Donner une seconde vie aux panneaux solaires – Les nouvelles les plus importantes de la journée

Une montagne de panneaux solaires entassés occupe un coin du hangar de Recycleurs de haute technologie. L’entreprise basée à Edmonton est devenue le point de dépôt de tous les panneaux solaires en fin de vie depuis que l’Alberta a inclus les cellules photovoltaïques sur la liste des matériaux électroniques recyclés pour un projet pilote de deux ans en septembre 2020.
Un peu plus loin, une autre pile vient du gouvernement fédéral, qui ne savait que faire de ces panneaux devenus inutiles.
Même si l’accumulation atteint déjà plusieurs centaines de panneaux, c’est le calme avant la tempêtedit le directeur des opérations de l’autorité de gestion du recyclage en Alberta (ARME), Brad Schultz.
Avec son ensoleillement et son marché de l’électricité dérégulé, la province attire de nombreux projets de production d’énergie solaire. Les fermes avec des milliers de panneaux se multiplient, sans qu’un plan provincial ait été élaboré pour gérer ces infrastructures en fin de vie.
La durée de vie d’un panneau est d’environ 20 ans. Alors on va commencer à les voir venir [dans les dépotoirs] par centaines de milliers. Il serait utile d’avoir une solution avant que cela ne devienne un problèmeexplique Brad Schultz.
 » Les gouvernements provinciaux et fédéral offrent des incitatifs financiers pour développer des énergies alternatives comme le solaire. Mais ils n’ont pas pensé à ce qui s’est passé lorsque ces panneaux ont expiré. »
Brad Schultz estime que le programme pilote a prouvé la possibilité de recycler davantage d’équipements électriques tels que les panneaux solaires.
Photo : Radio-Canada / Tiphanie Roquette
Une des solutions quiARME explorer est la réutilisation des panneaux. Sur les 700 que l’autorité a déjà récupérés et évalués, la moitié n’avaient aucun dommage apparent. Pour vérifier si ces panneaux étaient toujours utiles, l’organisation s’est tournée vers le Northern Alberta Institute of Technology (NÉE).
Le directeur de NÉECentre d’innovation du réseauDarren Dunfield développe depuis plusieurs mois un processus pour évaluer si ces panneaux sont sûrs et quelle est leur durée de vie restante.
Darren Dunfield (à gauche) et Mark Schell montrent comment les panneaux solaires sont testés.
Photo : Radio-Canada / Tiphanie Roquette
Pour minimiser les coûts, sa source d’énergie reste le soleil. Les outils qu’il utilise sont les mêmes que ceux utilisés pour tester l’efficacité des panneaux lors de leur production.
Celui qu’il teste devant nous produit autant d’électricité qu’à sa sortie d’usine. Sûrement un surplus de commande, selon M. Dunfield. Les deux autres qui servent de bancs d’essai ont encore une efficacité de 60 à 70 %.
En règle générale, un panneau perd un demi pour cent d’efficacité par an. Il s’arrête rarement de fonctionner du jour au lendemain, à moins qu’il ne casse, bien sûril explique.
Le processus de test est, pour l’instant, fastidieux, mais l’électricien formé n’a aucun mal à imaginer l’automatisation future. Nous avons besoin de processus qui permettent aux panneaux d’être testés et rejetés ou réutilisés rapidement. […] Si nous pouvons en sauver autant que possible, nous élargirons l’accessibilité solaireil croit.
Déjà propriétaire de Recycleurs de haute technologieMark Schell, a été formé à la démarche et deux de ses employés recevront également une formation pour accélérer les tests des centaines de panneaux solaires déjà récupérés.
C’est excitant d’être à l’avant-garde, d’être la première personne. Nous apprenons beaucoup et nous serons en avance sur les autres entreprises de recyclageaccueille Mark Schell.
Darren Dunfield teste si l’isolation des panneaux est toujours fiable et quelle quantité d’électricité peut être générée.
Photo : Radio-Canada / Tiphanie Roquette
Les panneaux réutilisables ne peuvent pas, pour le moment, produire de l’électricité pour le réseau provincial en raison de problèmes de certification et d’assurance. ARME prévoit plutôt de les proposer aux municipalités pour éclairer leur dépôt de recyclage isolé ou aux agriculteurs pour alimenter leurs pompes à eau, par exemple.
Darren Dunfield espère cependant que si le processus se développe, une voie sera possible pour le rénové tel qu’il existe pour les ordinateurs et les téléphones.
Que deviennent les autres panneaux ? Ceux qui sont abîmés et totalement inutilisables sont, pour l’instant, envoyés aux États-Unis, où une usine de recyclage récupère le métal de la charpente. Les cellules photovoltaïques sont pulvérisées en poudre de verre fine qui peut être utilisée pour la peinture réfléchissante pour les routes par exemple.
Environ 1200 ont déjà été recyclés de cette façon et Recycleurs de haute technologie s’apprête à envoyer une autre semi-remorque.
Le directeur des opérationsARMEBrad Schultz, aimerait pouvoir faire ce travail en Alberta, mais le volume n’est pas encore suffisant pour justifier l’investissement d’un million de dollars en équipement.
Les panneaux solaires sont collectés dans 450 points de recyclage en Alberta.
Photo : Radio-Canada / Tiphanie Roquette
Le programme pilote de l’Alberta, cependant, suscite l’intérêt d’autres provinces.
C’est l’occasion d’accélérer le processus. Pas seulement attendre les panneaux de fin de vie de l’Alberta, mais travailler avec nos voisins de la Colombie-Britannique, de la Saskatchewan et du Manitoba pour récupérer leurs anciens panneaux et les recycler ici.il dit.
L’autorité a demandé au gouvernement provincial d’approuver la liste étendue d’équipements électroniques recyclables et d’associer une taxe de recyclage à l’achat des produits. Son rapport sur le projet pilote sera prêt dans les prochaines semaines.
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