GNUDD | Point d'actualité quotidien des équipes de pays de l'ONU à travers le monde – Octobre 2022 – United Nations Sustainable Development Group

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Les équipes de l’ONU se mobilisent sur le terrain, dans 162 pays et territoires, pour coordonner des programmes conjoints destinés à résoudre au quotidien une série de problèmes multidimensionnels prioritaires et à mettre en œuvre des initiatives déterminantes pour l’amélioration du bien-être des populations dans les domaines de l’action climatique, de l’égalité des sexes, ou encore de la sécurité alimentaire, entre autres. Les coordonnatrices et coordonnateurs résidents de l’ONU et leurs équipes s’appuient sur des approches novatrices pour mieux servir les populations. Voici quelques-unes des principales interventions que les équipes de l’ONU ont menées dans ce sens ce mois-ci.
 
 
À Djibouti, sous la direction du Coordonnateur résident Jose Barahona, l’équipe de l’ONU continue à aider les autorités à faire face aux conséquences des multiples épisodes de sécheresse qui se conjuguent aux effets de la crise mondiale de la vie chère et d’autres difficultés socio-économiques. Le Programme alimentaire mondial (PAM) a lancé une campagne de distribution d’aide alimentaire bénéficiant à 90.000 personnes confrontées à une situation d’insécurité alimentaire aiguë et sévère dans les zones les plus touchées. La plateforme logistique du PAM a géré l’arrivée de deux navires en provenance d’Ukraine dans le cadre de l’Initiative sur les céréales en mer Noire. Ces deux navires ont transporté 60.000 tonnes métriques d’aide alimentaire pour les acheminer vers la région de la Corne de l’Afrique, notamment vers Djibouti. Sur le plan sanitaire, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) ont aidé les autorités à faire vacciner près de 40.000 enfants contre la rougeole, soit 86 % de l’ensemble des enfants âgés de moins de cinq ans. Pour consolider le processus de relèvement socio-économique post-COVID-19, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a quant à lui dispensé des formations à plus de 950 jeunes femmes et hommes et contribuant par là à la création de 50 nouvelles entreprises dirigées par des jeunes. Par ailleurs, plus de 1.000 petits exploitants agricoles ont reçu un soutien technique et financier et 3.000 personnes ont pu bénéficier de différents services sociaux mis en place dans le cadre de 100 programmes sociaux au total.
 
Le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a rencontré aujourd’hui les coordonnateurs·trices résident·e·s de l’ONU. Ceux·celles-ci le représentent sur le terrain et coordonnent l’action des équipes de pays qui travaillent à faire avancer la mise en œuvre du Programme 2030 et des objectifs de développement durable (ODD) y afférents. Il s’agit de la première réunion ayant lieu en personnes entre le Secrétaire général et ce groupe de hauts fonctionnaires depuis le début de la crise de la COVID-19. M. Guterres a appelé les coordonnateurs·trices résident·e·s à continuer à poursuivre des objectifs ambitieux en leur qualité de « plus grande force de rassemblement du système des Nations Unies pour le développement s’agissant de bâtir des solutions » dans les différents pays à l’heure où le monde traverse des crises multiples. Il a également salué les « efforts héroïques » des coordonnateurs·trices résident·e·s et de leurs équipes sur le terrain et souligné les défis sans précédent qui se posent à eux·elles, crise après crise. Il a en outre insisté sur le rôle capital des coordonnateurs·trices résident·e·s s’agissant de faire en sorte que l’ONU produise des résultats à grande échelle en contribuant à ce que l’ensemble des entités du système des Nations Unies travaillent ensemble. Le Secrétaire général a par ailleurs prévenu qu’une autre année difficile s’annonçait et que l’appui que l’ONU devrait fournir serait plus important que jamais. Il a appelé les coordonnateurs·trices résident·e·s à mobiliser toute la puissance du système des Nations Unies pour le développement pour établir des partenariats et développer l’innovation en vue de trouver des solutions, notamment pour le financement des ODD. Il a également déclaré que pour sauver les ODD, il faudra absolument mettre l’accent sur la résolution de la crise de la vie chère, le renforcement de la cohésion sociale, la lutte contre le changement climatique et les interventions de développement qui font progresser les droits de l’homme et l’inclusion. Il s’est félicité des progrès réalisés dans le domaine de la réforme du système des Nations Unies et a encouragé les coordonnateurs·trices résident·e·s à continuer à exploiter pleinement les changements introduits par cette réforme et par le renforcement de leur leadership pour intensifier le soutien qu’ils·elles apportent sur le terrain, tout en veillant à ce que leur action soit alignée sur les préoccupations des populations et des gouvernements des pays qu’ils·elles servent.
 
