EN DIRECT – Guerre en Ukraine : Zelensky veut une victoire «sur le champ de bataille» avant toute négociation – Le Figaro

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Dans un entretien accordé au Financial Times, le président ukrainien a jugé que le retour à la situation d’avant l’invasion russe le 24 février serait «une sérieuse victoire provisoire».
TERMINÉ : Fin du direct
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a assuré dans son adresse vidéo quotidienne mardi soir que «la situation sur le front n’a pas changé significativement ces 24 dernières heures» et que «la défense absolument héroïque du Donbass se poursuit». Kiev se prévaut déjà d’avoir infligé un lourd bilan à son envahisseur. «Plus de 31.000 soldats russes sont morts en Ukraine», a affirmé Zelensky mardi soir. «Depuis le 24 février, la Russie paie pour cette guerre complètement insensée près de 300 vies de ses soldats chaque jour. Mais il y aura un jour où, même pour la Russie, le nombre de pertes deviendra inacceptable.» Aucun bilan n’est vérifiable. Toutefois, la mort d’un général russe, Roman Koutouzov, a été confirmée mardi par le chef des séparatistes prorusses Denis Pouchiline. Plusieurs généraux russes ont perdu la vie depuis février, mais Moscou communique rarement sur ses pertes.
L’ancienne chancelière allemande Angela Merkel a défendu mardi sa politique vis-à-vis de la Russie, estimant ne pas avoir à «s’excuser» d’avoir misé sur la diplomatie et le commerce pour tenter d’éviter une guerre en Ukraine. L’ancienne dirigeante a de nouveau sévèrement condamné l’invasion russe, qui n’a selon elle «aucune justification». «C’est une rupture brutale du droit international pour laquelle il n’y a aucune excuse», a-t-elle dit, s’exprimant pour la première fois en public depuis son retrait de la vie politique il y a six mois. Mais elle a rejeté les critiques selon lesquelles sa politique ait pu y être pour quelque chose.
Angela Merkel a assuré avoir été consciente depuis plusieurs années de la menace que faisait peser le président Vladimir Poutine sur l’Ukraine. Il était dans l’intérêt de l’Allemagne de «trouver un modus vivendi avec la Russie afin de ne pas nous retrouver dans un état de guerre» mais «de pouvoir co-exister malgré toutes nos différences», a estimé celle qui a régné pendant seize ans sur la première économie européenne. Depuis l’invasion russe de l’Ukraine, l’ancienne cheffe de gouvernement de centre-droit s’est vue accusée d’avoir accru la dépendance de l’Europe à l’égard de l’énergie russe, notamment en promouvant la construction du gazoduc Nord Stream 2 malgré les réserves de ses partenaires européens et américains. Le pipeline, censée doubler la capacité d’approvisionnement de l’Allemagne en gaz russe, a été finalement suspendu depuis l’agression russe en Ukraine, sans avoir été mis en service.
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Un nouvel âge commence pour les forces spéciales. Trente ans après la création du commandement des opérations spéciales (COS), les forces spéciales (FS) se préparent pour une nouvelle mue, poussée par le risque de guerre de haute intensité, rattrapées par le conflit en Ukraine. «Cette crise accélère notre transformation», dit un gradé du COS, avec le sentiment d’une fin de cycle pour des unités suremployées sur tous les théâtres d’opération depuis la chute du rideau de fer, en Afghanistan ou au Sahel.
Avec 4 500 soldats sous ses ordres, le COS regroupe l’élite de l’armée. Légères et ultra-entraînées, capables avec peu de moyens d’obtenir des effets ciblés, les forces spéciales avaient été perçues comme un instrument important pour la gestion de crise et la lutte antiterroriste , poursuit-on. Ce monde-là a volé en éclat. Les FS vont devoir trouver une nouvelle place dans l’affrontement des puissances. En quête de leçons à tirer du conflit ukrainien, l’état-major français a observé l’emploi des forces spéciales par les deux adversaires depuis plus de trois mois.
