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Avec la flambée annoncée des prix de l’électricité, les panneaux photovoltaïques peuvent vous permettre de faire fondre les factures. Mais il vous faudra être patient pour rentabiliser votre investissement.
Photo d’illustration Le Progrès/Philippe VACHER
La France a beau abriter 20 millions de maisons individuelles, elle est loin d’avoir couvert ses toits de panneaux photovoltaïques. A l’heure où le président de la République entend multiplier par dix la production d’électricité d’origine solaire d’ici à 2050, certains appellent à ne pas négliger ce « potentiel inexploité » : 363 gigawatts selon l’Ademe, le triple de la puissance de production actuelle.
Pour les particuliers, l’intérêt n’est pas qu’écologique. Alors qu’une hausse de 15% des prix de l’électricité est redoutée pour 2023, il est même de plus en plus économique. A quelles conditions ? En combien de temps aurez-vous rentabilisé votre investissement ? On vous explique tout.
Tout le monde, du moins sur le papier. Certes, en immeuble, vous aurez besoin de l’accord des copropriétaires, que ce soit pour un usage individuel ou collectif, mais les panneaux photovoltaïques se posent à peu près partout, toits, façades, jardins.
Reste que l’efficacité de votre panneau dépend d’un certain nombre de facteurs, comme l’orientation (si possible, sud, sud-est ou sud-ouest) ou l’inclinaison (une pente de 30 degrés est idéale), qui rendent l’investissement plus ou moins intéressant.
Photo New Africa – stock.adobe.com
Les aides de l’État (voir plus bas) sont d’ailleurs réservées à l’implantation sur les toits ou sur tout « système remplissant les fonctions d’allège, de bardage, de brise-soleil, de garde-corps, d’ombrière, de pergola ou de mur-rideau ». Si vous posez vos panneaux au sol, vous ne recevrez rien.
Pas besoin par ailleurs d’habiter sur les bords de la Méditerranée : les panneaux photovoltaïques « raffolent du soleil, mais pas de la chaleur » selon EDF. Leur fonctionnement optimal se fait à 25°C  ; au-delà le rendement peut chuter jusqu’à 25%. Le prix à l’achat des panneaux oscille toutefois selon les régions et se révèle plus élevé au nord.
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La comparaison des offres ne se fait pas sur la surface des panneaux mais sur leur puissance ou capacité de production. Celle-ci se mesure en Watt-crête (Wc) ou kiloWatt-crête (kWc) : 1 kWc correspond en règle générale à une surface d’environ 10 m² mais il peut nécessiter de 7 à 20 m² selon les fabricants.
Aujourd’hui, il faut compter environ 3000 euros par kWc pour une installation allant de 1 à 3 kWc, de 2000 à 3000 euros par kWc pour les systèmes de 3 à 9 kWc. Attention  ! Les offres en porte-à-porte ou au téléphone se révèlent souvent plus chères que celles portées par EDF, Engie ou Ikea et les arnaques pullulent.
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S’y ajoutent les coûts de raccordement au réseau. Si vous comptez vendre l’intégralité de votre production, un compteur dédié à la production devra être posé par Enedis, pour un prix de 500 à 1500 euros. Si vous ne vendez qu’un surplus de production, votre compteur de consommation remplira le même office et vous ne paierez que des frais de mise en service (50 euros). En cas d’auto-consommation totale, vous ne devrez rien débourser.
Un onduleur, qui transforme le courant continu produit par les panneaux en courant alternatif, devra également être installé. Il peut être inclus dans le devis de votre installateur mais devra quoiqu’il en soit être réparé ou remplacé tous les dix ans.
Enfin, des surcoûts sont à prévoir si vous optez pour des technologies haut de gamme ou si vous êtes contraints de refaire au passage une partie de la toiture (étanchéité, dépose d’une cheminée…).
Photo d’illustration Le Progrès /Richard MOUILLAUD
Au contraire des panneaux solaires thermiques (qui assurent également une production d’eau chaude et de chauffage), le photovoltaïque ne donne pas accès à MaPriveRénov ou aux aides des collectivités locales (sauf rares exceptions). Certaines communes vous aident toutefois à monter les dossiers : renseignez-vous !
L’État incite à la pose de panneaux par deux mécanismes. D’abord une aide à l’investissement, dite « prime d’autoconsommation », étalée sur les cinq premières années de fonctionnement et dégressive : début 2022 (le montant est revu chaque trimestre), elle s’élevait à 380€ par kWc pour les installations inférieures ou égales à 3 kWc, 290€ par kWc pour les installations comprises entre 3 et 9 kWc, etc.
