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Quelle est l’exacte position de Marine Le Pen sur le port du voile dans l’espace public? Compte-t-elle adoucir l’interdiction totale qu’elle préconise depuis une dizaine d’années? «Alors non. Oui. Non. Je ne sais pas.» À cinq jours du second tour de l’élection présidentielle, la réponse n’a jamais paru aussi compliquée. En témoigne l’hésitation de la candidate exprimée en marge d’un déplacement, lundi, dans le Calvados.
La lettre de sa proposition de loi «visant à combattre les idéologies islamistes» présentée par la députée du Pas-de-Calais en janvier 2021 ne souffre, elle, d’aucune ambiguïté. Son article 10 en prescrit l’interdiction, comme de «tout signes ou tenues» islamistes sur «les voies publiques, les lieux ouverts au public ou affectés à un service public». C’était avant que les Français ne la placent une nouvelle fois au second tour de l’élection présidentielle. Et n’installent les électeurs de Jean-Luc Mélenchon en arbitres des élégances.
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Déjà de retour. À l’image de Jean-Luc Mélenchon qui exhorte les Français à «l’élire premier ministre» en vue des législatives prévues les 12 et 19 juin prochains, Éric Zemmour, qui a subi une défaite lors du premier tour en ne récoltant que 7,07% des suffrages, a dorénavant les yeux rivés vers le scrutin qui renouvellera la chambre basse. Dans un communiqué de presse publié mardi, le patron de Reconquête! «propose la création d’une grande coalition des droites et de tous les patriotes». «Je tends la main au Rassemblement national, aux Républicains qui refusent le macronisme et à Debout la France», annonce même l’ancien prétendant, qui souhaite à nouveau vanter son concept d’«union des droites». Totem, qui malgré les ralliements qui étaient venus agrandir son équipe de campagne, ne lui avait pas permis de s’imposer comme le leader d’un mouvement allant justement de LR au RN.
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C’est un dialogue par interviews interposés. Dans une interview sur BFMTV dont des extraits ont été dévoilés mardi, l’ancien ministre de la Justice Robert Badinter a raillé la position de Jean-Luc Mélenchon sur son ambiguïté quant à l’affiche finale Macron-Le Pen. «Il y a des moments où les choix sont décisifs pour celui qui les énonce aussi. J’aurais aimé, face aux chiffres faits par madame Le Pen et monsieur Zemmour, que (Mélenchon) appelle à voter Macron. (…) J’aurais préféré qu’il dise plus clairement: “pour battre madame Le Pen, il faut voter Macron”.» Mardi soir, le leader insoumis réplique : «Il a voté Macron au premier tour, il votera Macron au second tour. Pour lui, un homme de gauche, si au lieu de voter Macron il avait voté pour moi, il aurait contribué à éliminer madame Le Pen».
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En politique comme au football, un match retour est souvent synonyme de confrontation à élimination directe. Le débat de l’entre-deux-tours entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen, prévu ce mercredi soir à 21 heures en direct sur TF1 et France 2, ne devrait pas faire exception à la règle. Terrassée par son adversaire il y a cinq ans, la finaliste aborde ce nouveau face-à-face dans une position paradoxale: un statut d’outsider plutôt confortable, où ne pas perdre serait déjà un début de victoire pour elle.
Une possible remontada qui, si elle se produisait, serait certes inattendue. Mais pas non préparée pour autant. Car l’élue du Pas-de-Calais a mis ces dernières 36 heures à profit pour peaufiner ce moment capital. Seul susceptible de chasser chez les Français le spectre de sa piètre prestation d’il y a cinq ans.
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Le Figaro continue d’apporter sa pierre au débat présidentiel. Tous les mardis entre 20 heures et 21 heures, dans l’auditorium Jean d’Ormesson, au siège du journal, Yves Thréard anime en direct son émission : «Le Club Le Figaro présidentielle». Émission que les abonnés peuvent retrouver sur le FigaroLive. Pour le quinzième numéro du «Club Le Figaro présidentielle», le directeur adjoint de la rédaction recevait Brice Teinturier, directeur général délégué d’Ipsos. Pour débattre de l’actualité politique et des enjeux de la campagne présidentielle, Yves Thréard était également entouré de Judith Waintraub, Grand reporter au Figaro Magazine, de Jim Jarrassé, Rédacteur en chef adjoint du service politique du Figaro, et de Paul Sugy, journaliste au service actualité du Figaro. Trois thèmes étaient au programme ce mardi : «Est-ce que le débat de mercredi soir sera déterminant ?», «Emmanuel Macron et Marine Le Pen ont-ils raison d’aller à la chasse des électeurs de Jean-Luc Mélenchon ?», et «Emmanuel Macron peut-il perdre cette élection présidentielle ?».