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«La pire des humiliations est celle que le pouvoir russe inflige à son peuple. Pour le reste, il m’est difficile de donner des conseils à Emmanuel Macron car nous avons notre propre expérience des relations avec la Russie. Celle-ci nous a enseigné qu’un accord avec ses dirigeants ne vaut pas grand-chose dans la mesure où ils ne respectent ni leur parole ni les règles du droit international. Les soldats russes bombardent les convois humanitaires et pillent les habitations. Avant cette phase de la guerre, Volodymyr Zelensky pensait lui aussi qu’il fallait trouver une voie diplomatique pour régler le contentieux avec la Russie. Mais après Boutcha, Irpin, Marioupol et Borodyanka, cette porte est en train de se refermer», a indiqué Ruslan Stefanchuk, président du Parlement ukrainien, réagissant aux propos d’Emmanuel Macron qui appelle à ne pas «humilier» la Russie. Juriste de formation, considéré comme l’inspirateur du programme sur lequel Volodymyr Zelensky a été élu en 2019, Ruslan Stefanchuk réclame, dans un entretien au Figaro, aux Occidentaux davantage de systèmes d’armement.
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Le président du Sénat français Gérard Larcher (opposition de droite) se rendra «prochainement» à Kiev, à l’invitation du président de la Rada (parlement ukrainien) Rouslan Stefantchouk, a-t-il annoncé mardi lors d’une conférence de presse conjointe à Paris. Gérard Larcher a précisé qu’il rendrait «naturellement» compte de cette visite au président de la République Emmanuel Macron «parce qu’il y a des moments où la France doit parler d’une voix».
Le président du Sénat a réaffirmé son soutien à l’Ukraine dans sa demande de statut de candidat à l’adhésion à l’Union européenne. «Je le dis en mon âme et conscience et en toute responsabilité, l’Ukraine a écrit en lettres de sang plusieurs des conditions exigées pour obtenir le statut de candidat», a déclaré Gérard Larcher, affirmant que «l’Union européenne ne peut tourner le dos à l’Ukraine en lui refusant» ce statut.
Le premier ministre tchèque Petr Fiala a exprimé mardi, lors d’une visite à Paris, le souhait des pays d’Europe centrale d’une «victoire» de l’Ukraine face à la Russie.
«Nous allons parler de l’évolution de la guerre en Ukraine, des sanctions contre la Russie et des positions que nous devrons adopter vis-à-vis de la Russie», a déclaré le chef du gouvernement tchèque à la presse avant un entretien avec Emmanuel Macron. «Je vais essayer de présenter au président notre position centre-européenne et notre vision : comment continuer pour vraiment aboutir à ce que nous souhaitons, c’est-à-dire la victoire de l’Ukraine, que ne puissent pas être victorieux ceux qui utilisent la voie de la force pour atteindre leurs objectifs», a-t-il ajouté, via une interprète.
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Environ 800 civils sont réfugiés dans une usine chimique à Sieverodonetsk, dans l’est de l’Ukraine, où les combats font rage entre les armées ukrainienne et russe depuis plusieurs jours, a affirmé mardi l’avocat américain du magnat Dmytro Firtach, propriétaire du site.
«Environ 800 civils se sont réfugiés dans les abris de l’usine chimique d’Azot, propriété du Group DF de Dmytro Firtach», a indiqué dans un communiqué Lanny Davis, avocat du magnat ukrainien. «Parmi ces 800 civils figurent environ 200 des 3000 employés de l’usine et environ 600 habitants de Sieverodonetsk», a-t-il ajouté.
Contactée par l’AFP, la présidence ukrainienne n’avait pas confirmé l’information en fin d’après-midi. Selon le communiqué publié sur le site internet du Group DF, les 200 employés toujours présents sur le site de l’usine «restent (…) pour assurer la protection des produits chimiques hautement explosifs encore sur le site». L’usine Azot se situe dans Sieverodonetsk, ville-clé de la région de Lougansk, dont les troupes russes tentent de prendre le contrôle total depuis plusieurs semaines.
L’Ukraine a besoin d’une victoire sur la Russie «sur le champ de bataille» avant toute négociation de paix, a déclaré mardi le président ukrainien Volodymyr Zelensky au quotidien britannique Financial Times. «La victoire doit avant tout être sur le champ de bataille», a déclaré le président en répétant que son pays avait besoin d’au moins «autant d’armes que les Russes». «Pour l’instant, nous ne pouvons pas avancer de façon puissante» sans subir de lourdes pertes, a-t-il souligné en appelant les alliés occidentaux de l’Ukraine à fournir plus d’armes à son pays.