La prime, réservée aux installations de moins de 100 kWc, ne sera versée que si vous faites appel à un professionnel ayant le label RGE et si vous choisissez l’autoconsommation avec revente du surplus.
Les particuliers « producteurs » peuvent par ailleurs vendre tout ou partie de l’électricité qu’ils génèrent à EDF OA (Obligation d’achat). Les conditions sont similaires : puissance inférieure à 500 kWc, qualification ou certification professionnelle de l’installateur, toiture ou « allège, bardage, brise-soleil, garde-corps, ombrière, pergola, mur-rideau ».
Le tarif d’achat, lui aussi fixé tous les trimestres, est nettement supérieur si vous vendez l’intégralité de votre production (au 3e trimestre 2022 par exemple 0,2022€ le kilowatt-heure pour une installation inférieure à 3 kWc, contre 0,1€ le kWh si vous ne vendez que le surplus).
Vous vous engagez pour 20 ans
Attention  ! Le montant de la prime d’autoconsommation et du tarif initial d’achat est fixé au moment de la demande de raccordement et ne bougera donc pas pendant 20 ans, durée du contrat avec EDF OA.
De la même façon, le système de raccordement au réseau (production intégralement injectée dans le réseau ; production intégralement consommée ; production autoconsommée et surplus injecté dans le réseau) est fixé pour 20 ans lors de la signature du contrat avec EDF OA.
Autres coups de pouce si votre installation ne dépasse pas la puissance de 3 kW : un taux de TVA réduit de 10% sur l’achat de matériel et l’installation (votre logement doit être achevé depuis au moins deux ans) et une exonération d’impôt sur le revenu des revenus tirés de la vente de l’électricité (vous devez cependant être raccordés au réseau public en deux endroits et ne pas affecter votre production à l’exercice d’une activité professionnelle).
Certaines collectivités ont également voté des exonérations partielles et temporaires de taxe foncière. Enfin, certains procédés, constitués de tuiles photovoltaïques, sont éligibles à la prime Ptuile, qui a remplacé la prime à l’intégration paysagère. Elle compense en partie le surcoût de ces installations plus discrètes mais plus chères.
Quand rentrerez-vous dans vos frais ? Cela dépend de vous ! Vous ne paierez ainsi pas la même chose selon la surface que vous recouvrez, le type de raccordement que vous choisissez, etc.
Songez également qu’une fois l’installation effectuée, vous devrez payer chaque année une assurance habitation un peu plus coûteuse et vous acquitter auprès d’Enedis et RTE du Turpe (Tarif d’utilisation du réseau public d’électricité).
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Au rayon des avantages, vous devez prendre en compte à la fois l’électricité que vous allez produire (laquelle dépend de l’ensoleillement de votre commune, de l’inclinaison de votre toiture, de la technologie choisie) et l’électricité que vous allez économiser en « auto-consommant ».
Et attention, vous ne pourrez jamais ramener votre facture à zéro à moins d’investir dans une batterie de stockage à l’installation, très coûteuse et encore loin de valoir le coup.
Avant de vous lancer dans votre projet, le site photovoltaique.info, soutenu par l’Ademe, met à disposition un outil vous permettant d’estimer vos gains potentiels.

Quelles démarches à suivre ?
Une fois que vous jugez le projet rentable, la première étape consiste à trouver une entreprise disposant d’une qualification ou d’une certification professionnelle. Pensez à demander une attestation de cette qualification, ainsi qu’une attestation de responsabilité civile décennale de l’installateur (obligatoire si votre installation est sur le toit).
Vous devez déposer en mairie une déclaration préalable (pour les bâtiments déjà existants) ou un permis de construire (pour le neuf), avec les risques habituels (avis des architectes des Bâtiments de France si vous vivez près d’un bâtiment historique, dispositions communales sur la couleur ou l’aspect des toitures, accord des copropriétaires le cas échéant…)
Vous devez également contracter une assurance responsabilité civile et une assurance dommages aux biens.
C’est également à vous de demander le raccordement à Enedis, sur cette page. Vous recevrez sous dix jours la notification de délai pour l’obtention d’une proposition de raccordement (PDR) et le numéro de contrat d’accès au réseau et d’exploitation (CAE).
Le PDR et le CAE eux-mêmes arriveront sous 1 à 3 mois. Il vous faudra renvoyer sous 3 mois le PDR accepté, le CAE signé et le règlement des travaux.
Une fois les travaux achevés, votre installateur vous fournira le « Consuel ». Vous devrez l’envoyer à Enedis, qui se chargera alors des travaux de raccordement et de la mise en service.
Enedis informera de l’avancée des travaux EDF OA, qui se charge d’éditer lui-même le contrat d’achat.
Au sommaire du dossier

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