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Qui défendra le mieux le portefeuille des ménages ? Depuis plusieurs semaines, l’inflation frappant durement les fins de mois des Français est devenue le sujet principal de la campagne présidentielle. Syndicats, employeurs, politiques et salariés se sont emparés du sujet. Marine Le Pen comme Emmanuel Macron ont multiplié les prises de position sur ce dossier phare, promettant de protéger le pouvoir d’achat.
Carburants, électricité, alimentaire, TVA… Le Figaro s’est penché sur plusieurs mesures avancées par les deux candidats et certaines de leurs déclarations en la matière. Nous vous proposons d’en retrouver une sélection.
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Au fil des jours, les témoignages se multiplient. Pour certains, le front républicain a vécu. Il ne suffit plus à mettre ses opinions personnelles de côté au profit du candidat jugé le moins extrême. Il ne convainc plus de faire «barrage». Au contraire, il provoque parfois une certaine lassitude. Et incite au non-choix: celui du vote blanc, voire de l’abstention. Le scénario s’est déjà produit en 2017. Entre les deux tours, le duel opposant Emmanuel Macron à Marine Le Pen avait eu un effet démobilisateur, faisant passer le taux d’abstention de 22,23 % au premier tour à celui record de 25,44 % au second. Un mouvement inverse à celui du scrutin de 2002, quand les Français avaient massivement barré la route à Jean-Marie Le Pen pour reconduire Jacques Chirac.
Cette année, l’histoire pourrait se répéter. Conscients de cette tendance, les deux camps tentent d’ailleurs de mobiliser leurs troupes. Marine Le Pen en multipliant les déplacements dans des terres favorables, Emmanuel Macron en martelant que les dés ne sont pas jetés bien que les sondages lui soient favorables. «Le match n’est pas plié», a encore mis en garde Jean Castex mardi matin au micro de France Inter. «S’abstenir, c’est mettre dos à dos Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Or il y a des différences fondamentales pour la vie quotidienne des Français», a-t-il ajouté. Que l’inquiétude soit réelle ou feinte, elle fait écho à une problématique: à cinq jours de l’échéance, les instituts de sondage s’attendent à un taux d’abstention possiblement historique.
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Les cadres politiques à gauche, tous partis et courants confondus, pourraient être totalement mobilisés pour dénoncer le programme de Marine Le Pen. Ils sont plutôt concentrés sur leurs querelles en vue des législatives de juin. Ces querelles devaient connaître un nouveau rebond mardi soir lors d’un Conseil national du PS, appelé à débattre de l’opportunité de continuer à tendre la main aux Insoumis qui continuent eux, de refuser toute négociation.
En attendant, des marches pour dire «non à l’extrême droite» ont bien été organisées un peu partout en France, elles n’ont pas réuni plus de quelques milliers de personnes, bien moins qu’en 2017. Surtout, elles n’ont pas autant mobilisé l’attention que les actions d’étudiants de la Sorbonne contre Emmanuel Macron et contre Marine Le Pen, dans un égal rejet. Numéro deux du PS, Corinne Narassiguin se désole. «Des maires ont organisé des actions et nous avons encouragé nos élus à lancer des appels, faire des réunions, à s’associer aux mouvements associatifs et aux syndicats, sachant que la puissance de notre émetteur est ce qu’elle est…»
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L’ancienne candidate à la présidentielle Christiane Taubira a appelé mardi à voter pour Emmanuel Macron, qui est donné vainqueur dimanche soir face à Marine Le Pen. Dans une tribune publiée sur le site du Monde, Christiane Taubira estime «qu’en face, l’extrême droite reste l’extrême droite. Les citoyens seront inégaux devant les risques et menaces, eu égard aux dangers qui pèseront sur l’Etat de droit, sur nos libertés et sur nos droits déjà bien malmenés, sur l’institution judiciaire et sur le code pénal. Il faudra voter Macron. Sans condition. Sans pourtant plier la nuque. Avec exigence».