À la demande de savoir ce que l’Ukraine considérerait comme une «victoire» dans cette guerre, M. Zelensky a jugé que le retour à la situation d’avant l’invasion russe le 24 février serait «une sérieuse victoire provisoire» avant la la fin de l’occupation totale du pays. L’annexion par la Russie de la péninsule ukrainienne de Crimée en 2014 a été suivie par un conflit avec des séparatistes prorusses appuyés par Moscou, qui ont pris le contrôle de larges territoires dans l’est du pays, avant le début de l’invasion russe.
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Le chancelier allemand Olaf Scholz a déclaré mardi que son pays était prêt à déployer davantage de troupes en Lituanie, faisant écho aux demandes des pays Baltes. Avant l’invasion de l’Ukraine par la Russie, l’Allemagne qui dirige un groupement tactique multinational de l’Otan en Lituanie a déjà porté de 550 à plus de 1000 le nombre de ses soldats stationnant dans ce pays.
Méfiants à l’égard de la Russie après 50 ans de régime soviétique au siècle dernier, les États baltes craignent d’être les prochains dans le collimateur de Moscou si sa campagne en Ukraine est couronnée de succès. Depuis le début de la guerre, ils demandent l’augmentation du nombre de soldats de l’Otan sur leur territoire et la création de brigades pour remplacer les unités actuelles.
«Nous sommes prêts à renforcer notre engagement et à le faire évoluer vers une brigade de combat robuste qui puisse organiser conjointement la dissuasion et la défense d’une agression en Lituanie», a déclaré Olaf Scholz à Vilnius lors d’une conférence de presse conjointe avec les dirigeants baltes. Une brigade compte environ 4000 soldats.
Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov est arrivé en Turquie pour discuter de l’instauration de couloirs maritimes afin de faciliter le commerce des céréales en mer Noire, a constaté un photographe de l’AFP. Il doit rencontrer le chef de la diplomatie turque Mevlüt Cavusoglu. À la demande des Nations unies, la Turquie a proposé son aide pour escorter les convois maritimes depuis les ports ukrainiens, malgré la présence de mines dont certaines ont été détectées à proximité des côtes turques, dans le contexte de l’invasion russe de l’Ukraine. Au coeur des négociations, la possibilité pour l’Ukraine, acteur majeur du marché mondial des céréales, d’exporter ses récoltes actuellement bloquées dans ses ports.
Selon le ministre turc de l’Agriculture Vahit Kirisci, «nous avons un accord avec l’Ukraine qui nous livrera (à un prix) 25% moins cher que celui du FOB», le cours du marché qui intègre le prix à destination. Un geste, selon lui, pour remercier la Turquie. «La Russie et l’Ukraine nous font toutes deux confiance», a-t-il déclaré, cité mardi par plusieurs quotidiens turcs. «Les discussions continuent». Selon le ministre turc, «l’Ukraine protège actuellement ses ports de commerce avec des mines» et redoute d’être «attaquée par la Russie» si elles sont retirées.
La justice russe a placé mardi sur sa liste des personnes recherchées l’écrivain de science-fiction Dmitri Gloukhovski, qui risque jusqu’à 10 ans de prison pour avoir critiqué l’armée russe après l’offensive lancée en Ukraine. Sur la messagerie Telegram, l’écrivain de 42 ans a expliqué être accusé «d’avoir discrédité les forces armées russes» dans un message publié sur Instagram et d’avoir accusé Vladimir Poutine d’être responsable du conflit. «Je suis prêt à répéter tout ce que j’y ai écrit: “Arrêtez la guerre! Admettez que c’est une guerre contre une nation entière et arrêtez-là!”», a ajouté l’écrivain.
Dmitri Gloukhovski, auteur du best-seller Metro 2033, s’est exprimé plusieurs fois sur les réseaux sociaux et dans les médias occidentaux pour dénoncer cette opération militaire depuis son lancement le 24 février. Mardi, le tribunal moscovite de Basmanny a indiqué aux agences de presse russes qu’il avait ordonné le 13 mai dernier que «Gloukhovski soit placé en détention provisoire par contumace» et le ministère russe de l’Intérieur a placé l’écrivain, qui se trouve probablement à l’étranger, sur sa liste des personnes recherchées.