L’équipe de l’ONU au Zimbabwe renforce son appui aux autorités depuis qu’une épidémie de rougeole a été déclarée il y a sept mois dans la province orientale de Manicaland. Plus de 7.000 cas ont été signalés à ce jour dans 46 autres districts à travers 10 provinces. Le Coordonnateur résident et humanitaire de l’ONU, Edward Kallon, qui coordonne les activités de l’ONU à l’appui des efforts nationaux de lutte contre la rougeole, a déclaré qu’en plus de la campagne de vaccination en cours, qui est soutenue par le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), l’équipe de l’ONU mobilise des ressources supplémentaires par le biais du Fonds central pour les interventions d’urgence (CERF). Le gouvernement, avec le soutien de l’UNICEF, de l’OMS, de l’Alliance GAVI et d’autres partenaires, a mis en œuvre une riposte nationale en plusieurs phases pour faire face à l’épidémie de rougeole. La première phase a démarré le mois dernier et vise plus de 2,2 millions d’enfants vivant dans les districts les plus touchés. Les principales interventions mises en œuvre dans ce cadre comprennent des activités de vaccination en réponse à la flambée épidémique, le renforcement de la surveillance de l’épidémie et l’administration de traitements adéquats de haute qualité. L’UNICEF et l’OMS fournissent une assistance technique et logistique pour toutes les interventions mises en œuvre. Tous les districts où des cas de rougeole ont été confirmés ont été couverts par les interventions de la première phase de la campagne. L’équipe cible à présent 4,3 millions d’autres enfants dans le cadre de la deuxième phase, en cours actuellement.
 
L’équipe de l’ONU en Gambie nous informe que 66 enfants de moins de cinq ans sont morts d’une insuffisance rénale aiguë au cours des deux derniers mois et demi. L’insuffisance rénale aiguë est une maladie au cours de laquelle les reins d’une personne cessent soudainement de fonctionner. La cause de cette épidémie n’est pas encore connue avec certitude, mais l’équipe de l’ONU sur place aide les autorités à enquêter sur l’origine de la maladie et à empêcher sa propagation. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a déployé 10 experts médicaux pour aider les autorités sanitaires et fourni au gouvernement un demi-million de dollars pour l’aider à lutter contre cette épidémie. Il s’agit notamment de financer des dépistages et de rappeler des médicaments suspectés d’avoir un lien avec la maladie, qui ont déjà fait l’objet de signalements et qui sont actuellement utilisés par les établissements médicaux et les familles. En outre, l’OMS et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) soutiennent une campagne de porte-à-porte de cinq jours visant à sensibiliser la population à l’épidémie et à protéger les enfants en récupérant tout médicament suspect qui pourrait avoir joué un rôle dans cette épidémie.
 
L’équipe de l’ONU à Cuba a lancé hier un Plan d’action de 42 millions d’USD pour aider les autorités à répondre aux besoins des personnes touchées par l’ouragan Ian. Ce travail est piloté par la Coordonnatrice résidente de l’ONU, Consuelo Vidal et bénéficie de l’appui technique du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA). Sur les financements dont dispose l’équipe de l’ONU, 3,7 millions de dollars sont réaffectés pour aider les autorités. 7,8 millions de dollars supplémentaires ont été débloqués par le Fonds central pour les interventions d’urgence (CERF). Le plan lancé récemment permet d’appuyer à la fois les interventions d’urgence et la prise en charge des besoins de relèvement à plus long terme dans les secteurs les plus touchés, tels que le logement, la santé, l’éducation, la sécurité alimentaire et l’accès à l’eau potable et à l’électricité. Grâce à la participation conjointe des agences, fonds et programmes de l’ONU, ce plan devrait bénéficier à près de 800.000 personnes vivant dans les régions les plus touchées du pays.
 