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Le pouvoir d’achat sera le premier thème abordé lors du débat d’entre-deux-tours de la présidentielle, ont annoncé mardi les patrons de l’info de TF1 et France Télévisions. Si les journalistes avaient la mainmise sur les thèmes retenus, «il y a eu un arbitrage à faire sur l’ouverture, le premier thème abordé», a affirmé à l’AFP Thierry Thuillier (TF1), évoquant «un désaccord» entre les deux parties. Les organisateurs ont donc eu recours à un tirage au sort sur ce point, «sous les auspices de l’Arcom (ex-CSA) et sous contrôle d’un huissier», comme pour le placement des candidats et l’ordre des prises de parole, a ajouté Laurent Guimier (FranceTV).
Le pouvoir d’achat, thème plébiscité au cours de la campagne par la candidate RN, ouvrira donc le bal, devant l’international. Suivront, dans le désordre, la sécurité, la jeunesse, la compétitivité, l’environnement, le modèle social ou la gouvernance. «Chaque thème disposera d’un temps donné» pour éviter que les derniers soient expédiés «en quelques minutes comme cela a pu se produire précédemment», a expliqué Laurent Guimier, Thierry Thuillier citant notamment la santé et l’écologie comme les grandes oubliées de 2017. Placée à droite de l’écran, Marine Le Pen sera la première et la dernière à prendre la parole, selon les résultats du tirage au sort. L’organisation du débat «est toujours un enjeu pour» les candidats, a concédé Thierry Thuillier, refusant d’entrer dans les détails des négociations. «Cela se comprend. Ils vont se retrouver pendant 2h30 non stop sous la pression d’un débat décisif, très regardé par des millions de téléspectateurs (16,5 en 2017)» et «nous nous sommes garants de l’égalité de traitement, de même que les présentateurs doivent être parfaitement neutres», ajoute-t-il.
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Au programme de notre lettre présidentielle du jour: la préparation du débat de mercredi soir qui verra s’affronter pour la deuxième fois Emmanuel Macron et Marine Le Pen, l’abstention qui reste au centre des préoccupations à cinq jours de l’échéance, mais également la difficile mobilisation de la gauche contre la candidate RN.
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À eux deux Paris! Le 10 avril, Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon ont accaparé le vote des Parisiens en totalisant les deux tiers des suffrages exprimés (65,32 %), le troisième, Éric Zemmour, devant se contenter de 8,18 % des suffrages, et les autres de miettes, à commencer par Anne Hidalgo, humiliée dans «sa» ville (2,17 %).
Le chef de l’État est arrivé clairement en tête (35,24 %) mais en restant stable par rapport à il y a cinq ans: 0,41 point gagné alors qu’à l’échelle nationale, il a progressé de 3,84 points. Deuxième (30,08 %), le candidat de l’Avenir en commun a, à l’inverse, bondi de 10,52 points dans la capitale, soit quatre fois sa progression nationale. Macron a décroché la première place dans 13 arrondissements et 522 des 900 bureaux de vote, et Mélenchon dans 7 arrondissements et 378 bureaux de vote. Aucun autre candidat n’est arrivé en tête dans le moindre bureau de vote.
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Le mercredi 20 avril, Emmanuel Macron et Marine Le Pen s’affronteront lors du traditionnel débat d’entre deux tours de l’élection présidentielle 2022, à partir de 21 heures. L’émission a été baptisée «Le Débat» et devrait durer deux heures et trente minutes. Le tirage au sort a désigné Marine Le Pen pour ouvrir les discussions. Le premier thème sera consacré au pouvoir d’achat. Les retraites, la place de la France dans le monde, l’immigration, la sécurité, l’environnement, la jeunesse devraient aussi être évoqués.
France 2 et TF1 organisent ce débat entre les deux candidats. Le duel pour l’Élysée pourra également être suivi sur la TNT, sur les chaînes d’information des deux groupes : LCI (canal 26) et Franceinfo (canal 27), ainsi que sur Public Sénat (canal 13). Vous pourrez également suivre le débat en direct sur le site du Figaro.Les images seront tournées au studio 5 du Lendit, à La Plaine Saint-Denis (93), à l’aide de seize caméras. Didier Froehly, un professionnel expérimenté et habitué des débats, est le réalisateur choisi pour l’évènement. Les premières images du plateau ont déjà été diffusées. Les candidats auront chacun leur table et seront situés en face l’un de l’autre, à 2m50 de distance. Les journalistes seront sur une même table, à 4 mètres des candidats.