Au centième jour de la guerre déclenchée contre les Ukrainiens par la Russie, on y entend un langage sensiblement différent qu’à son début. Sur les plateaux télévisés, qui rivalisent tous de nationalisme et de soutien à l’armée, les informations sur l’«opération militaire spéciale» cèdent le pas aux envolées contre l’Occident, accusé de vouloir détruire la Russie. Le 24 février 2022, le régime russe, très sûr de lui, proclamait, à la face du monde, son nouveau rôle d’éradicateur du nazisme, lequel se serait réimplanté en Ukraine. Aujourd’hui, dans un mouvement paranoïaque, il se présente comme la victime d’une guerre que l’Occident lui ferait subrepticement.
Notre chronique à lire ici.
Dans un entretien à Associated Press, relayé par le Guardian, le ministre russe de la Défense Sergeï Choïgou a déclaré que 97% du territoire de l’oblast de Lougansk était désormais sous contrôle russe. Il a également indiqué que l’armée avait pris plus de 15 villes de la région, et que 6489 soldats ukrainiens avaient été faits prisonniers depuis le début de la guerre en Ukraine, dont 126 au cours des cinq derniers jours.
L’école n’est plus qu’une masse grise, calcinée et éventrée par les bombes. Devant flotte un drapeau ukrainien dont les couleurs, par contraste, semblent particulièrement éclatantes. À quelques kilomètres, les forces ukrainiennes se livrent à d’âpres combats pour libérer d’autres villages: les frappes d’artillerie, fréquentes, résonnent. Une fumée noire s’échappe alors dans le ciel.
Lisez le reportage de Margaux Benn, notre envoyée spéciale à Kharkiv et Vilkhivka.
Les députés russes ont adopté mardi en troisième et dernière lecture une loi autorisant la Russie à ne plus appliquer les décisions de la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH), après l’exclusion du pays du Conseil de l’Europe en mars.
«La Cour européenne des droits de l’Homme est devenu un instrument de lutte politique contre notre pays dans les mains d’hommes politiques occidentaux», a affirmé Viatcheslav Volodine, le président de la Douma, chambre basse du Parlement russe, dans un communiqué publié à l’issue du vote. «Certaines de ses décisions étaient en contradiction directe avec la Constitution russe, nos valeurs et nos traditions», a-t-il ajouté.
Conséquence de cette loi, la Russie n’appliquera plus les décisions de la CEDH prises après le 15 mars, date à laquelle Moscou a annoncé sa décision de quitter le Conseil de l’Europe dont elle était membre depuis 1996.
L’ex-président russe Dmitri Medvedev a exprimé avec virulence mardi sa «haine» des «dégénérés» qui veulent la «mort» de la Russie, des propos qui illustrent le raidissement de certains responsables à Moscou en pleine offensive contre l’Ukraine.
«On me demande souvent pourquoi mes publications sur Telegram sont aussi dures. La réponse est que je les hais. Ce sont des enfoirés et des dégénérés», a lancé sur cette plateforme Dmitri Medvedev, un proche allié du président Vladimir Poutine. «Ils veulent notre mort, à nous la Russie. Mais tant que je serai en vie, je ferai tout pour les faire disparaître», a ajouté l’ancien dirigeant de 56 ans, sans toutefois préciser qui était la cible de ses déclarations.
Dmitri Medvedev, qui a été président de 2008 à 2012 et premier ministre de 2012 à 2020, est aujourd’hui vice-président du puissant Conseil de sécurité russe.
L’Ukraine a accusé mardi l’armée russe d’avoir emprisonné près de 600 personnes, essentiellement des journalistes et militants pro-Kiev, dans la région de Kherson, dans le Sud du pays, entièrement occupée par les forces de Moscou.
«Selon nos informations, environ 600 personnes sont (…) détenues dans des sous-sols spécialement aménagés dans la région de Kherson», a indiqué Tamila Tacheva, représentante du président ukrainien pour la Crimée, péninsule ukrainienne frontalière de Kherson et qui a été annexée par Moscou en 2014. Il s’agit «essentiellement de journalistes et militants» qui ont organisé «des rassemblement pro-ukrainiens à Kherson et dans sa région» après l’occupation de ce territoire par les Russes, a-t-elle précisé.
