EN DIRECT – Guerre en Ukraine : les accusations russes de «bombe sale» au menu du Conseil de sécurité de l'ONU – Le Figaro

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Cette discussion se tiendra à l’initiative de la Russie, dont l’ambassadeur à l’ONU Vassili Nebenzia a envoyé une lettre au Conseil de sécurité et au secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres répétant les accusations de «provocation» de l’Ukraine.
EN COURS : Mis à jour
De notre envoyée spéciale à Lviv.
Maksym a œuvré toute sa vie pour atteindre un seul but. «Mon rêve était simple: devenir développeur senior à la fin de mes études et voyager, assure le jeune ukrainien de 22 ans dans un anglais excellent, je voulais une vie meilleure et voir le monde.» En juillet, c’est chose faite, l’informaticien reçoit son diplôme d’une université de Lviv, ville de l’ouest du pays située près de la Pologne, et une promotion dans son entreprise d’informatique, une des plus grandes d’Ukraine. Un poste à 4000 euros par mois, un salaire dix fois supérieur à la moyenne nationale. Maksym voulait voir du pays. Depuis le 24 février, il vit confiné entre quatre murs, dans son deux-pièces qui semble sorti d’un catalogue Ikea. «J’ai peur d’être mobilisé, alors je reste chez moi», regrette l’informaticien, qui préfère ne pas donner son nom de famille.
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Le géant espagnol du vêtement Inditex, propriétaire de l’enseigne Zara, leader mondial de l’habillement, a annoncé mardi qu’il s’apprêtait à vendre ses magasins en Russie, plus de sept mois après avoir suspendu ses activités dans ce pays depuis l’invasion de l’Ukraine. «Inditex est parvenu à un premier accord pour la vente de ses affaires dans la Fédération russe au groupe Daher, qui a des participations importantes dans les secteurs de la distribution et de l’immobilier», a indiqué le groupe dans un communiqué.
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Et si l’issue du conflit en Ukraine se jouait dans les urnes américaines ? Le 8 novembre prochain auront lieu aux États-Unis les élections de mi-mandat, les fameuses Midterms, qui pourraient déboucher sur une victoire des républicains. Les sondages laissent du moins présager une victoire du Grand Old Party à la Chambre des représentants, qui sera renouvelée dans sa totalité. L’issue est plus incertaine pour le Sénat, dont un tiers des 100 sièges sera renouvelé. Un scrutin attendu avec inquiétude par Volodymyr Zelensky. Et pour cause, une partie de la droite défend davantage de contrôle, voire un allègement de l’aide militaire accordée à l’Ukraine.
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La route parfaitement rectiligne coupe à travers un petit bois. Elle parvient tout de même à ressembler à un étrange carrefour. Chaque soir, remontant vers Zaporijjia, la grande ville du Sud, une longue colonne de voitures et de petits bus s’étire, encadrée par la police. Des réfugiés qui viennent juste de quitter les zones occupées par l’armée russe. Sur le bord de l’asphalte, à l’arrêt, les passagers d’une autre file font mine de les ignorer. Eux cherchent à repartir vers l’Ukraine, encore sous joug russe.
«Je sais que ce n’est pas très bien vu, mais je n’ai pas le choix», explique Sergueï. Comme tous, ce quinquagénaire massif refuse de donner son nom. Il concède juste qu’«avant» il était ingénieur. L’homme envisage de rejoindre la ville de Kherson. «Ma mère est à l’hôpital. Je n’ai pas le choix. Il faut que je lui apporte des médicaments car là-bas il n’y en a plus.» Que la ville soit assiégée par les forces ukrainiennes, que les ponts qui y mènent soient presque impraticables, que les autorités prorusses ordonnent l’évacuation des civils lui importent peu. Pas plus que les rumeurs sur les troupes russes pouvant se retirer de Kherson et cédant le contrôle à Kiev. «Je n’abandonne pas.»
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Le Conseil de sécurité de l’ONU discutera mardi à huis clos des accusations de la Russie, qui a assuré que l’Ukraine fabriquait une «bombe sale», allégations balayées par Kiev et les Occidentaux, a-t-on appris de sources diplomatiques. Cette discussion se tiendra à l’initiative de la Russie, dont l’ambassadeur à l’ONU Vassili Nebenzia a envoyé une lettre au Conseil de sécurité et au secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres répétant les accusations de «provocation» de l’Ukraine, selon le texte vu par l’AFP.
