EDF : décryptage de l'offre publique d'achat simplifiée initiée par l'État | Miroir Social – Miroir Social

Le 27 octobre dernier, le Conseil d’Administration d’EDF a émis de justesse un avis favorable sur le projet d’Offre Public d’Achat Simplifié (OPAS) au prix de 12 € par action et de 15,52 € par OCEANE, grâce au seul vote prépondérant du Président. Ce montant est stricto sensu identique à celui annoncé en juillet dernier par l’État et lors du dépôt de l’OPAS début octobre. L’OPAS est ainsi estimée à un peu plus de 9,6 Mrds €. Cette offre devrait courir du 10 novembre au 8 décembre prochain. Pour arriver à 90 % et lancer une Offre Publique de Retrait, l’État doit, en réalité, encore acquérir 6,31 % du capital d’EDF en bourse.
 
Répartition du capital social d’EDF au 25/07/22
 
 
De toute évidence, il s’agit de privatiser les futurs profits et «nationaliser» les dettes. Ce n’est, en effet, pas cette vaste opération financière de rachat d’actions, qualifiée trompeusement de «nationalisation», qui va combler la dette d’EDF de plus de 60 Mrds €.
 
Ainsi, avec cette «fausse nationalisation», la prochaine gouvernance de l’entreprise aura toute la liberté de réformer très largement le groupe sans aucune opposition et avec la bénédiction de l’État.
 
Elle pourra donc :
 
 
Le prix du kWh est, pour rappel, corrélé au coût de production marginal du dernier MWh injecté sur le réseau européen (cours du charbon ou du gaz en plus de la taxe CO2 ). Ce prix n’est donc pas calculé en fonction du coût moyen de production d’électricité en Europe, et encore moins celui de la France (majoritairement nucléaire et hydraulique). Il est, par ailleurs, toujours question de poursuivre après 2025 le mécanisme de l’Arenh. Une prochaine mesure du même type pourrait ainsi assurer la continuité du dogme de la libre concurrence à tout prix, au détriment des consommateurs qui supportent des prix toujours plus élevés.
 
 
La fin d’EDF en bourse conduit un certain nombre de salariés actionnaires à un sentiment de gâchis, voire de colère au vu du montant déterminé de 12 € par titre. Mais ce n’est pas le cas pour tout le monde. Certains dans cette affaire auront su parfaitement jongler avec les rouages boursiers. Il y aura donc des perdants et des gagnants.

Les gagnants :
 
Les perdants :
 
 
Par ailleurs, une opération «blanche» supposerait que l’État propose au moins 9,504 Mrds €, soit au prix minimal de 15,03 € par action. Mais c’est trop pour Bercy!
 
Après 17 ans de cotation en bourse, EDF sort de la cote et il est utile de se questionner : «tout ça, pour ça ? ». Notre fédération  constate que les faits nous donnent raison quant à notre opposition à l’ouverture du capital d’EDF, qui, finalement, n’aura rien rapporté aux salariés, à l’entreprise et à la nation.
 
Et maintenant ?
 
Désormais, l’AMF doit se prononcer sur la conformité du projet d’offre. Espérons que sa nouvelle Présidente, ancienne Secrétaire générale au ministère de l’Économie, mise en cause par la démission récente d’un membre du collège de l’AMF, questionnant son indépendance par rapport au lobby bancaire, aura à cœur de faire bon usage du dossier en toute indépendance d’esprit (sans intervention de son ancien employeur, Bercy, et de l’Élysée)…

Les perdants n’ont pas dit leur dernier mot.
 
 
 D’autres actions juridiques sont en préparation ou susceptibles d’être intentées.
 
Le feuilleton judiciaire de cette OPA est loin d’être achevé et peut encore réserver de nombreux rebondissements.
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