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Interrogé sur BFMTV, Jean-Luc Mélenchon assure: «Je poursuis mon combat politique jusqu’à mon dernier souffle dans une position comme dans l’autre». Sera-t-il candidat en 2027 ? «Non à l’heure et au jour où je vous parle, je ne crois pas à ça. J’ai beaucoup travaillé avec d’autres, il y a une très belle équipe. Le fleuve continuera toujours à aller à la mer.»
«Ma responsabilité politique est différente aujourd’hui de ce qu’elle était il y a 8 jours, poursuit Jean-Luc Mélenchon sur BFMTV. Mon devoir c’est empêcher qu’on se divise, unir et aller plus loin. Je ne dis pas que ça m’amène beaucoup plus loin l’addition des suffrages des écolos, des communistes, des socialistes et pourquoi pas de Jean Lassalle qui fait plus que les socialistes et les communistes. Si Jean Lassalle qui, en ayant lu le programme, considère que c’est celui qui est le moins éloigné de lui, il est le bienvenu. Il n’y a pas d’exclusive.»
Le candidat LFI assure que «les contacts existent»: «D’abord, il y a un fait électoral. ce que nous mettons en partage, c’est une stratégie, il y a le logo qui va avec et le programme qui a été porté en tête est la base sur laquelle on discute. Discutons sérieusement, déconstruisons, là où il y a un désaccord on regarde de plus près. Est-ce qu’il est surmontable ou pas surmontable ? Nous ne proposons pas un accord électoral, nous proposons un accord stratégique, qui devient un accord électoral C’est pas la lutte des places mais la lutte des classes». Et d’ajouter: «Tous ceux qui veulent participer à la victoire du programme l’avenir en commun sont les bienvenus mais il vaut mieux qu’ils réfléchissent parce qu’ensuite on va le faire».
L’Union populaire pourrait-elle accueillir d’autres formations politiques, comme les écologistes ? «Oui et pas que, estime Jean-Luc Mélenchon. Une fois je suis arrivé en tête, en 2017, on pouvait se dire c’est un accident de l’histoire. Mais deux fois, non. J’incarne trois rupture en un programme: sociale, écologique et démocratique. J’ai été placé en tête dans des conditions telles que le sens politique ne doit pas être dilué.»
Jean-Luc Mélenchon s’agace: «Je dis à Emmanuel Macron qu’il vaut mieux ne pas essayer de me tordre les bras, je n’apprécie pas du tout. S’il dit qu’on a eu un échange, moi je ne raconte pas ma vie. Oui, j’ai été en contact avec le président Macron pour essayer de tirer d’affaire quelqu’un qui est en très grand danger de mort dans un pays étranger. Et j’ai reçu de sa part les meilleures réponses, le travail a été fait».
Jean-Luc Mélenchon assure, en outre, qu’Emmanuel Macron a essayé de l’appeler, lui propose de «parler»: «Non je ne veux pas parler parce qu’il ne sait pas tenir sa langue. Je ne négocie pas avec Emmanuel Macron. J’ai refusé de parler avec lui parce que le lendemain il va dire “tiens j’ai eu au téléphone Mélenchon”, et on va dire “qu’est-ce qu’ils se disent ces deux là”. On ne me tordra pas le bras».
Pourquoi Jean-Luc Mélenchon ne dit-il pas de qui il préférerait être premier ministre, demande Bruce Toussaint ? «J’ai donné mon avis personnel, argue le candidat LFI. Ma responsabilité politique c’est de convaincre et de garder uni un bloc de 11 millions de personne. Son unité est ma responsabilité politique et ce bloc est divisé sur cette question. Donc je ne vois pas pourquoi j’irai leur dire ce qu’ils vont faire. J’ai dit pas de voix pour Marine Le Pen. Je dis aux gens qui veulent voter Marine Le Pen, vous faites une erreur, vous êtes en contradiction avec notre programme.»
Jean-Luc Mélenchon a-t-il une préférence entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen ? «Non, répond-il. Les deux ne sont pas de même nature. Je ne connais pas leur personnalité, mais ils incarnent quelque chose comme moi-même. La question de savoir qui est président à ce moment-là, on s’en fout. C’est le premier ministre qui dirige, c’est le premier ministre qui signe le décret du blocage des prix.»