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Moscou a évoqué pour la première fois ces accusations dimanche lors de conversations téléphoniques entre le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou et ses homologues américain, français, britannique et turc, évoquant «d’éventuelles provocations de la part de l’Ukraine avec recours à une bombe sale». Paris, Londres et Washington ont fustigé ensemble lundi des déclarations «fausses» de Moscou. «Personne ne serait dupe d’une tentative d’utiliser cette allégation comme prétexte à une escalade», ont-ils souligné dans une déclaration commune.
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Les services de contre-espionnage norvégien (PST) ont annoncé mardi l’arrestation d’un présumé espion clandestin russe qui s’est fait passer, selon eux, pour un chercheur brésilien. Le suspect a été arrêté lundi matin alors qu’il se rendait à son travail à l’université de Tromsø (Nord), selon la télévision publique norvégienne NRK. «Nous pensons que c’est un clandestin pour le compte des autorités russes», a déclaré la numéro deux du PST, Hedvig Moe, à la chaîne TV2. Opérant sous une identité d’emprunt, «un clandestin est une personne qui collecte des informations, le plus souvent pour son pays d’origine, la Russie et les services de renseignement russes dans le cas présent», a-t-elle expliqué.
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Le PST, qui dit avoir travaillé de concert avec des services de renseignement d’autres pays alliés, va demander son expulsion. En attendant, le suspect a été placé mardi en détention pour quatre semaines. Au sein de l’université de Tromsø, il travaillait sur la politique norvégienne dans le Grand Nord et sur les menaces hybrides, selon le PST. Cette affaire survient après de multiples arrestations dans le pays scandinave de citoyens russes accusés d’avoir fait voler des drones au-dessus du territoire norvégien en violation de l’interdiction de survol imposée aux Russes à cause de la guerre en Ukraine, ou d’avoir enfreint des interdictions de photographier sur des sites sensibles.
Le géant russe Gazprom a annoncé mardi avoir entamé le démarrage des tests sur le site du champ gazier de Kovykta en Sibérie, censé augmenter dans les prochains mois les capacités d’exportation de gaz russe vers la Chine, en pleine intervention militaire en Ukraine. «(C’est) une étape importante dans la mise en œuvre du projet Force de Sibérie et la création de nouveaux centres de production de gaz dans l’est du pays», s’est félicité dans un communiqué le patron de Gazprom, Alexeï Miller. Ce dernier a qualifié le champ gazier de Kovykta de «base de ressources cruciales» pour «le développement de l’approvisionnement en gaz des régions orientales de la Russie» ainsi que pour «l’exportation» en particulier vers la Chine, voisin énergivore, et la Corée du Sud.
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Le démarrage des tests à partir de ce champ gazier, proche du lac Baïkal en Sibérie, est la condition préalable au transit de gaz vers le gazoduc Force de Sibérie 1, qui relie depuis fin 2019 le champ de Tchaïandina (Yakoutie) au nord-est de la Chine. Cette annonce intervient alors que les livraisons de gaz russe aux Européens ont fortement baissé à l’Ouest ces derniers mois, sur fond de crise géopolitique entraînée par le conflit en Ukraine.
D’après le Washington Post, qui cite des responsables américains, le patron du groupe Wagner Evgueni Prigojine aurait personnellement fait part de ses réserves à Vladimir Poutine sur la gestion de la guerre en Ukraine. L’homme d’affaires aurait déclaré au dirigeant russe que ses chefs militaires géraient très mal la situation sur le terrain.
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«Félicitations à Rishi Sunak pour sa prise de fonction en tant que premier ministre», a écrit le président ukrainien Volodymyr Zelensky sur Twitter. Le chef d’État souhaite à son homologue de «surmonter avec succès tous les défis auxquels la société britannique et le monde entier sont confrontés aujourd’hui» et se dit «prêt à continuer à renforcer ensemble le partenariat stratégique».
Le nouveau premier ministre britannique Rishi Sunak a dénoncé mardi lors de sa première intervention à Downing Street «la guerre terrible» menée par la Russie en Ukraine, apportant son soutien à Kiev pour la gagner. Il a qualifié l’invasion lancée en février de «guerre terrible qui doit se terminer par un succès».
