Eva Jura relève les défis – Le Jura Agricole et Rural – Jura Agricole

L’assemblée générale d’Eva Jura s’est tenue lundi 19 décembre à la salle de l’Oppidum de Champagnole. Un tour d’horizon de l’activité de cet organisme d’élevage de 11 millions de chiffre d’affaires, aux compétences diverses en conseil, génétique et ventes d’animaux. Des défis qu’Eva Jura relève aux côtés des éleveurs.
Yoann Bernard, président d’Eva Jura, rappelle les nombreux défis qui se présentent aux éleveurs du Jura : l’augmentation des charges, le dérèglement climatique… « Nous devons nous adapter dans nos exploitations en anticipant, en changeant nos pratiques afin de faire face aux enjeux de souveraineté alimentaire, enjeu qui a pris toute son importance au moment du Covid ainsi qu’avec la guerre en Ukraine. Pour garantir cette souveraineté alimentaire nous devons conserver le maximum d’exploitations et d’agriculteurs. » Et de rappeler la démographie agricole en France, avec une perte de 100 000 exploitations en 10 ans et une baisse très marquée des fermes d’élevage (-35 %). « Ce n’est pas avec un lait conventionnel l’un des moins bien payé d’Europe que nous allons motiver les éleveurs à poursuivre leur activité. Le bio ne se présente plus non plus comme la solution ». Le contexte jurassien est-il meilleur ? « Notre filière nous protège de cette déprise agricole si l’on regarde uniquement le nombre de vaches. A contrario, en 10 ans le nombre de fermes a diminué de 25 %. »
Adapter le plan loup
Le président d’Eva Jura évoque aussi un nouveau sujet d’inquiétude : les attaques de loup sur le massif jurassien. « L’angoisse et le traumatisme lié à la prédation ne faiblissent pas. La cohabitation avec le loup n’est pas en cohérence avec le pastoralisme extensif bénéfique à la biodiversité du territoire jurassien. Il faut adapter le plan loup à nos activités si l’on veut faire perdurer une agriculture en adéquation avec l’environnement et les attentes sociétales. »
Chamboulement informatique
Autre défi à relever pour la coopérative : les changements de systèmes informatiques pour les bases de données d’élevage (génétique, etc.) qui se profilent au niveau national, sur fond de désengagement financier de l’État. « Ce grand chamboulement, si nous devons réécrire nos outils pour les rendre compatibles, ce sera bien nous au final, les éleveurs, qui en paieront l’addition… ». Pour préparer ces évolutions, Eva Jura a fusionné son ARSOE (coopérative spécialisée dans la prestation informatique pour les organismes d’élevage) qui est basée dans le Doubs avec Okteo, son équivalent dans l’Ain. « Ainsi nous représentons un tiers des vaches françaises, ce qui permet d’espérer diluer les coûts. »
Une palette d’outils
« Les conseillers sont dotés d’une palette d’outils via Mil’klic pour vous accompagner dans votre quotidien. Je sais que pour certains Mil’klic change les habitudes et les repères mais pour beaucoup c’est plus de valeur ajoutée », explique Yoann Bernard. L’arrivée du logiciel Mill’Klic donne accès à toutes les données de son élevage et apporte une nouvelle forme de synthèse annuelle. Vinciane Vanier, responsable service aux éleveurs à Eva Jura, a présenté l’interface de ce nouveau logiciel, invitant à prendre le temps de découvrir l’outil sur Synel ou avec son conseiller.
Des performances diesel ?
Le rapport d’activités a été présenté par les techniciens d’Eva Jura et et Philippe Maître, directeur adjoint. Après plus d’une dizaine d’années à la direction de Montbéliarde Association, Philippe Maître est arrivé au sein de la coopérative EVA Jura, en vue de succéder à Dominique Peinturier en début d’année 2023.
Parmi les sujets abordés, il fut question du bilan annuel de la saison fourragère. Devant les performances laitières qui semblent stagner malgré de bonnes qualités de fourrages, Romaric Roux, animateur technique qualité du lait à Eva Jura, est optimiste : « L’azote est en train d’être un peu mieux transformé par les animaux. A la fin de l’hiver je suis persuadé que nous aurons de bons résultats en lait. En 2015 et 2018, nous avions le même schéma. »
Le génotypage, un outil fiable
Avec l’indexation de décembre, le programme Montbéliarde JB met à disposition six nouveaux taureaux, tous utilisables sur génisses, que Samuel Bouhin d’Eva Jura présente à travers quelques photos et commentaires. Autre nouveauté : le schéma de sélection s’est doté d’une station de donneuses d’embryons pour multiplier les meilleures génisses et procréer les meilleurs taureaux qui répondent aux besoins des éleveurs.