Marine Le Pen «porte un projet qui est une autre France», assure-t-il cependant avant d’ajouter: «Ce n’est pas la France dans laquelle nous vivons aujourd’hui. Le droit du sol par exemple, elle veut l’enlever. Le premier référendum c’est sur le voile. C’est l’Iran à l’envers. On va faire la police du vêtement ? On va faire la chasse aux Musulmans ? Les Musulmans de France sont Français, nous n’avons pas à discuter cela. Demain, ce sera la kippa, après les autres diront ah ben les croix non plus, c’est quoi cette France ? La France est une et indivisible».
Jean-Luc Mélenchon sera-t-il candidat aux élections législatives ? «Il n’y a pas besoin d’être élu député pour être premier ministre, répond-il sur BFMTV. Pour mener cette bataille, il faut mener la bataille partout. Il n’y a pas besoin d’être député pour être premier ministre, Jean Castex n’est pas député. Je ne sais pas encore si je serai candidat, nous allons trancher dans les jours qui viennent.»
Le candidat de la France insoumise demande aux électeurs de voter massivement aux élections législatives. «Je demande aux Français de m’élire premier ministre, affirme Jean-Luc Mélenchon sur BFMTV. Pour cela, je leur demande d’élire une majorité de députés insoumis et de l’Union populaire. J’appelle à tous ceux qui veulent cela à rejoindre l’Union populaire. Il y aura un troisième tour.»
Pourrait-il être premier ministre de Marine Le Pen ? «si je ne me bats pas pour cette victoire, je leur dis donnez leur tous les pouvoirs ? Je ne veux pas que Marine Le Pen prenne le pays et je ne veux pas qu’Emmanuel Macron garde le pouvoir, je dois résoudre cette contradiction. Et je la résous que d’une manière en disant qu’il y a un troisième tour. D’abord commencez par régler ce qui vous paraît le plus urgent, le plus dangereux et ensuite au tour suivant on a le troisième tour.»
Jean-Luc Mélenchon revient sur les alliances potentielles avec les autres partis de gauche. «Les socialistes, il a fallu qu’ils en arrivent là pour se rendre compte que le centre de gravité de la gauche n’est pas dans le centre gauche, il y a une demande de radicalité, analyse Jean-Luc Mélenchon. Pour les socialistes, le débat est devant nous, les écologistes aussi. Ils m’ont agoni d’injures et j’ai bien fait de pas répondre. Mon regard est différent pour les communistes car nous avions deux candidatures communes. Je ne fais pas l’hypocrite pour dire que ça ne me fait rien. Une erreur stratégique de fond a été de refuser la logique qui avait d’abord conduit les dirigeants communiste à penser qu’il fallait mieux faire le front de gauche.»
Le candidat aurait-il pu faire davantage pour convaincre les communistes ? «Je ne suis pas arrivé à les convaincre, je pense que je n’aurais pas pu, parce qu’ils avaient envie d’aller au bout parce que peur que son parti disparaisse. La culture communiste est importante en France. Mais cette tradition se reconnaît plus dans ma candidature que dans le candidat communiste. Il faut distinguer la culture communiste et le parti communiste.»
«Le pays est partagé en trois blocs à peu près égaux, estime Jean-Luc Mélenchon sur BFMTV. Il y a le bloc de la droite libérale, qui va d’Emmanuel Macron à Valérie Pécresse, le bloc de l’extrême droite avec Le Pen, Zemmour et Dupont-Aignant et l’Union populaire. Il y a trois blocs extrêmement divisés entre eux, on ne voit pas les passerelles communes. Et le quatrième bloc, celui des abstentionnistes. Il n’y a qu’une seule solution: la méthode de l’Union populaire qui nous a permis d’arriver à ce résultat est celle qui permet de convaincre encore des abstentionnistes pour avoir un bloc plus fort.»
Jean-Luc Mélenchon est invité, sur BFMTV, pour sa première interview après le premier tour de l’élection présidentielle. Le candidat LFI a-t-il «digéré» sa défaite, lui demande Bruce Toussaint. «Je sais pas si un événement comme celui-là peut se digérer, il confronte la pensée politique, l’individu à une situation toute de même assez extraordinaire pour qu’on ne puisse pas balayer cela d’un revers de main, répond Jean-Luc Mélenchon. Quand vous avez le sentiment qu’un destin, une tâche vous passe au bout des doigts comme ça, vous n’en sortez pas indemne. Je pense que je n’ai pas fini avec ça.»