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La Russie n’a «aucun espoir» d’une amélioration des relations avec le Royaume-Uni après la nomination de Rishi Sunak comme nouveau premier ministre britannique, qui doit être officialisée mardi par le roi Charles III, a indiqué le Kremlin. «En ce moment, nous ne voyons aucunes prémices, aucun fondement et nous n’avons aucun espoir pour des changements positifs quels qu’ils soient dans l’avenir proche», a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.
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La première ministre italienne Giorgia Meloni, cheffe du parti post-fasciste Fratelli d’Italia, a promis que l’Italie resterait «un partenaire fiable de l’Otan» pour soutenir l’Ukraine face à la Russie. «L’Italie continuera d’être un partenaire fiable de l’Otan en soutien à l’Ukraine», a-t-elle déclaré lors de son discours de politique générale devant la Chambre des députés.
Une forte explosion s’est produite mardi à Melitopol, dans le sud-est de l’Ukraine, faisant cinq blessés, ont annoncé les autorités d’occupation prorusses dans un communiqué. «Une voiture a explosé à Melitopol près du bâtiment de la holding de médias ZaMedia», ont-elles précisé dans ce communiqué diffusé sur Telegram. «Cinq personnes ont été légèrement blessées» dans cette explosion qui a fait voler en éclats les vitres et les portes sur plusieurs étages du bâtiment, selon la même source. L’un des blessés a été hospitalisé, ajoute le communiqué.
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La télévision publique russe Rossia 24 a diffusé des images du bâtiment, aux murs intérieurs partiellement calcinés, dont les fenêtres et les portes sont brisées et les escaliers encombrés par des débris. Le bâtiment abritait une chaîne de télévision et une radio prorusses qui «poursuivent leurs activités», ont assuré les autorités. Selon le journaliste russe Alexandre Malkevitch, qui supervise le travail de la chaîne de télévision ZaMedia, une voiture piégée a explosé au moment où ses employés se dirigeaient vers leurs bureaux dans la matinée. «La puissance (des explosifs) a été de 1,5-2 kilos d’équivalent TNT», a-t-il affirmé, cité par les agences de presse russes.
Pour sa part, un responsable des autorités d’occupation régionales, Vladimir Rogov, a précisé sur Telegram que l’explosion avait affecté plusieurs immeubles d’habitation situés à proximité, publiant sur son compte des photos de ces bâtiments avec des vitres brisés. «Des dizaines d’appartements de civils de la ville ont été endommagés», a déploré Vladimir Rogov. La ville de Melitopol est située dans la région de Zaporijjia, qui a été annexée en septembre par la Russie avec trois autres régions ukrainiennes – celles de Donetsk, de Lougansk et de Kherson.
La reconstruction de l’Ukraine est la «mission d’une génération, qui doit commencer maintenant», a déclaré ce mati le chancelier allemand Olaf Scholz, ouvrant une conférence à Berlin sur le soutien à long terme de ce pays envahi par la Russie depuis le 24 février. Le dirigeant allemand a affirmé qu’il s’agissait de «rien de moins que de créer un nouveau plan Marshall pour le XXIe siècle».
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, également présente à cette conférence réunissant à Berlin responsables politiques et experts, a jugé «stupéfiante» l’ampleur des destructions. De son côté, le président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui a fait une allocution retransmise par vidéo, a appelé au soutien de la communauté internationale pour permettre au pays de boucler son budget l’an prochain. «À cette conférence, nous devons prendre une décision pour boucher le trou du déficit du budget ukrainien l’an prochain, a-t-il déclaré. C’est une somme très importante de 38 milliards de dollars (…) ce sont les salaires des enseignants, des médecins, ce sont les prestations sociales, les retraites.»
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Les ultras du Dynamo Kiev se sont assagis. Loin le temps du fracas, quand ils surplombaient le stade et tenaient les tribunes. En face du stade du Dynamo, au sous-sol de leur pub, il n’en reste qu’une poignée. Des petits groupes épars de gros bras, tatoués et barbus, dont les regards ne convergent plus vers les matchs télévisés, mais sur des écrans de téléphone où tombent, en temps réel, des nouvelles du front. La clameur a laissé place aux chuchotements.