Au Malawi, sous la direction de la Coordonnatrice résidente par intérim Maria Ribeiro, l’équipe de l’ONU renforce son appui aux autorités en réponse à une hausse rapide du nombre de cas de choléra. Dimanche dernier, l’épidémie avait fait 117 morts, avec un taux de létalité près de trois fois supérieur au plafond considéré comme acceptable au niveau mondial. L’épidémie s’est accélérée dans tout le pays : le pays est passé de 1.000 cas confirmés à plus de 4.200 au cours des deux derniers mois. Le choléra s’est étendu à des districts qui n’avaient jusqu’ici pas encore été touchés, atteignant 82 % des districts. Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) fournit de l’eau et des équipements sanitaires à 1,5 million de personnes. L’UNICEF a également mené des actions de mobilisation au niveau des médias et des populations locales. Plus de 350.000 personnes sont désormais capables d’identifier les signes du choléra et de prendre des mesures de prévention de base. Pour sa part, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a formé plus de 1.000 agents de santé en matière de traitement, de surveillance et de gestion des cas de choléra, tout en apportant son expertise épidémiologique et en lançant des campagnes de vaccination orale contre le choléra. Une dose de vaccin a été administrée à 1,3 million de personnes à risque et deux doses à 110.000 personnes. Actuellement, le Plan national du Malawi pour la lutte contre le choléra pâtit d’un déficit de financement de 13,2 millions d’USD. Pour soutenir les efforts de l’ONU sur le terrain, le Fonds central pour les interventions d’urgence (CERF) vient d’approuver l’octroi d’un million d’USD à l’OMS et à l’UNICEF afin de leur permettre de continuer à fournir un soutien technique, financier et logistique aux autorités nationales.
 
Sous la direction de la Coordonnatrice résidente Hanaa Singer-Hamdy, l’équipe de l’ONU au Sri Lanka continue à aider le pays à faire face à la pire crise socio-économique de son histoire. Le travail qu’effectue l’équipe de l’ONU sur place dans le cadre du Plan conjoint pour répondre aux besoins et priorités humanitaires (« Humanitarian Needs and Priorities Plan » en anglais) de 47,2 millions d’USD –- un plan lancé en réponse à la demande formulée par les autorités sri-lankaises d’obtenir une aide internationale multisectorielle – a été complété par de nouveau appels à contributions financières qui ont permis de lever des fonds supplémentaires. À la fin du mois de septembre, ce Plan, grâce au soutien de l’ONU, avait permis de venir en aide à plus d’un million de personnes dans les domaines de la sécurité alimentaire, de la production agricole, de la nutrition, de l’accès à l’eau, de la sécurité des personnes et de la santé, sur un objectif total de 1,7 million de personnes extrêmement vulnérables. À ce jour, les aides en espèces fournies par le Programme alimentaire mondial (PAM) ont permis d’aider plus de 150.000 personnes dans le cadre d’une amplification de l’aide destinée à aider 3,4 millions de personnes au total cette année. Un premier lot de riz et de riz enrichi en fer achetés par le PAM est récemment arrivé dans le pays ; il permettra d’offrir des repas scolaires à un million d’enfants pendant trois mois. Pour sa part, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) – avec un financement de l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) – met en œuvre des interventions qui stimulent la production de riz et renforcent la sécurité alimentaire de la population grâce à la fourniture d’engrais aux agriculteurs. La FAO a également fourni une aide immédiate en espèces à plus de 6.800 petits pêcheurs dans les quatre districts les plus pauvres du Sri Lanka.
Au Venezuela, l’équipe de l’ONU, dont le travail est coordonné par le Coordonnateur résident Gianluca Rampolla a exprimé ses sincères condoléances aux proches des personnes tuées par les fortes pluies récentes et les glissements de terrain qui s’en sont suivis, en particulier dans la ville de Tejerías située à environ 50 km au sud-ouest de la capitale Caracas. M. Rampolla a exprimé sa solidarité avec les populations touchées par la catastrophe et indiqué qu’il était en contact avec les autorités en vue de mobiliser de l’aide pour soulager les difficultés des personnes les plus durement touchées.
 