Le soir du premier tour, Jean-Luc Mélenchon a pensé qu’il pouvait accéder au deuxième tour: «J’ai pensé que ça pouvait se retourner, je n’en revenais pas». Le candidat insoumis assure avoir accueilli les résultats avec plus de «sagesse» qu’en 2017. «Il y a cinq ans je n’étais pas préparé, je l’étais mieux cette fois-ci. Je n’étais pas préparé parce qu’on partait de 12% et faire 7% de plus c’était énorme et on avait l’impression que ça nous glissait entre les doigts. J’admets que le ton pouvait donner à penser que je ne savais pas ce que je voulais.»
Jean-Luc Mélenchon assure toutefois ne pas être «mauvais perdant»: «Quand je perds une élection je peux me dire zut mais ce que je sais c’est les gens derrière, celui qui attendait le smic à 1400 euros, celui qui attendait le blocage des prix. Et puis cette masse immense de gens notamment dans la jeunesse qui se dit que c’est absurde, le monde va dans le mur. Je suis déçu d’abord pour eux, d’abord parce qu’ils me l’ont dit, j’ai vu des gens en larmes et j’ai pu penser que c’était disproportionné mais non. Je m’en veux d’avoir pensé cela parce qu’il y a des gens qui se disent que ça va être pire demain».
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Le débat de l’entre-deux-tours de l’élection présidentielle entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron sera retransmis sur Twitch mercredi soir, ont annoncé plusieurs streamers à succès, après des mois de flou autour de la diffusion de programmes télévisés sur la plateforme de direct. «Bon, je viens d’acquérir les droits pour diffuser sur Twitch le débat (…) On commente ça ensemble ?», a lancé lundi le journaliste Samuel Étienne sur Twitter, accompagné du lien menant à sa chaîne Twitch.
Pas vraiment des «droits», mais plutôt «1500 euros hors taxe» de «participation aux frais techniques», pour réutiliser les images de TF1 et France 2, a précisé mardi le présentateur de «Questions pour un champion» à l’AFP. Une somme, mais sa «communauté semblait vraiment partante pour ce moment-là», explique-t-il, notant les fortes audiences de son émission dédiée au premier tour de la présidentielle le 10 avril avec «300.000 spectateurs uniques». «Sur Twitch, on a vraiment le temps de parler de l’enjeu du débat» et l’interaction «séduit» les spectateurs, apprécie le journaliste-streamer.
Samuel Étienne a rapidement été rejoint par d’autres figures de Twitch: le streamer politique Jean Massiet, ancien collaborateur de l’ex-ministre Marisol Touraine, le YouTubeur aux deux millions d’abonnés HugoDécrypte et le très populaire Sardoche (1,2 million de fans sur Twitch). «J’ai chopé les droits de diffusion, pas de risque de ban» cette fois-ci, avait affirmé Hugo Travers, alias HugoDécrypte, dans un tweet. En septembre, il avait retransmis le débat entre les candidats LFI Jean-Luc Mélenchon et Éric Zemmour sur sa chaîne. Mais BFMTV, propriétaire exclusive des images, avait demandé et obtenu sa suspension de Twitch pendant 48 heures.
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Au premier tour de l’élection présidentielle, 489 bulletins exprimés par des personnes détenues n’ont pas pu être pris en compte en raison «des manquements de l’administration pénitentiaire dans la procédure du vote par correspondance», a dénoncé mardi l’Observatoire international des prisons (OIP). Selon les chiffres communiqués par la Chancellerie, 13.672 personnes détenues – sur un total de plus de 70.000 prisonniers au 1er mars – étaient inscrits pour voter par correspondance au premier tour de l’élection présidentielle.
Selon l’OIP, 11.229 détenus ont voté le 10 avril. C’est la première fois que les détenus pouvaient voter par correspondance pour une élection présidentielle. Mais, a déploré l’OIP dans un communiqué, «489 voix – soit 4,4% de celles exprimées par correspondance – n’ont pu être prises en compte, en raison de manquements de l’administration pénitentiaire dans la procédure du vote par correspondance». «Pour la majorité d’entre elles, la cause réside dans l’oubli de joindre l’attestation d’identité des personnes détenues», a précisé l’OIP. «Une circulaire aurait depuis été adressée aux agents afin que les dysfonctionnements identifiés ne se reproduisent pas au second tour», a indiqué l’ONG qui a suggéré notamment d’instaurer des bureaux de vote en prison.