Philippe Maître insiste sur le génotypage, un outil prédictif qui s’est montré fiable et qui apporte une rentabilité à l’éleveur : « Ne laissez plus le hasard choisir pour vous ».
Pour découvrir l’offre Montbéliarde JB, rendez-vous est donné à Juraexpo samedi 28 janvier à Lons-le-Saunier-Juraparc, où Eva Jura et le syndicat des éleveurs du Jura présenteront leurs animaux et éliront la Miss montbéliarde JB 2023.
Eva d’Or
L’important travail sur le génotypage et l’élevage de génisses réalisé par certains éleveurs a été salué par la remise des Eva d’Or. « Le génotypage est une clé de réussite pour le schéma et les éleveurs qui génotypent toutes leurs femelles disent souvent qu’ils ne pourraient plus s’en passer », souligne Yoann Bernard.
C’est la deuxième année d’existence pour les Eva d’or, mais la première fois qu’ils sont remis lors de l’assemblée générale. L’an dernier, les prix avaient été distribués lors des assemblées de section.
« Vaccinez ! »
Après une année 2021 en forte baisse d’activités (-30%), les ventes de Montbéliarde élevage SAS ont repris et devraient retrouver un niveau d’avant Covid. « Pour garantir la pérennité des débouchés, il faut qu’on vaccine davantage dans le département. La race s’est développée parce qu’on a la capacité d’exporter », souligne Dominique Peinturier, directeur d’Eva Jura.
2022 marque aussi le retour de Montbéliarde élevage en Mongolie. Un film retraçant la dernière expédition en dâte du 4 novembre a été présenté aux éleveurs. 
Hommage
Moment d’émotions enfin en fin de matinée lorsque les cinq anciens présidents de Jura Bétail et d’Eva Jura ont rejoint Yoann Bernard sur la tribune pour saluer Dominique Peinturier, qui fut directeur successivement des deux structures, et dont c’était la dernière assemblée générale. Après 32 années au service des éleveurs, Dominique peinturier a reçu un hommage appuyé de l’assemblée qui s’est levée pour l’applaudir.
Dans son rapport moral, le président a conclu ses propos par des remerciements. « Dans ces temps compliqués, certains diront que la masse salariale est une charge importante. Pour ma part, je parle d’investissement dans des femmes et des hommes dévoués au quotidien pour nous apporter le meilleur service. Je tiens à les féliciter et à les remercier et je tiens également à remercier les administrateurs de la coopérative pour leur engagement. »
IR
–      1 817 associés coopérateurs dans 45 départements
–      117 salariés (90 ETP)
–      Un peu plus de 11 millions de chiffre d’affaires
Activité insémination :
–      48 663 femelles inséminées (-3,5 %) pour 76 364 inséminations totales (1,6 IA/IAP)
–      Taux de non-retour : 64 % sur vaches et 73 % sur génisses.
–      Constats de gestation : 29 801 par échographie, 8 863 par Fécondilait, 2 639 par palper
Contrôle de performances :
–      701 adhérents (81 % des élevages laitiers du Jura) pour 42 374 vaches présentes
–      7 738 pesées de lait
–      7 507 kg en 317 J. à 37,7 TB et 33,1 TP en race montbéliarde à Eva Jura
Conseil en élevage :
–      558 élevages en conseils techniques
Conseils spécialisés :
–      sur la qualité du lait (307 contrôles de machines à traire, 33 Certitraite, 30 Lactoder…)
–      sur le pâturage (112 abonnés Happy grass, 6 tours de pâturages, météo de l’herbe…)
–      technico-économique (14 diagnostics Efficow, Agrilean…)
–      sur les bâtiments (74 diagnostics effluents, 28 estimations de valeur, 13 projets de construction)
–      nutrition/fourrages (150 analyses,…)
–      appui aux filières (149 audits internes AOP, formations…)
Sélection Montbéliarde JB :
–      595 000 doses de semences produites
–      252 taureaux utilisés pour 352 000 doses utilisés (59 000 doses dans le Jura, 246 000 exportées dans 32 pays)
–      Podium des ventes : Raoul JB, Panini JB et Pirovac JB
Montbéliarde du Jura SAS :
–      1 552 animaux commercialisés en France (22 départements)
–      503 animaux à l’export (7 pays)
–      65 % de génisses gestantes ou jeunes vaches
Prévention sanitaire avec le GDS

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