Entreprises à mission : un nouveau souffle pour les achats – RSE – Decision-achats.fr – Decision-achats

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RSE

580 : c’est le nombre de sociétés à mission qui existent aujourd’hui en France, selon la Communauté des entreprises à mission. 580 entreprises qui ont intégré dans leurs statuts une raison d’être, comme le prévoit la loi Pacte. « Les sociétés à mission constituent un nouveau modèle d’entreprise qui permet de mettre au coeur de son modèle d’affaire et de gouvernance des objectifs sociétaux et environnementaux. Ces derniers sont choisis en fonction de l’histoire de l’entreprise, de son secteur, etc… et engagent la société à mission », précise Anne Mollet, directrice générale de la Communauté des entreprises à mission.
Des objectifs RSE au coeur de la gouvernance
En effet, l’entreprise à mission a pour obligation de mettre en place un dispositif de gouvernance spécifique, le comité de mission, chargé du suivi de l’exécution de la mission, ainsi qu’une évaluation tous les deux ans par un organisme tiers indépendant des objectifs statutaires. A noter par ailleurs que la loi Pacte précise que la raison d’être doit être l’expression de l’utilité sociétale de l’entreprise. « Les entreprises à mission dépassent la notion de responsabilité et se posent la question de leur utilité », précise Eirik Steen, responsable du pôle « Entreprises à mission » chez Prophil. Des contraintes qui obligent souvent les entreprises à mission à redéfinir leurs achats pour répondre aux objectifs qu’elles se sont assignées.
Donner du sens
Tout d’abord, il peut être pertinent de se demander quel est l’intérêt de devenir une entreprise à mission et de s’imposer toutes les contraintes que ce modèle induit. Il s’avère que ce sont justement les contraintes que la plupart des dirigeants d’entreprise à mission apprécient ! « Inscrire les objectifs de mission dans les statuts redonne du sens. Et publier notre premier rapport de mission nous a obligé à entrer dans une démarche de progrès intéressante », témoigne Emery Jacquillat, pdg de Camif. Les entreprises qui s’imposent cette démarche ne sont pas devenues des entreprises engagées uniquement à partir du moment où elles ont inscrit dans leurs statuts leur raison d’être ; elles l’étaient souvent avant. Mais devenir une entreprise à mission leur a permis d’aller plus loin.
« L’intégration d’objectifs environnementaux et sociétaux dans la raison d’être de l’entreprise et dans sa stratégie induit un changement de paradigme : on ne traite pas les sujets RSE pour être en conformité ou pour éviter un risque mais pour être aligné avec la stratégie de l’entreprise. Ce qui permet de prendre des décisions courageuses en termes de sourcing local et/ou durable », observe Marion Kulczycki, présidente de M-Kare, société de conseil en RSE et achats responsables. Il est vrai qu’une démarche d’entreprise à mission doit être soumise à l’accord des actionnaires, puisqu’elle est écrite dans les statuts ; elle s’inscrit donc pleinement dans la stratégie de l’entreprise. « Il s’agit d’une réelle transformation, sur le long terme, à la différence de la RSE, qui ne franchit que rarement les portes des conseils d’administration », analyse Eirik Steen.
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Autre avantage de devenir une société à mission, rapporté par Anne Mollet : se différencier vis à vis de ses clients mais aussi des candidats. Emery Jacquillat rapporte en effet que de nombreux collaborateurs ont rejoint l’entreprise parce qu’elle était société à mission. La raison d’être des entreprises à mission et les objectifs associés donne du sens aux collaborateurs, un élément de plus en plus important pour les salariés. Et cela est d’autant plus vrai que le modèle des entreprises à mission oblige à intégrer les collaborateurs : le comité de mission doit comprendre au moins un salarié. Par ailleurs, les dirigeants définissent bien souvent la raison d’être en consultant les employés. C’est ce qu’a fait Romain Roy, fondateur et CEO de Greenweez, qui a travaillé pendant un an sur la définition de la raison d’être avec les collaborateurs.
La brique achat, essentielle à la réalisation de la mission
Et les achats dans ce modèle ? Martin Richer, président et fondateur de Management & RSE, dit ne pas avoir vu beaucoup de missions qui incluaient les achats. « Une entreprise à mission doit choisir ses combats en fonction de ses impacts, afin de réduire les impacts négatifs et améliorer les impacts positifs. Or, les entreprises à mission étant pour la plupart de petites entreprises de service, l’impact des achats y est moindre », constate-t-il. En effet, le 5e Baromètre de l’Observatoire des sociétés à mission (arrêté au 31 décembre 2021), révèle que 78,8% des entreprises à mission oeuvrent dans le secteur des services.
Mais si dans ces entreprises, les achats ne sont pas au coeur de la raison d’être, ces derniers ne sont pas délaissés pour autant : « L’entreprise à mission se donne des objectifs sur un combat précis qu’elle va mener. Les achats n’y sont pas toujours directement présents mais pour ces entreprises, les achats responsables sont souvent déjà embarqués dans une stratégie RSE 360 degrés robuste », explique Eirik Steen qui constate de plus que la brique achat vient souvent s’ajouter de manière cohérente à la mission, les fournisseurs étant fréquemment des partenaires dans la réalisation de la mission.
En effet, même dans les entreprises où les achats ne font pas partie de la mission, ces derniers restent incontournables. « Acheter est non seulement un acte économique mais c’est aussi un acte moral : en achetant, on exerce sa responsabilité. Or, quand on est une entreprise à mission, on se pose la question de sa responsabilité et donc, comment, par ses achats, on étend sa responsabilité à l’économie », pense Pierre-Antoine Colas, directeur du groupement d’achat Le Cèdre, qui estime que, même quand les achats sont annexes, ils restent importants pour la mission de l’entreprise.
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Ce n’est pas Angéline Rideau, qui a écrit un mémoire de recherche consacré à la contribution des achats à la performance des sociétés à mission, qui le contredira : un questionnaire qu’elle a soumis à 147 entreprises dans le cadre de son mémoire révèle que 94% d’entre elles considèrent comme essentielle l’amélioration de la relation fournisseur. Et 75% rapportent que le statut de société à mission a eu des impacts sur le département achat : définition d’objectifs de performance achats extra-financière (3 entreprises sur 4), impact sur la politique et la stratégie achats…
Un cahier des charges plus éco-responsable
En effet, les directions achats des entreprises à mission sont obligées d’évoluer pour être en accord avec la raison d’être de la société et ses différentes missions. Ainsi, au sein de Camif, les chefs de produit se sont transformés en chefs de projet pour ne plus seulement acheter des produits mais en développer de nouveaux, en accord avec la raison d’être de la société : moins hybrides pour penser au recyclage, contenant moins de produits chimiques, etc. « Aujourd’hui, plus de 50% de notre offre est exclusive, co-conçue avec nos fournisseurs », rapporte Emery Jacquillat. Autre évolution : les fournisseurs locaux sont désormais privilégiés. La société a ainsi renoncé l’année dernière aux produits achetés hors Europe. « Cela touche l’électroménager et le mobilier de jardin, il a fallu trouver des alternatives en France ou en Europe », indique le pdg.
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