Espagne – Costa Rica : les notes du match – Foot Mercato

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Après la défaite surprise de l’Allemagne face au Japon (2-1) un peu plus tôt dans la journée, la sélection espagnole, dirigée par Luis Enrique, faisait son entrée en lice face au Costa Rica de Keylor Navas. Comme à son habitude, l’Espagne prenait le contrôle du ballon dans la partie de terrain adverse et tentait de trouver des décalages pour percer la défense costaricienne. Dès les premières minutes de la rencontre, les coéquipiers de Sergio Busquets se montraient dangereux grâce à deux passes bien senties de Pedri. Sur la première, le Barcelonais envoyait un amour de centre pour Dani Olmo mais l’attaquant de Leipzig, pourtant en très bonne position, ouvrait trop son pied et sa reprise passait de peu à côté du but adverse (5e). Quelques minutes plus tard, le milieu de 19 ans glissait un bon ballon dans l’axe pour Marco Asensio qui déclenchait un tir puissant sans contrôle mais sa tentative flirtait avec le poteau du gardien costaricien (9e).
Finalement, Dani Olmo, au départ de l’action, ouvrait le score dans la foulée. Après s’être appuyé sur Gavi dans l’axe, la pépite barcelonaise tentait de lui remettre d’une louche dans la surface. Le ballon était légèrement dévié mais arrivait quand même sur l’attaquant ibérique qui réussissait alors un contrôle parfait en pivot avant de battre Navas de près d’un piqué tout en maîtrise (11e, 1-0) pour inscrire le 100ème but de l’Espagne en Coupe du Monde. Déchainés, les Espagnols continuaient de maintenir la pression sur la défense costaricienne et une dizaine de minutes plus tard, Jordi Alba centrait pour Marco Ansensio dont la nouvelle frappe en première intention surprenait Keylor Navas (21e, 2-0). A la demi-heure de jeu, Jordi Alba, dans un grand soir, provoquait la faute d’Oscar Duarte dans la surface adverse (29e). L’arbitre, M. Abdulla Mohammed, n’hésitait pas et désignait le point de penalty. Ferran Torres se chargeait d’exécuter la sentence et d’alourdir la marque (31e, 3-0).
Le match était alors d’une grande intensité. Durant le dernier quart d’heure de cette première période, les Espagnols géraient désormais leur avance sans se précipiter au moment de passer à l’attaque. Jusque-là, le jeu proposé par la Roja était proche de la perfection grâce à la justesse technique, à la créativité et au sens du collectif, principes inhérents de la sélection espagnole. Au retour des vestiaires, les joueurs de Luis Enrique revenaient sur le pré avec les mêmes ambitions. Trouvé dans l’axe aux abords de la surface, Marco Asensio déclenchait un tir puissant qui passait juste au-dessus de la cage de Keylor Navas (48e). Ce n’était que partie remise. Toujours aussi impliqué, Gavi décalait sur la droite de la surface Ferran Torres. Ce dernier butait dans un premier temps sur Francisco Calvo avant de récupérer le cuir et de tromper encore une fois Keylor Navas, sorti à la pêche sur le coup-là (54e, 4-0). Tout en gestion, l’Espagne continuait alors de dérouler son jeu et face au Costa Rica.
Trop passive offensivement et défensivement, la sélection costaricienne continuait de couler et de subir sans réussir à se révolter pour relancer l’intérêt de cette rencontre tandis que l’Espagne faisait preuve d’une grande maitrise collective tant en défense qu’en attaque. Visiblement pas satisfait de l’ampleur du score, les Espagnols appuyaient sur l’accélérateur pour réaliser la Manita. A la réception d’un centre d’Alvaro Morata, Gavi déclenchait une belle reprise qui touchait le poteau avant de terminer au fond des filet (75e, 5-0). Le Barcelonais devenait ainsi le buteur le plus jeune de la Coupe du Monde depuis Pelé lors de la finale de l’édition de 1958 contre la Suède (5-2). Visiblement pas rassasiés, les joueurs de la Roja marquaient deux buts supplémentaires en toute fin de rencontre. Sur une accélération et un centre de Nico Williams, Keylor Navas repoussait dans l’axe sur Carlos Soler qui ne se faisait pas prier et fusillait le gardien costaricien (90e, 6-0) puis Alvaro Morata profitait d’une passe de Dani Olmo pour participer à la fête et inscrire le 7ème et dernier but de la rencontre (90e+3, 7-0). Une victoire nette et sans bavure pour l’Espagne qui affrontera l’Allemagne dimanche prochain.