L’«opération militaire spéciale» ne devait pas durer. L’Ukraine n’avait aucune chance face au rouleau compresseur russe. Et la Russie gagnerait facilement cette guerre, pensait Poutine. Après trois mois d’intense conflit, son issue est plus que jamais incertaine.
Comment connaître précisément l’ampleur des pertes humaines de chaque belligérant ? Chaque camp revendique des chiffres, dans des communications particulièrement filtrées. S’il est très difficile en général de chiffrer ces pertes dans les conflits, les informations disponibles au travers des réseaux sociaux, des images du conflit en temps réel et des différentes communications des services de renseignement permettent d’obtenir des ordres de grandeur.
» LIRE NOTRE DÉCRYPTAGE –Guerre en Ukraine : quelles pertes militaires dans les deux camps après 100 jours de conflit ?
Le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou a affirmé mardi que l’armée russe avait «totalement libéré» les zones résidentielles de Sieverodonetsk, ville de l’est de l’Ukraine et actuel épicentre des combats dans la région.
«Les zones résidentielles de Severodonetsk ont été totalement libérées», a-t-il déclaré durant un briefing diffusé à la télévision, ajoutant que «la prise de contrôle de sa zone industrielle et des localités voisines se poursuit».
L’Ukraine s’oppose à ce que le directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) Rafael Grossi se rende à la centrale nucléaire de Zaporijjia (sud) tant qu’elle est occupée par les Russes, a indiqué mardi l’opérateur ukrainien des centrales nucléaires. «L’Ukraine n’a pas invité Grossi à visiter la centrale de Zaporijjia et lui a refusé par le passé d’effectuer une telle visite. La visite de la centrale ne deviendra possible que quand l’Ukraine reprendra le contrôle sur le site», a écrit mardi sur Telegram l’opérateur, Energoatom.
Le chef des séparatistes prorusses de l’est de l’Ukraine a confirmé mardi la mort d’un général russe dans cette région où les forces de Moscou mènent une offensive d’envergure contre celles de Kiev. Dans un message publié sur Telegram, Denis Pouchiline a adressé ses «sincères condoléances à la famille et aux amis» du général Roman Koutouzov, «qui a montré par l’exemple comment servir la patrie». «Tant que nos généraux combattront aux côtés des soldats, notre pays et notre nation seront invincibles», a ajouté le dirigeant séparatiste en publiant une photo en noir et blanc de l’officier.
La mort du général Koutouzov avait été rapportée dimanche par un correspondant de guerre russe, Alexandre Sladkov, mais n’avait jusque-là pas été confirmée de source officielle.
Emmanuel Macron «a raison» de discuter avec Vladimir Poutine, a estimé mardi Marine Le Pen, après un nouvel appel du président français à «ne pas humilier la Russie» qui a généré une vague de critiques, en Ukraine et en Europe de l’Est notamment. «Le président français a raison d’essayer de trouver par la discussion les moyens d’arrêter cette guerre, et de faire en sorte que l’Ukraine retrouve sa souveraineté et que les soldats russes sortent de l’Ukraine», a déclaré sur Franceinfo la finaliste de la présidentielle, qui avait été accusée par Emmanuel Macron de «dépendre du pouvoir russe». Marine Le Pen avait plaidé pendant la campagne présidentielle pour un «rapprochement stratégique entre l’Otan et la Russie» une fois la guerre terminée en Ukraine.
REPORTAGE – En ce vendredi de juin, des hommes en uniforme bleu foncé marchent dans le village. Accompagnée de magistrats et de policiers ukrainiens, une équipe de 17 gendarmes français a été envoyée sur place pour enquêter sur les crimes de guerre, dans le cadre de la coopération franco-ukrainienne. Depuis trois mois, des experts de la gendarmerie française réalisent des analyses en appui de la justice ukrainienne, dans le cadre de l’invasion russe.
» À LIRE, le récit de l’envoyée spéciale du Figaroici
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À Moscou, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a de son côté mis en garde lundi les pays occidentaux contre des livraisons à Kiev d’armes de longue portée. Cela n’a pas empêché Londres d’annoncer la livraison de lance-roquettes M270 MLRS d’une portée de 80 kilomètres, en complément des Himars de même portée promis la semaine dernière par Washington. Les experts militaires soulignent que cette portée est légèrement supérieure à celle des systèmes analogues russes, ce qui permettrait aux forces ukrainiennes de frapper l’artillerie adverse en restant hors d’atteinte.

