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Etudier en Occitanie : comment sont réparties les formations sur la région ?
Plus de 256.000 étudiants étaient inscrits dans les établissements d’enseignement supérieur de la région académique Occitanie à la rentrée 2019. Celle-ci accueille une quarantaine d’établissements, dont 75% abrités par deux métropoles universitaires, Toulouse et Montpellier. Panorama d’une offre assez concentrée, mais au maillage territorial riche et diversifié.
La région académique Occitanie couvre 13 départements, dont nombre sont ruraux et relativement peu achalandés en offre d’enseignement supérieur directe. De fait, les 256.000 étudiants inscrits à la rentrée 2019 étaient fortement concentrés à Toulouse (130.000), puis à Montpellier (plus de 55.000). Les autres villes de l’académie (Perpignan, Nîmes, Alès, Rodez ou Tarbes), toutes de taille moyenne, recensant au maximum 10.000 étudiants chacune.
« Au-delà de ces chiffres bruts, l’offre d’enseignement supérieur de la région est globalement équilibrée, du fait de politiques publiques volontaristes, et est l’une des plus denses en dehors de l’Île-de-France« , tempère Khaled Bouabdallah, recteur délégué pour l’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation de la région.
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La région Occitanie compte huit universités, offrant une palette exhaustive d’enseignements et de formations, de bac+2 à bac+8. La Ville rose compte pas moins de quatre universités. Toulouse Capitole 1 (droit, économie et gestion), également implantée à Montauban et à Rodez, comprend notamment la Toulouse School of Economics (classée parmi les dix meilleurs centres de recherche en économie dans le monde), la Toulouse School of Management et l’Institut universitaire de technologie (IUT) de Rodez.
Toulouse 2 – Jean-Jaurès mise avant tout sur les sciences humaines et sociales et aligne deux IUT, à Blagnac et à Figeac, ainsi qu’un institut national supérieur du professorat et de l’éducation (INSPE).
Toulouse 3 – Paul-Sabatier est, elle, dédiée aux études de médecine et aux sciences. Elle intègre deux IUT (Paul-Sabatier et Tarbes), avant tout axés sur les disciplines techniques et scientifiques. Enfin, l’Institut catholique de Toulouse (privé) présente une offre de formation littéraire, sociale… et religieuse.
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Montpellier aligne deux universités. L’université de Montpellier, pluridisciplinaire, comprend un institut d’administration des entreprises (IAE), un institut de préparation à l’administration générale (Ipag), un institut de management et un INSPE. Trois IUT à dominante technique et scientifique y sont rattachés (Béziers, MontpellierSète et Nîmes), ainsi qu’une école d’ingénieurs (Polytech). Paul-Valéry Montpellier 3 est dédiée aux lettres, arts, langues et sciences humaines et sociales.
À Perpignan, l’université Via Domitia est également pluridisciplinaire. Son IUT (à dominante technologique) est réparti sur trois sites : Perpignan, Narbonne et Carcassonne. Elle compte aussi un IAE et l’Institut franco-catalan transfrontalier.

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Pourtant, même dans les villes plus modestes, des formations pointues et de haut niveau existent. « À l’université de Nîmes (Unîmes), on trouve notamment plusieurs formations de niveaux licence et master sur le risque environnemental, illustre Khaled Bouabdallah. L’université de Perpignan, quant à elle, est riche de filières autour des énergies renouvelables ou liées aux sports maritimes. »
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Par ailleurs, toutes les grandes universités ont des antennes sur les territoires et jouent à plein le jeu du développement territorial. « Montpellier 3 Paul-Valéry a un campus très actif à Béziers et à Sète. Montpellier a ouvert cette année deux bachelors universitaires de technologie (BUT), en informatique et gestion des entreprises, illustre Khaled Bouabdallah. À Toulouse, Paul-Sabatier est très impliquée à Tarbes, Jean-Jaurès à Foix et Capitole à Rodez. Avec parfois plus de 1.000 à 1.500 étudiants sur site. »
Même implication sur les 13 campus connectés que compte la région (Carcassonne, Le Vigan, Cahors, Foix, Espalion, Saint-Gaudens, Millau, Saint-Affrique, Agde, Sète, Florac, Mende et Font-Romeu).
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Toulouse compte une douzaine d’écoles d’ingénieurs publiques, sans compter les privées : les INP ENSEEIHT, Purpan et ENSIACET, l’Insa, l’École nationale de la météorologie, deux écoles d’agronomie (l’INP-Ensat et l’ENSFEA), etc. La préfecture de Haute-Garonne abrite aussi une école nationale vétérinaire. Mais, surtout, c’est le cœur hexagonal en matière de formations aéronautiques et aérospatiales (ISAE-SupAéro et Enac en particulier).

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Montpellier propose aussi un éventail très large d’écoles d’ingénieurs, tant en agro (AgroParisTech, IAMM, etc.) qu’en chimie (ENSCM), en BTP (ITCBTP) ou en formations généralistes (Polytech). Les deux villes abritent des antennes du CESI.
Si l’offre est moins large dans les villes plus moyennes, celles-ci ne sont pas exemptes de pépites. À l’instar de Sup’EnR, école de l’Université de Perpignan dédiée au génie énergétique et aux énergies renouvelables, des Instituts Mines-Telecom d’Albi et d’Alès, de 3il Ingénieurs à Rodez ou de l’INP-ENIT de Tarbes. Tandis que Marcoule abrite un institut national des sciences et techniques nucléaires. Quant au Cnam, outre Toulouse et Montpellier, il possède des centres à Millau et Nîmes.
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Envie de vous former aux sciences politiques ? C’est vers l’IEP de Toulouse qu’il faut vous tourner. Pour le commerce et le management, dans la Ville rose, vous trouverez TBS Education et la Toulouse School of Management (IAE). Montpellier proposant l’équivalent (Montpellier BS et IAE).
Perpignan propose aussi un IAE, tandis que le réseau EGC est présent à Montauban, Nîmes, Tarbes et Rodez. « Par ailleurs, de très nombreuses écoles de commerce privées sont implantées un peu partout, avec, dans toutes les filières, un recours poussé à l’alternance », précise Khaled Bouabdallah.
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Même panorama général. Toulouse abrite notamment trois écoles nationales (architecture avec l’Ensa, beaux-arts avec IsdaT, audiovisuel avec l’ENSAV). On y trouve aussi l’Institut supérieur du tourisme, de l’hôtellerie et de l’alimentation, rattaché à Toulouse 2. Côté architecture, Montpellier 2 abrite, elle, l’ENSAM et l’ESBAMA.
Mais les villes moyennes ne sont pas en reste : Nîmes avec l’ESBAN en matière de beaux-arts, Tarbes avec l’ESAD Pyrénées et l’ISCID, à Montauban, pour l’art et le design.
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