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L’homme du match : Pedri (8) : le maestro de cette équipe. Le jeune milieu du Barça a réalisé une véritable masterclass dans l’entrejeu. On a eu une démonstration de tout son talent, sa vista, sa qualité individuelle et son intelligence avec le ballon. Il a été à l’initiative de pratiquement toutes les situations intéressantes de la Roja, et il aurait pu terminer avec plusieurs passes décisives au compteur si Marco Asensio avait été un peu plus adroit par exemple. Un régal de le voir jouer, en somme. Luis Enrique a décidé de lui donner du repos en le sortant à la 56e pour faire entrer Carlos Soler, qui a eu un peu de mal à entrer dans le match mais a tout de même inscrit un but, bien positionén dans la surface.
Unai Simon (6) : soirée extrêmement tranquille pour le portier basque, à tel point qu’il est difficile de vraiment le noter. Rien à signaler puisqu’il n’a pas eu à intervenir sur sa ligne. Nul doute que face à l’Allemagne, il aura bien plus de travail.
Azpilicueta (6,5) : préféré à Carvajal sur le flanc droit espagnol, le vétéran de Chelsea a fait le boulot. Pas de fantaisie ni d’extravagance, mais de la fiabilité et de la solidité. Il n’a jamais été pris à défaut par les joueurs offensifs costariciens, et s’il a été un peu moins présent qu’Alba aux avant-postes, il a bien négocié les ballons les quelques fois où il s’est retrouvé dans la moitié de terrain adverse.
Laporte (7) : partition plus que correcte pour le joueur de Manchester City, dans tous les bons coups derrière. Certes, l’opposition n’était pas spécialement forte, et l’Espagne a tellement eu le ballon qu’il n’a pas eu à intervenir énormément. Mais quand c’était nécessaire, il a su mettre le pied ou être bien positionné pour neutraliser les rares offensives adverses. Le défenseur franco-espagnol a aussi été très propre avec le ballon.
Rodri (7) : aligné dans l’axe de la défense aux côtés de son coéquipier en club, ce repositionnement a été particulièrement réussi. Défensivement, il n’a pratiquement pas dû s’employer, et il a remporté ses duels quand c’était nécessaire. Sur les séquences de possession, il montait au niveau du milieu de terrain pour prêter main forte à Busquets, et l’Espagne en a énormément bénéficié, puisqu’il a été, comme d’habitude, très bon dans la distribution du ballon.
Alba (7,5) : pas forcément dans son meilleur moment en club, le Catalan a été excellent ce soir. Il a multiplié les montées sur son couloir gauche, étant à la passe décisive sur le deuxième but et provoquant le pénalty qui offrira la troisième réalisation de son équipe. Un danger constant, et surtout, de bons choix et des gestes réussis, ce qui n’a pas toujours été le cas avec lui dernièrement. Particulièrement intéressant quand il a, à plusieurs reprises, repiqué dans l’axe pour jouer avec Asensio ou Pedri. Son coéquipier Alejandro Baldé l’a remplacé à la 64e, débutant en sélection et a fait quelques rushs intéressants sur ce côté aussi.
Busquets (7) : comme pour le latéral gauche, c’est un Busquets bien différent de celui qu’on a l’habitude de voir avec le Barça. Certes, il a joué dans un fauteuil, étant relativement peu pressé par ses vis à vis du milieu costaricien. Mais quand il a eu le ballon entre les pieds, il a tout bonifié et on a, par moments, revu le Busi de la belle époque. Il faut dire que la présence de Rodri derrière lui l’a bien aidé. Koke a pris sa place à la 64e et a été assez participatif.
