioration sensible ». La cheffe du gouvernement note moins de 25% des établissements en rupture de carburant. « Grâce à la sortie du conflit chez Esson-ExxonMobil, grâce à l’ensemble des mesures que nous avons prises, nous connaissons aujourd’hui une amélioration sensible de la situation », a-t-elle affirmé, lors de la séance des questions au gouvernement à l’Assemblée. « Au plan national, moins de 25% des stations service étaient en rupture (de carburant) à midi, contre 30% le week-end dernier.»
A Paris, le cortège fort de plusieurs milliers de personnes, s’est élancé la place d’Italie, derrière une banderole appelant à des augmentations et au « respect du droit de grève ». 
Dans un long post Facebook, Pierre Mathiot, le directeur de Sciences Po Lille, explique que « le nombre des élèves bloqueurs était extrêmement limité par rapport au nombre des personnes qui souhaitaient, pour diverses raisons, entrer dans l’école » et qu’il était convenu que les étudiants souhaitant participer au mouvement social ce mardi soient excusés, écrit-il, ajoutant avoir même mis à disposition des étudiants hier soir une salle pour tenir une AG. « Faire grève et s’engager pour une cause sont des droits imprescriptibles et parfaitement honorables. Garantir la continuité de l’activité de l’école est également nécessaire. Cela n’est pas toujours facile », dit-il encore
« Il faut que ce soit un mouvement qui s’inscrive dans le temps parce que pour l’instant il n’y a pas assez de réponses aux revendications », a déclaré le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez aux journalistes présents dans le cortège parisien. Puisque chez TotalEnergies, la grève a permis d’obtenir une augmentation de salaire de 5%, il faut, a-t-il dit, que les salariés soient « de plus en plus exigeants ».
Une prolongation du mouvement social dans les centrales nucléaires « aurait des conséquences lourdes » sur l’approvisionnement en électricité au « cœur de l’hiver », estime le gestionnaire du réseau de transport d’électricité en France RTE.
Le parc nucléaire français est touché par la grève depuis plusieurs semaines; vendredi, six des dix-huit centrales du pays étaient concernées.
Le cortège parisien qui vient de s’élancer de la place d’Italie pour se rendre place Vauban, dans le VIIe arrondissement, va emprunter le boulevard Saint-Jacques, Denfert-Rochereau, les boulevards du Montparnasse puis des Invalides, et l’avenue de Villars.
Les manifestations ont déjà commencé, ailleurs en France. L’occasion de dresser un premier bilan. A Marseille, 2 200 personnes se sont réunies ce mardi, selon la police. Ils étaient entre 1 100 (police) et 1 300 (syndicats) à Strasbourg. Au Havre, plus de 3 500 personnes étaient rassemblées, selon les forces de l’ordre. A Rennes, le bilan oscille entre 2 600 et 4 500 manifestants. 
Le cortège parisien, réuni place d’Italie, va bientôt s’élancer.
« L’idée d’avoir une augmentation du Smic (…) et une augmentation des salaires c’est plus qu’urgent », juge Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, depuis le cortège de la manifestation à Paris. « Il y aura des suites » à ce mouvement, prévient-il. « Ce sont les AG d’aujourd’hui qui vont décider aussi » mais « il faut que ce soit un mouvement qui s’inscrive dans le temps ». 
Comme nous l’évoquions plus tôt, cette journée de mobilisation est également suivie par certains lycéens. Selon le syndicat La Voix lycéenne, « près de cent lycées » étaient bloqués à 10 heures « partout en France ». De son côté, le ministère de l’Education ne recensait qu’une trentaine de blocages. 
Les représentants CGT des sites pétroliers et du raffinage de TotalEnergies vont se réunir en début de soirée ce mardi pour déterminer quelles suites donner à leur grève, entamée il y a trois semaines. « On verra la suite, si on poursuit, ou pas, ou partiellement. Cela dépendra notamment de la journée d’aujourd’hui (…) Et in fine ce sont les salariés qui voteront », détaille Eric Sellini, coordinateur CGT, auprès de l’AFP.