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Marine Le Pen estime dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux mardi que «la peur» est «le seul argument qui reste» à Emmanuel Macron «pour tenter de se maintenir» au pouvoir. Emmanuel Macron «conscient des sombres perspectives qu’évoque, aux yeux de la majorité des citoyens, un éventuel second quinquennat, a fait le choix de l’invective et du chantage à la peur», affirme la candidate du Rassemblement national, qui doit affronter son adversaire en débat télévisé mercredi.
«La peur, c’est en effet le seul argument qui reste à l’actuel président de la République pour tenter de se maintenir à tout prix, prolongeant ainsi un mandat au cours duquel nos libertés ont grandement souffert», ajoute Marine Le Pen. «La peur, la peur comme ressort paralysant comme moyen désespéré de vous empêcher de réfléchir et de choisir» au second tour dimanche, selon la candidate d’extrême droite. Accusée par Emmanuel Macron de porter dans son projet de révision en profondeur de la Constitution un «changement de régime», Marine Le Pen se présente à l’inverse comme la candidate de «la restauration des évidences républicaines».
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Selon un nouveau baromètre Ifop-Fiducial pour LCI, Paris Match et Sud Radio, Emmanuel Macron s’installe sur la première marche du podium face à sa rivale Marine Le Pen. La candidate RN récolterait 45% contre 55% pour le président sortant.
Un sondage Opinion 2022 réalisé par Elabe pour BFMTV et L’Express avec SFR donne, lui, le candidat de la République en Marche à 54,5% d’intentions de vote contre 45,5% pour Marine Le Pen. Le président sortant profite d’un report de voix de plus en plus important chez les électeurs de Jean-Luc Mélenchon: ils sont désormais 42% (+7 points en une semaine) des électeurs du candidat de la France insoumise à indiquer vouloir voter pour le président-candidat au second tour, contre 25% (-2 points) pour Marine Le Pen.
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«Je ne collaborerai pas» avec Marine Le Pen en cas de victoire de la candidate RN à la présidentielle, prévient le patron de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii), Didier Leschi, fraîchement reconduit à la tête de cette administration.
La règle pour un haut-fonctionnaire, «c’est de servir même si l’administration n’émane pas de son choix civique, qui est protégé par le secret de l’isoloir», explique le préfet Leschi, reconduit en janvier à la tête de l’Ofii, organe sous tutelle du ministère de l’Intérieur chargé d’orchestrer la politique migratoire.
Mais en cas de victoire de Marine Le Pen au second tour le 24 avril, «je ne collaborerai pas», dit à l’AFP Didier Leschi, directeur général de cette administration depuis 2015.
Après un tirage au sort, Marine Le Pen sera la première à prendre la parole demain soir lors du débat présidentiel face au président Macron. Parmi une nombreuse liste de sujets choisis, le premier à être abordé sera le pouvoir d’achat.
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«Le fait de rendre gratuits ces bus et ces trains aux fins d’aller voter contre Marine Le Pen constitue juridiquement une possibilité de détournement de fonds publics, a affirmé à l’AFP Jean-Paul Garraud, conseiller régional RN et député européen. J’espère que la justice va se saisir de cette question, elle devrait le faire», a estimé l’ancien magistrat, que Marine Le Pen nommerait ministre de la Justice, en cas de victoire à la présidentielle.
De son côté, Louis Aliot, maire RN de Perpignan a réagi sur Twitter, dénonçant une «utilisation des transports publics et donc des moyens publics à des fins électorales ! »
En effet, la présidente de la région Occitanie a annoncé que tous les transports seront gratuits pour pousser les citoyens à se rendre aux urnes.
Contrairement à l’interdiction formulée par la préfecture des Bouches-du-Rhône, un drone a survolé le jardin du Pharo à Marseille samedi dernier lors du meeting d’Emmanuel Macron. L’homme propriétaire de l’engin a été interpellé samedi en début de soirée, selon BFM La Provence.
Une femme et son compagnon ont également été placés en garde à vue après avoir lancé une canette de soda et filmé la scène avec un téléphone portable.