Les absents sont ici partout. Beaucoup se battent dans la défense territoriale, l’armée ou encore le régiment Azov – en 2014, des ultras formeront l’embryon de ce qui n’était alors qu’un bataillon et Azov est depuis resté leur destination fétiche. Les autres absents le resteront: plus d’une dizaine de morts depuis le 24 février, rien que pour les ultras du Dynamo. À un club, ces hommes ont pu sacrifier des dents ou l’immaculé d’une peau. À leur pays, ils donnent désormais la vie.
Au fond du pub, Sacha boit une bière. Militaire, il est en permission quelques jours à Kiev. Le jeune ultra est élégant, éloquent. Il pense le monde par l’Histoire car «tout est cyclique et tout se répète». S’il aime son club c’est que «nous avons cent ans de traditions, des coupes, des victoires historiques …» et si l’invasion est advenue c’est que «la Russie nous attaque depuis des siècles…». Pour Sacha, football et guerre ne sauraient pourtant se confondre.
«Je suis un ultra depuis 2008 et j’ai rejoint l’armée en juillet. Mais aujourd’hui, comment encore penser au football? Il y a un match aujourd’hui, à Istanbul, et je ne sais même pas à quelle heure il se tient …», dit-il. Le football en Ukraine est néanmoins presque revenu à la normale. «La saison de la Premier League a commencé en août. Les matchs ont lieu à Kiev ou dans l’ouest du pays mais il est interdit d’y assister, par crainte d’une frappe sur un stade plein…», commente le supporteur. Quant aux modalités de visionnage, elles ont beaucoup évolué. «Je ne peux regarder les matchs que sur mon téléphone, quand je peux, en différé. Quand je suis en permission à Kiev, on peut venir au pub mais on doit rester dormir ici après, à cause du couvre-feu… Alors chacun vient avec son sac de couchage.»
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Dans l’est de l’Ukraine, l’armée russe poursuit son offensive sur la ville de Bakhmout, dans la région de Donetsk. Sept civils ont été tués et trois autres blessés hier soir dans le fracas des combats. Trois corps de civils tués plus tôt ont par ailleurs été découverts dans deux localités de la région, a précisé le gouverneur Pavlo Kyrylenko sur Telegram.
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Alors que partout, l’armée russe est sur un mouvement de repli, la petite ville de 70.000 habitants avant la guerre est devenue, selon le président ukrainien Volodymyr Zelensky, le point le «plus difficile» pour les forces ukrainiennes, qui restent sur ce secteur en position défensive. Les soldats ukrainiens contrôlent toujours la moitié ouest et nord de la ville.
Et si l’issue du conflit en Ukraine se jouait dans les urnes américaines ? Le 8 novembre prochain auront lieu aux États-Unis les élections de mi-mandat, les fameuses Midterms, qui pourraient déboucher sur une victoire des républicains. Les sondages laissent du moins présager une victoire du Grand Old Party à la Chambre des représentants, qui sera renouvelée dans sa totalité.
L’issue est plus incertaine pour le Sénat, dont un tiers des 100 sièges sera renouvelé. Un scrutin attendu avec inquiétude par Volodymyr Zelensky. Et pour cause, une partie de la droite défend davantage de contrôle, voire un allègement de l’aide militaire accordée à l’Ukraine.
«Je pense que les gens vont être pris dans une récession : ils ne vont pas signer un chèque en blanc à l’Ukraine», a déclaré le leader républicain à la Chambre des représentants Kevin McCarthy dans une interview à Punchbowl News. En mai, lorsque le Congrès avait voté un paquet d’aide le plus important depuis le début du conflit – 40 milliards de dollars -, 57 représentants républicains avaient voté contre.
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Des élus de l’aile gauche du parti démocrate américain ont demandé au président Joe Biden, qui a débloqué des milliards de dollars en aide militaire à l’Ukraine face à l’invasion russe, de démultiplier les efforts diplomatiques et d’engager des pourparlers directs avec Moscou dans un but: une fin rapide à la guerre. C’est la première fois qu’un tel appel émane du propre parti du président.