Le secrétaire général de la CGT-Cheminots Laurent Brun fait part sur Twitter des premières tendances sur la suite du mouvement : un tiers des assemblées générales donnerait lieu à une reconduction de la grève.
« Les cheminots sont déterminés à obtenir de vraies augmentations de salaire », assure-t-il.
Plusieurs défilés et rassemblements de manifestants sont déjà en cours dans toute la France, à Rennes, Avignon ou encore Toulon.
À l’appel de la CGT, plusieurs salariés se sont mis en grève ce lundi soir à la centrale EDF de Cordemais (Loire-Atlantique), rapporte Ouest-France. Le mouvement a été voté pour 24 heures et la centrale est pour le moment à l’arrêt.
Les premiers chiffres de la mobilisation dans l’Education nationale viennent d’être communiqués par le ministère. On dénombre notamment une forte mobilisation (22,94 %) dans les lycées professionnels qui manifestent contre la réforme de la filière. Dans les collèges et lycées, les chiffres remontés par le ministère sont de 7,5 % et 8,7 % de personnels grévistes. La moyenne générale pondérée est de 5,67 %. 
« Il faut une sorte de Mai-1968 perlé, parce que l’agression est tellement féroce », a insisté Jean-Luc Mélenchon, présent auprès d’un piquet de grève, gare de Lyon, à Paris.
« Les Français qui galèrent et les grévistes sont face au même problème : les patrons. »
« J’ai décidé de me joindre au mouvement du dépôt de la gare de Lyon. C’est dur de faire la grève contrairement à ce que croient certains, a-t-il réagi à son arrivée sur les lieux, sous l’œil des caméras. Notre mobilisation a donné (ce dimanche) de l’élan, on espère que notre présence donne du courage à la mobilisation. »
« Les Français doivent faire bloc face à un gouvernement qui ne recule devant rien », a-t-il poursuivi.
Face aux tentatives d’annulation en justice des arrêtés préfectoraux ordonnant les réquisitions, Christophe Béchu s’est montré confiant ce mardi matin, au micro d’Europe 1.
« Chaque fois que ces réquisitions ont été attaquées, nous avons gagné en justice les référés parce que les juges ont considéré que c’était des réquisitions qui étaient proportionnées », a-t-il souligné.
« Il y aura autant de réquisitions que nécessaire », avait déjà souligné Olivier Véran ce mardi matin, invité de France 2. 
Des réquisitions, « il y en aura sans doute une quatorzième, une quinzième, une seizième, autant que nécessaire pour qu’on assure le retour à la normale », a également annoncé le ministre de la Transition écologique Christophe Béchu sur Europe 1.
Le gouvernement avait lancé ce lundi de nouvelles réquisitions sur les dépôts TotalEnergies de Mardyck (Nord), déjà réquisitionné en fin de semaine dernière, et de Feyzin (Rhône), après trois semaines de grève.
Les trois députés LFI Eric Coquerel, Rachel Keke et Thomas Portes, membres de la Nupes, ont manifesté ce matin aux côtés de salariés de l’enseigne Monoprix, annonce l’un d’entre eux sur Twitter.
 
Le ministre de l’Intérieur a déploré la situation de blocage actuelle au sein des sites de TotalEnergies. « Les Français aujourd’hui ne voient pas leurs stations fonctionner normalement. (…) Il faut que les employeurs négocient. Il faut que ces négociations salariales se terminent le plus vite possible (…) et en même temps refuser qu’une minorité bloque », a commenté Gérald Darmanin sur RTL.
« Il y a aussi des Français qui considèrent qu’ils ne s’en sortent pas, a déclaré le ministre de l’Intérieur. Des gens essaient de vivre du fruit de leur travail et n’y arrivent pas. (…) Je pense qu’il y a un problème de salaires en France. Il faut désormais qu’une partie du patronat puisse augmenter les salaires », a-t-il appelé de ses vœux, au micro de RTL.