Pedri (8) : voir ci-dessus.
Gavi (7) : lui aussi a brillé ce soir, confirmant au passage qu’il est généralement plus épanoui lorsqu’il enfile la tunique de la Roja qu’avec son club. Un visage plus offensif, toujours bien positionné entre les lignes et toujours tourné vers l’avant. Il n’a pas rechigné sur les labeurs défensifs et a été précieux lorsqu’il a fallu récupérer le ballon rapidement. Un peu de maladresse dans les derniers mètres ceci dit, sauf sur ce golazo depuis l’entrée de la surface, le cinquième de la soirée, d’un superbe extérieur du pied.
Dani Olmo (7) : l’ailier du RB Leipzig a rendu une très bonne copie. Un danger permanent pour les Costariciens, puisqu’avant son but de très belle facture pour ouvrir le score, il s’était déjà créé une belle occasion. L’ancien de La Masia a aussi su gérer les ballons qui transitaient par ses pieds à merveille, sachant quand temporiser et quand attaquer et mettre le feu. Un des ailiers les plus intelligents du moment, sans aucun doute. On a aussi pu le voir réaliser quelques jolis gestes techniques.
Asensio (7) : aligné en pointe de l’attaque espagnole, le Madrilène n’a pas déçu et a donné raison à son sélectionneur. En plus d’avoir marqué le deuxième but de la soirée pour les Ibères, le joueur formé à Majorque a été très à l’aise dans ce registre. Il a ainsi réalisé plusieurs bons appels, a apporté de la présence devant, s’est bien entendu avec ses milieux et a aussi décroché pour participer au jeu. Sorti à la 69e pour Nico Williams, qui a beaucoup provoqué sur le côté droit.
Ferran Torres (7,5) : on sentait qu’il avait des choses à prouver ce soir. Le joueur du Barça, souvent pointé du doigt quand il joue en club, a été très participatif et beaucoup tenté de faire des différences sur son flanc droit. Parfois avec de la réussite, parfois sans. Mais on comprend pourquoi il est indiscutable aux yeux de Luis Enrique : il a continué d’insister, et insister encore, et ça a payé, puisqu’après son pénalty, il a aussi marqué dans le jeu pour signer le quatrième. Doublé en poche, il a laissé sa place à Morata (57e), qui a notamment réalisé un superbe centre pour Gavi, mais n’a pas été spécialement adroit face au but jusqu’à ce joli but en fin de temps additionnel.
Navas (1) : l’expérimenté gardien du PSG et capitaine de sa formation a vécu une soirée cauchemardesque. Il a encaissé un premier but à bout portant sans ne pouvoir rien faire devant Olmo malgré une sortie rapide (11e). S’est à nouveau fait surprendre par Asensio et une frappe en première intention, même s’il la touche (21e) puis par un contre-pied parfait de Torres sur pénalty (3-0, 31e). Certaines de ses relances au pied étaient précises. Le retour des vestiaires n’a pas arrangé son sort avec une nouveau but encaissé, pas aidé par sa défense (4-0, 54e). La volée de Gavi poteau rentrant a remué le couteau dans la plaie (5-0, 75e). Sa sortie dans les pieds de Morata est son seul point positif de la soirée avec un bel arrêt ensuite, encore sur Morata (74e, 81e). Son coéquipier à Paris, Carlos Soler, est venu le punir après qu’il ait relâché son ballon (6-0, 90e). Morata a inscrit le 7e, d’un plat du pied gauche (7-0, 90+3).
Martinez (3) : agressif, il devait empêcher un maximum les attaquants de la Roja se retourner. Néanmoins beaucoup trop loin d’Alba qui a eu le temps d’ajuster son centre sur le deuxième but espagnol avant de se prendre un joli "petit-pont" par le latéral du Barça (27e). Sorti à la pause, il a vécu une soirée très délicate, comme l’ensemble de sa formation. Remplacé par Waston (46e, 3) a essayé de venir faire parler son gabarit dans quelques duels aériens. Spectateur du talent de Gavi pour le but de la manita (5-0, 75e) et sur les nerfs avec ce dernier en fin de match. Sa rentrée n’aura pas aidé le Costa Rica à sortir la tête de l’eau.