À Cuba, les interventions d’urgence menées par l’équipe de l’ONU sur place pour appuyer l’action des autorités face à l’ouragan Ian se poursuivent sous la direction de la Coordonnatrice résidente Consuelo Vidal-Bruce et avec le soutien technique du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA). L’ONU met à disposition des autorités une combinaison de fonds d’urgence et prépositionne des produits d’une valeur totale de 6,8 millions d’USD. Le Programme alimentaire mondial (PAM) distribue actuellement plus de 2.000 tonnes de nourriture aux populations des zones les plus touchées, couvrant les besoins nutritionnels de base de plus d’un demi-million de personnes pour une durée de deux mois et axant son aide sur les groupes vulnérables. Le soutien fourni par ailleurs par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) – notamment sous la forme de trousses d’hygiène, de conteneurs de stockage d’eau et de bâches – bénéficie déjà à des milliers de familles touchées par l’ouragan dans la province occidentale de Pinar del Rio, la province la plus durement touchée du pays.
 
Au Myanmar, l’équipe de l’ONU s’inquiète pour la sécurité des journalistes. Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), à ce jour, au moins 170 journalistes ont été arrêtés depuis la prise du pouvoir par les militaires le 1er février de l’année dernière. Près de 70 journalistes, dont 12 femmes, sont toujours en détention. L’UNESCO a également enregistré plus de 200 incidents liés à des cas de répression des médias. Parmi ces incidents, on compte des meurtres, des arrestations, des détentions, des affaires criminelles, des emprisonnements et des descentes dans les rédactions. Quarante-quatre journalistes, dont sept femmes, ont été condamnés pour des infractions pénales par des tribunaux locaux. De plus, les personnels travaillant pour les médias disent subir une surveillance numérique de leurs téléphones portables et de leurs comptes sur les réseaux sociaux. Entre 250 et 300 journalistes se trouvent désormais dans les zones frontalières ou en exil et environ 11 médias ont transféré leur activité dans des zones frontalières après s’être vu retirer leur licence. L’UNESCO reste déterminée à œuvrer pour protéger et défendre la liberté de la presse et pour promouvoir la sécurité et la protection des personnels travaillant pour les médias, qu’ils se trouvent à l’intérieur ou à l’extérieur du pays.
Par la voix de la Coordonnatrice résidente Gita Sabharwal, l’équipe de l’ONU en Thaïlande et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) ont exprimé leur état de choc et de tristesse et présenté leurs plus sincères condoléances aux familles endeuillées par la tragique fusillade survenue dans un centre de développement de la petite enfance dans le nord du pays. Dans une déclaration, l’UNICEF a condamné toutes les formes de violence à l’encontre des enfants, qui ne devraient jamais être les cibles ou les témoins de violences, où que ce soit.
 
Nous avons reçu de bonnes nouvelles de la part de l’équipe de l’ONU en Sierra Leone. Cette semaine, le pays est devenu l’un des premiers pays d’Afrique de l’Ouest à intégrer la vaccination contre le virus du papillome humain (VPH) dans ses programmes de vaccination de routine. Cette vaccination permet de prévenir les décès dus au cancer du col de l’utérus, qui est le deuxième cancer le plus fréquent chez les femmes dans le pays. Plus de 500 femmes sont diagnostiquées chaque année et près de 75 % d’entre elles finissent par mourir de la maladie. Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) ont aidé les autorités à lancer une campagne nationale visant à administrer dans les établissements scolaires deux doses de vaccin anti-VPH sur six mois à plus de 150.000 filles âgées de dix ans. Le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) soutient lui aussi cette campagne, comme les autres membres de l’équipe de l’ONU, qui fournit en outre un appui pour le stockage des vaccins. Le Coordonnateur résident Babatunde Ahonsi a souligné l’importance de cette campagne de vaccination, qui contribuera à la réalisation des objectifs de développement durable en améliorant la santé et le bien-être des filles tout au long de leur vie et en leur permettant d’augmenter leurs chances de pouvoir poursuivre leur scolarité, de devenir des femmes productives et d’avoir de meilleurs revenus.
 
