Écologie à Metz : Vick fait, bien fait ? – La Semaine

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Julien Vick (à droite) a quitté le 12 juillet dernier l’équipe municipale de François Grosdidier. Photo Michel Dell’Aiera
La démission de l’adjoint à la transition écologique de François Grosdidier a constitué une petite surprise. Intervenue au lendemain d’un conseil municipal où il a été remis en question par l’opposition de gauche, elle soulève quelques interrogations. Julien Vick assure qu’elle ne résulte que d’une incompatibilité entre ses vies professionnelle et politique.
Il a été, malgré lui, la star du dernier conseil municipal de Metz. Attaqué à plusieurs reprises par l’opposition d’Unis, Julien Vick n’a pas vécu une soirée très agréable. Jugé peu, voire pas du tout présent par Jérémy Roques et Denis Marchetti, il leur a répondu assez maladroitement en taxant le premier d’occuper un emploi fictif. Bataille d’écolos. Le lendemain, il annonçait sa démission. « J’ai un métier très prenant et je suis appelé à avoir des évolutions de carrière. Conjuguer le mandat et le boulot était de plus en plus compliqué. J’ai toujours voulu être libre, j’ai choisi d’arrêter », explique-t-il assez tranquillement. Un agenda trop rempli et deux vies incompatibles sont donc les seules raisons du départ de Julien Vick. Il a essayé et préfère jeter l’éponge.
Pourtant, on se souvient de l’espoir que François Grosdidier plaçait en lui et dans ce qu’il représentait. Sur la Moselle, les deux hommes avaient dévoilé l’idée d’une navette fluviale reliant Ars-sur-Moselle à la préfecture. Nous étions en septembre 2019 et la campagne pour les élections municipales vivait ses prémices. Après s’être dévoilé sur la colline Sainte-Croix, celui qui n’était encore que sénateur avait choisi d’embarquer la presse sur un bateau solaire pour présenter l’une de ses mesures. L’occasion de parler d’écologie selon François Grosdidier et de présenter aussi l’une de ses prises de guerre. Un jeune homme de 35 ans, ancien membre d’Europe-Écologie Les Verts, déçu par ce qu’il qualifiait à l’époque « d’écologie de l’incantation ». Auprès de l’ancien maire de Woippy, héritier de Jean-Marie Pelt, Julien Vick recherchait du concret, du vrai. Presque trois ans plus tard, les navettes fluviales sont bien là mais plus Julien Vick. Si François Grosdidier a fortement œuvré pour que les premières voguent sur la Moselle, il n’est pour rien dans la volte-face de son adjoint à la transition écologique.
« Je ne regrette pas le choix fait en 2020. J’avais l’écoute du maire, on se voyait régulièrement tous les deux, dans une relation très franche. Je ne doute pas de l’engagement pour l’environnement du maire », livre Julien Vick. En revanche, il aurait aimé que la transition écologique voyage davantage dans les rangs de l’équipe municipale jusqu’à atteindre les hautes sphères de la municipalité. « Il faudrait peut-être que ce portefeuille soit entre les mains du maire ou du premier adjoint pour embarquer tout le monde dans la dynamique », lance Julien Vick qui ne doute pas néanmoins de la capacité de sa remplaçante, Rachel Burgy, à faire entendre sa voix. « Metz est un gros paquebot et ça prend du temps de faire bouger les choses », poursuit le désormais ancien adjoint au maire, qui avoue avoir peut-être été « trop pressé ». Trop en retrait, peut-être aussi.