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«Nous vous appelons à accompagner le soutien économique et militaire que les États-Unis ont fourni à l’Ukraine d’une impulsion diplomatique proactive, et à redoubler d’efforts pour chercher un cadre réaliste pour un cessez-le-feu», ont noté les élus dans leur lettre, en disant clairement être contre l’invasion «illégale et scandaleuse» de l’Ukraine et que toute solution devrait être approuvée par Kiev.
«Mais en tant que législateurs responsables de la manière dont sont dépensés des dizaines de milliards de dollars du contribuable américain en assistance militaire dans le conflit, nous pensons qu’une telle implication dans cette guerre crée également la responsabilité pour les États-Unis de sérieusement explorer toutes les voies possibles.»
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L’Ukraine a accusé la Russie de retarder délibérément plus de 165 navires destinés au transport de céréales en prolongeant les inspections menées conformément à un accord conclu sur ces livraisons cruciales pour de nombreux pays d’Afrique et d’Asie.
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«Depuis le 14 octobre 2022, les inspecteurs russes assignés au Centre de coordination conjoint (JCC) d’Istanbul prolongent significativement l’inspection des navires se dirigeant vers les ports ukrainiens pour recevoir des céréales ou qui ont déjà été chargés et qui sont en route pour leur destination finale», a déploré le ministère ukrainien des Affaires étrangères. «En conséquence, plus de 165 navires sont bloqués dans une file d’attente près du détroit du Bosphore et ce nombre continue d’augmenter chaque jour», a-t-il ajouté, dénonçant des retards «politiquement motivés».
Le Centre de coordination a confirmé hier soir la congestion, précisant que «plus de 170 navires», vides ou chargés, attendent au large d’Istanbul d’être inspectés pour poursuivre leur route, alors qu’avec «la nouvelle récolte, les silos ukrainiens risquent d’être à nouveau pleins».
Face aux accusations de la Russie, le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kouleba, a demandé à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), d’«envoyer d’urgence des experts» dans les deux structures où la Russie «prétend trompeusement» que l’Ukraine développe une «bombe sale». Le chef de l’AIEA, Rafael Grossi, a confirmé une visite «dans les prochains jours», précisant qu’un des deux lieux avait été inspecté «il y a un mois» et qu’«aucune activité nucléaire non déclarée n’y avait été trouvée».
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Les Ukrainiens et les Occidentaux y voient la menace des préparatifs d’une attaque menée sous un faux drapeau, suspectant la Russie d’être prête à faire exploser elle-même une «bombe sale» pour justifier une escalade militaire, par exemple en employant une arme nucléaire tactique en représailles. «Il y a un schéma récurrent dans ce conflit, a réagi le porte-parole du département d’État américain Ned Price. Les Russes ont accusé les Ukrainiens et d’autres pays de ce qu’ils planifiaient eux-mêmes. C’est ce qui nous inquiète.» Néanmoins, «nous n’avons vu aucune raison de changer notre posture nucléaire» et «aucune indication que les Russes préparaient le déploiement d’une arme nucléaire».
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Voilà huit mois que le conflit russo-ukrainien a débuté. Sur le terrain, alors que la ville de Kherson est en passe d’être reprise par l’armée ukrainienne, après huit mois d’occupation par les Russes, les régions frontalières russes se préparent une ligne de défense craignant une attaque ukrainienne. Depuis septembre, Kiev poursuit sa contre-offensive qui lui a déjà permis de reprendre des milliers de kilomètres carrés de territoire. Hier, l’armée ukrainienne a annoncé avoir chassé les forces russes de quatre villages dans le nord-est du pays.
De leur côté, les Russes poursuivent leur stratégie de bombarder les installations énergétiques ennemies, tentant de les détruire avant l’arrivée de l’hiver. Tentant toujours de décrédibiliser son adversaire au yeux du monde occidental et de justifier une escalade militaire, Vladimir Poutine a accusé Kiev de préparer l’utilisation«d’une bombe sale», contraire au droit de la guerre.
Tensions autour d’une «bombe sale» ukrainienne. Depuis ce week-end, la Russie multiplie les accusations : l’Ukraine aurait construit une «bombe sale», cette dernière étant constituée d’explosifs conventionnels entourés de matériaux radioactifs destinés à être disséminés lors de l’explosion. Des accusations rejetées en bloc dans un premier temps par le président ukrainien Volodymyr Zelensky qui a raillé les «diverses idioties sur l’Ukraine» proférées par Moscou. «Les Alliés de l’Otan» lui ont emboîté le pas, accusant la Russie «d’utiliser cela comme un prétexte à une escalade» du conflit en Ukraine, selon le patron de l’Otan, Jens Stoltenberg. Paris, Londres et Washington avaient auparavant fustigé ensemble lundi des déclarations «fausses» de Moscou.