Sous la direction de la Coordonnatrice résidente Consuelo Vidal-Bruce et avec l’appui technique du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), l’équipe de l’ONU à Cuba aide les autorités à répondre aux besoins des personnes les plus durement touchées par l’ouragan Ian. L’Organisation panaméricaine de la santé (OPS) a fait don de plus de 8 tonnes de fournitures sanitaires et de médicaments qui ont été distribués aux hôpitaux de la province occidentale de Pinar del Río, la zone la plus touchée du pays. Cette aide comprend également un ensemble d’outils d’intervention, dont des fournitures pour le secteur de la santé, et notamment des sacs à dos médicaux pour les professionnels de santé qui interviennent pour secourir les populations touchées. Grâce au soutien fourni par l’ambassade du Mexique à l’équipe de l’ONU, 20 tronçonneuses ont été récemment livrées au pays qui permettent d’accélérer le rétablissement de l’électricité et de démarrer le processus de relèvement par le dégagement des voix d’accès aux zones les plus touchées. Le Programme alimentaire mondial (PAM), le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) ont également convenu avec les autorités cubaines de prépositionner de la nourriture, de l’eau et des fournitures sanitaires, ainsi que du matériel d’urgence destiné à la construction abris, et notamment des bâches, des réservoirs d’eau, des entrepôts mobiles, des kits de cuisine, des palettes et des tours d’éclairage.
En Ouganda, l’équipe de l’ONU renforce son appui aux autorités sanitaires après qu’une épidémie de la maladie à virus Ébola a été déclarée il y a deux semaines, un cas ayant été confirmé dans la région centrale du pays. À ce jour, 43 cas ont été confirmés et neuf décès ont été signalés dans cinq districts, avec un taux de létalité atteignant plus de 20 %. Quatre personnes se sont remises de l’infection. Les autorités mettent en œuvre un plan d’intervention soutenu par l’ONU d’un montant de 20,5 millions de dollars ciblant 20 districts considérés à haut risque, avec le soutien de partenaires sanitaires, dont l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). L’équipe de l’ONU sur place a déployé des ressources techniques, financières et opérationnelles pour soutenir la riposte nationale face à cette épidémie. L’OMS a déployé 21 de ses employé·e·s pour venir en renfort aux autorités en fournissant des kits de prévention contre le virus Ébola aux professionnels de santé ; elle a également soutenu la formation et le déploiement de près de 900 équipes sanitaires et personnes chargées d’identifier les cas contact dans les villages. De son côté, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) fournit un appui dans le domaine de la communication sur les risques et de la mobilisation de la population, notamment en faisant appel à des stations de radio et en mobilisant des chefs religieux.
 
Nos collègues basés au Myanmar nous disent être préoccupés par les hostilités en cours dans le pays qui continuent à mettre en danger la vie et le bien-être des civils. Plus d’un million de personnes ont été déplacées récemment en raison du conflit en cours et de l’insécurité qui règne dans le pays depuis la prise du pouvoir par les militaires en février 2021. Les combats entre les Forces armées du Myanmar et l’Armée d’Arakan se sont intensifiés dans l’État de Rakhine et au sud de la province de Chin, limitant la liberté de mouvement des civils et affectant leur sécurité. Dans l’État de Rakhine, les gens se retrouvent en danger de mort et n’ont pas accès à l’aide d’urgence dont ils ont besoin à cause des attaques aveugles perpétrées contre des civils, de l’utilisation de mines terrestres et de tirs de mortier, ainsi que des mesures de sécurité strictes mises en place et des restrictions de passage imposées au niveau de certains accès. Dans tout le pays, les mines terrestres et les restes d’explosifs de guerre continuent à faire des victimes et à mettre les civils en danger. La sécurité alimentaire est une autre préoccupation majeure, beaucoup de familles n’ayant pas les moyens d’acheter suffisamment de nourriture den raison d’une flambée de l’inflation et des prix des produits de base, de la dévaluation rapide de la monnaie nationale et des interruptions que subit la production agricole en raison de la contamination des produits agricoles par les munitions explosives et du coût des semences et des engrais.   
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