Entre les deux tours de l’élection, François Grosdidier a récupéré sur son porte-bagages Béatrice Agamennone. L’ancienne adjointe aux espaces verts de Dominique Gros avait fait campagne en partie sur l’écologie et après la victoire, une partie des missions lui ont été confiées ainsi que la place de deuxième adjointe. Julien Vick s’est-il senti lésé ? Elle comme lui jurent que non, arguant que leurs missions étaient complémentaires, lui estimant même qu’ils ne boxaient pas dans la même catégorie. « J’étais concentré sur des changements plus profonds », estime Julien Vick. N’empêche que c’est elle qui avait pris la main, de par sa présence aux conseils municipaux, sa connaissance des dossiers. Quand lui manquait à l’appel. Sur ce point et l’attaque d’Unis lors du conseil municipal – « J’en profite, M. Vick, pour vous souhaiter une bonne année, puisque c’est la première fois que je vous croise dans cette assemblée dans les six derniers mois », lui a lancé Jérémy Roques – Julien Vick ne s’offusque pas. « C’est le jeu politique, c’est de bonne guerre, un épiphénomène. J’étais là quand il le fallait. »
L’opposition, toujours, pointe du doigt un autre problème qui aurait pu pousser Julien Vick vers la sortie. Jérémy Roques l’a évoqué lors du conseil municipal du 11 juillet dernier : « Les Récollets abritant également la mission développement durable de la Mairie de Metz, j’en profite pour vous demander, M. le maire, où en est le rapport RPS sur les “risques psychosociaux” au sein de ce service, où il semble que certains troubles se soient multipliés depuis deux ans, année qui correspond à la prise en main de l’adjoint en charge de cette mission. » « Oui, il y a quelques problèmes. Dès que je suis arrivé, j’ai demandé à avoir une équipe efficace. Des agents ne se retrouvent pas dans cette philosophie. Quand on parle de ce genre de sujet, il faut le prouver. Les choses sont en cours. Je suis très clair et droit dans mes bottes », s’est défendu Julien Vick avec le soutien du maire. « Le chef du personnel, c’est le maire. Je suis très attentif au moral du personnel et aux conditions de travail. Ce n’est pas le premier service sur lequel il y a des problèmes. On a des problèmes interpersonnels vis-à-vis de différents cadres. »
L’opposition, encore, persiste et s’inquiète. Sur sa page Facebook, Jérémy Roques a publié ces mots au lendemain de la démission de Julien Vick : « Et maintenant que vont-ils faire ? Être responsables, entendre cette alerte comme toutes celles que nous avons émises depuis deux ans et agir vite et fortement pour le  développement des moyens de transport en commun, le développement des circulations douces, la protection des terres agricoles, de l’eau et de la biodiversité ? Continuer à observer notre maison qui brûle et plutôt qu’agir avec les pouvoirs qu’ils ont entre leurs mains, poursuivre comme si de rien n’était leur “réussite personnelle” plutôt que de se donner à 100 % pour le bien public et la sauvegarde de notre écosystème ? » Julien Vick, lui, a dit adieu à cette aventure municipale mais pas à la politique. « C’est fini à Metz. En Moselle, on ne sait jamais. »
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Du Julien Vick dans toute sa splendeur !
Parce que lors de son engagement avec FG il ne connaissait pas l’implication que lui demandait ce poste de 5ème adjoint ?… Bref…
REACTION AU DEPART ET AUX PROPOS DE JULIEN VICK :
Élu municipal à Metz pendant 25 ans, dont 12 ans en qualité d’adjoint délégué au Développement Durable et Solidaire mais aussi président fondateur de l’ALEC (Agence Locale de l’Énergie et du Climat) et du SERM (Syndicat des Eaux de le Région Messine), je me dois de réagir aux propos publics et blessants de mon successeur à l’égard du personnel.
Propos publics et blessants du sortant relatés dans la presse locale qui, peut-être pour masquer l’absence, voire l’incompétence, accuse les services de n’être pas dans la « philosophie de l’efficacité … » etc.* Bref, les fonctionnaires de la Ville de Metz ne sont pas efficaces selon mon prédecesseur …
Révoltant ! Injuste ! Faux ! …
J’ai passé 12 années (2008-2020) en qualité d’adjoint à travailler quotidiennement avec la mission Développement Durable et Solidaire, avec le pôle énergie, mais aussi à la tête de l’ALEC et du SERM. Là où j’étais, je peux témoigner de l’efficacité, de la compétence et de la disponibilité des Services. Ces fonctionnaires, à toutes les strates de la hiérarchie, ont, non seulement, accompagné les projets, mais surtout ils ont constamment enrichi par des propositions les diverses missions de mes délégations et cela, malgré la modestie des moyens accordés, c’est à dire historiquement trop faibles face aux enjeux de l’urgence écologique et climatique.
Sortant, sorti, personne ne retiendra l’éphémère adjoint-président, oublié avant d’avoir existé…
Dans une posture positive, mes vœux de succès vont vers les personnalités qui reprendront les délégations et les présidences. La politique aura perdu deux années précieuses mais on peut faire confiance aux personnels, celles et ceux que j’ai bien connu et apprécié, pour tenter de rattraper un peu du temps et du brouillon politique perdu. C’est à eux que je pense certainement blessés par les mots et la posture de celui qui n’a pas su gérer ni l’héritage reçu, ni les compétences existantes …
Dommage !
René Darbois,
rdarbois@orange.fr
06 28 62 36 67
Ancien adjoint au Maire de la Ville de Metz,
Ancien président-fondateur de l’ALEC,
Ancien président-fondateur du SERM.
C.Q.F.D.







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