« Les gens constatent que leur salaire n’a pas suivi l’augmentation des prix. Et ils constatent qu’une partie des patrons se rémunère et que cette rémunération est disproportionnée par rapport à ce que touche une partie des salariés. »
Le site du Nord est ce mardi en grève et sert de point de rassemblement à de nombreux militants venus participer au mouvement. Selon un militant CGT présent sur place, « il y a des agents EDF mais aussi des sous-traitants comme Fiducial, Orano et SPIE ».
Si vous devez vous déplacer ce mardi, on vous rappelle les principales perturbations à prévoir sur le réseau francilien. Tous les détails sont à retrouver dans notre article.
Gare Saint-Lazare, Catherine et Jeanne prennent le temps de discuter un peu sur le quai. « Il y a un peu moins de monde, constatent les deux femmes. Les gens ont pris leurs dispositions et on savait que ça n’allait pas être très suivi dans le métro. » Mais elles craignent déjà le retour : « Ce soir ça risque d’être très chargé par contre. » Jeanne, qui emprunte habituellement le RER C au retour pour éviter la 13, sait déjà qu’elle va se rabattre sur le métro. « Car il n’y a pas de RER. »
De son côté, Isabelle sort de la ligne L. Pas mal perturbée. « Mais les horaires ont été respectés, souligne la quadragénaire. Donc à partir de ce moment-là, il n’y a pas de problèmes. Et dans le train, il n’y avait pas trop de monde », se réjouit-elle.
« J’ai regardé sur le site avant. J’ai vu que le métro n’était pas trop perturbé alors je suis venue. Sinon je serais allée au travail directement à pied. En bus ce n’est pas jouable », témoigne Magida, qui emprunte la ligne 13 matin et soir. 
Nicolas, 36 ans, prend cette même ligne trois fois par semaine. Ce matin, jour de grève, il ne s’est pas posé de question. « On va voir, mais pour l’instant, j’ai l’impression que ça va. » 
Le trafic est actuellement normal, avec un train toutes les 4 minutes environ, a constaté une journaliste du Parisien.
« Le travail ne paie pas parce que les salaires sont trop bas. Le prix du chariot a pris 15% ! (…) Trop de salariés ne voient pas leur salaire augmenter », s’insurge le député. « Nous voulons de la dignité pour ceux qui travaillent (…) Je veux qu’on retrouve du bonheur à aller travailler », a insisté l’élu communiste, invité de BFM TV.
Le député PCF du Nord Fabien Roussel, interrogé sur la grève qualifiée comme « illégitime » par le ministre de l’Economie face à un accord « majoritaire », renvoie le gouvernement à ses responsabilités, notamment en vue du vote du budget : « Le respect d’un accord majoritaire, c’est de faire en sorte que ce que nous avons voté à l’Assemblée, il n’y ait pas de 49.3 dessus. (…) On parlera de démocratie quand Bruno Le Maire aura respecté le travail des parlementaires », a tonné le député.
Invité de BFM TV, le député PCF du Nord Fabien Roussel annonce déposer une proposition de loi : « Pour que l’on sorte de cette crise, il faut que le gouvernement envoie un signe fort sur la répartition des richesses et la hausse des salaires. Je vais déposer une proposition de loi qui vise à rétablir l’échelle mobile des salaires qui existait jusqu’en 1982, ce dispositif impose que l’ensemble des salaires évolue automatiquement en fonction de l’indice des prix, c’est une mesure de justice sociale. »
Plusieurs établissements professionnels sont également mobilisés ce mardi, pour protester contre la réforme de l’enseignement de la voie professionnelle. Une enseignante déplore notamment un « démantèlement de l’école publique ».
Plusieurs établissements sont déjà bloqués, à Brie-Comte-Robert (Seine-et-Marne), ou encore à Alès (Gard).
La Première ministre multiplie les coups de fil aux leaders syndicaux et au patron de Total pour essayer de stopper la crise au plus vite. À l’abri des caméras, elle s’affaire pour tenter de déminer la crise sociale. Nos journalistes Olivier Beaumont et Marcelo Wesfreid vous racontent.
Le lycée Dorian, situé dans le XIe arrondissement de Paris, est bloqué depuis ce matin, a constaté un journaliste du Parisien présent aux abords de l’établissement.
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