L’autre grande bataille, économique celle-ci, est celle des ressources en blé de la superpuissance céréalière qu’est l’Ukraine. Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a jugé «crédibles» les informations selon lesquelles la Russie «vole» des tonnes de céréales, «pour les vendre à son propre profit», avec son blocus naval des ports ukrainiens, qui empêche les exportations de céréales et fait craindre des crises alimentaires notamment en Afrique.
À VOIR AUSSI – L’export du blé ukrainien s’annonce «très difficile» à cause de la guerre, prévient l’Union européenne
Selon le New York Times, Washington a averti mi-mai 14 pays, principalement en Afrique, que des cargos russes transportaient des «céréales ukrainiennes volées». Antony Blinken a fait référence à cet article du quotidien américain, sans toutefois confirmer directement l’alerte adressée aux pays africains. L’ambassadeur d’Ukraine à Ankara avait accusé dès vendredi la Russie de «voler» et d’exporter des céréales ukrainiennes notamment vers la Turquie.

Les Russes «sont en train de détruire la ville… Comme ils n’ont pas réussi à la prendre en un ou deux jours, ils utilisent des frappes aériennes, de l’artillerie lourde», a témoigné lundi soir Oleksandr Striouk, responsable de l’administration de Sieverodonetsk, s’inquiétant d’une évacuation des civils rendue «quasiment impossible» désormais. Le maire de Severodonetsk, Oleksandre Striouk, a confirmé lundi que «la situation changeait toutes les heures» et que d’«intenses combats de rue» se déroulaient dans sa ville, sous le feu des projecteurs depuis plusieurs jours.
À VOIR AUSSI – Guerre en Ukraine: la situation à Sieverodonetsk reste «extrêmement difficile», selon Zelensky
Les combats se poursuivaient mardi pour la prise de contrôle de Sieverodonetsk, ville-clé de l’est de l’Ukraine soumise à un déluge de feu russe, où la situation évolue «d’heure en heure» selon Kiev. «Nos héros tiennent leurs positions à Sieverodonetsk. D’intenses combats de rue se poursuivent», a déclaré le président Volodymyr Zelensky dans sa dernière adresse vidéo, lundi soir. «Dans la région de Donetsk, en plus des tirs d’artillerie, l’ennemi tire depuis des avions et des hélicoptères», selon le premier bulletin de l’état-major de l’armée ukrainienne mardi matin, confirmant que Sieverodonetsk reste «le coeur de cible de l’ennemi».
Bonjour à tous et bienvenue dans ce direct. Nous allons suivre cette nouvelle journée de conflit russo-ukrainien, depuis l’invasion militaire russe du 24 février dernier en Ukraine. Minute par minute, nous vous aidons à comprendre et analyser les enjeux de ce conflit qui s’enlise et se concentre désormais dans le sud et l’est du pays.
Vous pouvez retrouver toutes les informations du direct d’hier ici.
Troll discret
le
Je déteste tous ces politiques qui disent  » je veux ». On leur demande d’agir avec notre accord. Zelinski veut combien de morts et son pays complètement ruiné ? Un inconscient qui aurait mieux fait de respecter les accords de Minsk et ne pas laisser faire les américains en Ukraine.
rongeur joyeux
le
Zelinsky veut entraîner les pays européens dans un conflit ouvert avec la Russie. Cet homme devient dangereux…
anonyme
le
il manque bien un zelensky a la palestine
DÉCRYPTAGE – Canberra cherche des alternatives pour éviter une «rupture capacitaire» de sa marine, les États-unis n’étant finalement pas en mesure de lui livrer de sous-marins.
«Notre armée doit devenir le pilier de la défense conventionnelle en Europe», a déclaré le chancelier allemand Olaf Scholz, sur fond de guerre en Ukraine.
Issu de la compagnie royale des Archers, il reçoit actuellement des soins.
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EN DIRECT – Guerre en Ukraine : Zelensky veut une victoire «sur le champ de bataille» avant toute négociation
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