Calvo (3) : son tacle autoritaire a donné un aperçu sur ses qualités défensives (11e) en plus des duels où le défenseur de 30 ans de Konyaspor y ait allé "franco". Quelques bonnes relances pour le défenseur qui fêtait ce soir sa 76e sélection. Le jeu rapide des techniciens de la Roja l’ont quand même dépassé, à l’image de ses compères de l’arrière garde. Fautif sur le quatrième but avec un comportement incompréhensible et une mésentante permettant à Torres de marquer (4-0, 54e). Sur le fil, il est venu découper Soler et a pris son carton jaune (68e).
Duarte (3) : a fait ce qu’il a pu devant la rapidité des offensifs de la Roja mais est en retard sur Alba, provoquant un pénalty et le troisième but de l’Espagne (3-0, 31e). Il a bien contré Asensio juste avant la pause, avec un joli tacle glissé (45+5). Ne s’est pas compris avec Calvo coutant encore un but à son équipe pour le 4-0.
Oviedo (3,5) : la latéralité du jeu espagnol l’a obligé à beaucoup défendre et être vigilant dans son dos, provoquant des excès d’engagement et des fautes. La contribution défensive de Bennette l’a soulagé par moment. Sa belle patte gauche n’a pu se voir que trop rarement malheureusement malgré une jolie activité dans son couloir gauche. Remplacé par Matarrita (82e).
Borges (3) : avec Tejeda, son travail devant sa défense était important pour faire notamment face à Gavi et Pedri mais c’était trop rapide, l’adversité fut trop grande malgré de la bonne volonté et de l’impact physique. L’ancien joueur de la Corogne âgé de 34 ans n’aura pas réussi à faire jouer son expérience de la Liga ce soir. Remplacé par Aguilera (72e).
Tejeda (3,5) : dévie malheureusement sans faire exprès un ballon profitant à la Roja pour ouvrir le score. Il a néanmoins récupéré quelques ballons importants pour effectuer quelques transmissions intéressantes. Dépassé par la rapidité du jeu espagnol, on l’a tout de même senti en mission sur Busquets lors que son équipe n’avait pas le ballon, pour le gêner à la relance. Il a encore moins pesé en deuxième mi-temps.
Fuller (4) : il avait du pain sur la planche dans son couloir droit pour calmer les montées de Jordi Alba, et venir aider pour contrôler Olmo et Torres quand ils permutaient. Parfois seul à actionner des pressings. Est bien intervenu pour repousser un éventuel quatrième but des rouges (51e).
Bennette (4,5) : placé attaquant gauche, ses retours défensifs avec sa vitesse étaient utiles pour prêter main forte à son milieu et sa défense malgré le score assez lourd, rapidement dans la rencontre. Lors du premier acte, il a eu quelques occasions de montrer sa qualité technique avec de belles conduites de balle. Seul véritable élément ayant tenté des choses. Remplacé par Ruiz (61e) venu honorer sa 145e sélection.
Contreras (2) : complètement invisible en pointe de l’attaque costaricienne, le numéro 7 a vécu un match compliqué et très frustrant, sans véritable ballon à négocier. Il s’est donc contenter de venir défendre en essayant de gratter des ballons, et ce, jusqu’à sa sortie. Remplacé par Zamora (61e).
Campbell (3,5) : l’ancien joueur d’Arsenal et du Betis était en mouvement durant cette rencontre mais n’a pas forcément fait les bons choix par séquence, avec de l’imprécision technique. Le numéro 12 ne s’est pas ménagé défensivement en fermant dés que possible dans l’axe. Il s’est éteint en seconde période avec encore moins de visibilité qu’en première avec aucune tentative et une bien grise mine. Sa semelle sur Baldé lui valant un carton jaune a démontré sa frustration (90+7).
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