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La Russie serait-elle prête à utiliser la bombe nucléaire ? Les États-Unis n’ont «toujours aucune indication» que la Russie ait décidé de faire usage d’armes nucléaires, chimiques ou biologiques, a déclaré hier un haut responsable militaire américain, au moment où l’Ukraine et ses alliés craignent une escalade de Moscou. «Aucune information qui indique qu’ils aient pris la décision d’employer des armes nucléaires, biologiques, chimiques sur le champ de bataille», a-t-il ajouté.
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Volodymyr Zelensky affirme que la Russie a commandé «environ 2000 drones» iraniens. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé que la Russie avait commandé «environ 2000 drones» iraniens pour appuyer sa campagne de bombardements en Ukraine, qui visent notamment des infrastructures électriques. «Selon nos renseignements, la Russie a commandé environ 2000 Shaheds iraniens», des drones kamikazes, a-t-il déclaré lors d’une conférence. L’Iran a par ailleurs rejeté les allégations des États-Unis selon lesquelles des militaires iraniens étaient déployés en Crimée pour aider la Russie à mener des attaques de drones en Ukraine.
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Paris et Berlin ne manifestent «aucune envie» de participer à une médiation, selon le Kremlin. Le président français Emmanuel Macron et le chancelier allemand Olaf Scholz ne manifestent «aucune envie» de participer à une médiation dans les négociations de paix sur le conflit en Ukraine, a dénoncé lundi le Kremlin. «En ce qui concerne messieurs Macron et Scholz, ces derniers temps, ils ne manifestent aucune envie d’être à l’écoute de la position de la partie russe et de participer à des efforts quelconques liés à la médiation», a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. Il a en même temps fait l’éloge de la «position d’Ankara, bien différente de celles de Paris et de Berlin».
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Le président allemand Frank-Walter Steinmeier est arrivé à Kiev ce matin, pour une visite surprise en Ukraine. Pour sa première visite depuis l’invasion de ce pays par les troupes russes, le président allemand a dit «se réjouir de sa rencontre avec le président Volodymyr Zelensky à Kiev et avec la population dans le nord du pays» où il veut «se faire une idée de leur vie en pleine guerre», selon un texte envoyé par la porte-parole.
Avant de rencontrer Volodymyr Zelensky, le président Steinmeier va se rendre dans la petite ville de Korjukiwa, au nord du pays, près de la frontière biélorusse, qui avait été occupée par les troupes russes. Cette ville qui est maintenant libérée doit faire face au froid, alors que ses infrastructures sont détruites. Le président allemand va fournir de l’aide à la commune pour ses infrastructures énergétiques.
«Mon message aux Ukrainiens: vous pouvez compter sur l’Allemagne! Nous allons continuer à soutenir l’Ukraine: militairement, politiquement, financièrement et sur le plan humanitaire», a déclaré Frank-Walter Steinmeier. Il va ensuite prendre la direction du parrainage avec le président ukrainien du réseau de jumelages de villes allemandes et ukrainiennes. «Plus il y aura de parrainages, plus ce sera facile de passer l’hiver et de construire ensemble un avenir européen.»
Bonjour à tous et bienvenue dans ce live consacré à la guerre en Ukraine. Tout au long de la journée, nous allons décrypter, analyser, suivre de près les événements qui font trembler les frontières de l’Europe. Restez avec nous !
anonyme
le
Un succès pour qui et comment ? Par une guerre nucléaire ?
MaisSi
le
Bravo Rishi ! Faut reconnaître qu’on fait bien le job ! Bientôt l’OTAN formera les soldats russes.
figminou
le
Toutes les guerres se terminent par un succès.
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EXCLUSIF – «J’ai failli me laisser tenter»: Le Figaro a recueilli le témoignage d’un pilote français approché par Pékin pour former l’armée de l’air chinoise.
Les deux pays, qui abritent parmi les plus importantes réserves de gaz au monde, sont soumis à de sévères sanctions américaines.
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