En campagne à Strasbourg, Emmanuel Macron est apostrophé par une femme voilée qui lui lance : «Monsieur le président, vous êtes féministe ?». ; il saisit la balle au bond pour exposer sa pensée: «Ce qui est beau, (…) c’est d’avoir une jeune fille qui porte le voile (…) et qui dit “est-ce que vous êtes féministe ?”… C’est la meilleure des réponses à toutes les bêtises que j’entends».
En 2009, dans les colonnes du journal Le Monde, l’islamologue Abdelwahab Meddeb s’exprime sans aucune ambiguïté : «Il convient de situer la prescription du voile dans une société phallocratique, misogyne, construite sur la séparation des sexes, sur une hiérarchie des genres ». Meddeb insiste sur le fait qu’«il n’y a pas de différence de nature ni de structure mais de degré et d’intensité entre burqa et hijab, lequel n’est rien qu’en lui-même une atteinte au principe de l’égalité et de la dignité partagées entre les sexes» ; et de rappeler dans la foulée que « tous les réformistes et modernisateurs qui, en Islam, ont prôné le dévoilement des femmes depuis la fin du XIXe siècle, organisent leur discours de persuasion sur ces trois principes (liberté, égalité, dignité).»
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Dans une interview au quotidien local La Montagne, l’actuel porte-parole du gouvernement a critiqué plusieurs positions de Marine Le Pen. «C’est la candidate des illusions, des impôts, des mensonges et des discriminations, écrit-il. Je dénonce la mascarade du programme de Marine Le Pen. Elle veut supprimer l’impôt sur le revenu pour les moins de 30 ans, ce qui revient à dire qu’un joueur du PSG de 25 ans n’en paiera plus, contrairement à un infirmier de 32 ans. C’est profondément injuste.»
Gabriel Attal a ensuite souhaité rassurer les Français sur la proximité du gouvernement. «Pour les deux grands chantiers de l’éducation et de la santé, nous souhaitons une méthode profondément nouvelle avec des solutions adaptées à chaque territoire. Nous sommes aussi favorables à faire évoluer nos institutions avec davantage de respiration démocratique.»
«J’annulerai les hausses de taxes sur les carburants décidées par Emmanuel Macron en 2017 et en 2018», a annoncé Marine Le Pen sur Twitter.
La nièce de Marine Le Pen, Marion Maréchal, a été nommée vice-présidente exécutive du parti d’Éric Zemmour, Reconquête!, a-t-elle annoncé sur Twitter, expliquant «mettre toute (son) énergie dans la construction et le développement de ce jeune mouvement national plein d’avenir».
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Il est 20h le dimanche 10 avril lorsque les estimations du premier tour de l’élection présidentielle tombent. Pour Les Républicains, c’est un coup de massue. Le parti historique essuie une lourde défaite, la candidate Valérie Pécresse se retrouve sous la barre des 5%. Il faut trouver une manière de réagir sans perdre la face, un exercice plus délicat encore pour les responsables «Macron-compatibles».
En coulisses, Jean-Luc Mano s’affaire. Ce conseiller en communication politique et cofondateur du cabinet Only-Conseil chuchote à l’oreille de ces élus idéologiquement proches du candidat sortant. «Deux questions se sont posées», explique-t-il. «Comment parler de cet échec à la télévision ? Et quel degré de soutien stratégique apporter à Emmanuel Macron, sans pour autant passer pour un opportuniste ?»
Le rôle de ce conseiller de l’ombre est de polir l’image de ses clients, pour les rendre à la fois digestes et percutants lors de leurs apparitions médiatiques. Une mission aussi courante qu’elle est taboue, et qui représente une manne financière pour les rois de la com’.
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Dans un communiqué publié sur Twitter, le candidat malheureux à la présidentielle Philippe Poutou a expliqué que son parti, le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), «répond(ait) favorablement à (la) demande de rencontre (de l’Union populaire, mouvement lié à Jean-Luc Mélenchon, NDLR) pour discuter de la possibilité de candidatures communes aux élections législatives».
«Il ne s’agit pas de voter pour un individu et un programme élaboré par un courant, mais pour 577 personnes, avec la possibilité de trouver des médiations, des équilibres, des compromis, autour d’une dynamique transcendant les logiques d’appareil et/ou boutiquières, tout en permettant que nos différentes positions politiques soient représentées», justifie le NPA.
«L’urgence de l’heure est que pas une voix de notre camp n’aille à Le Pen, pour que l’extrême droite soit battue dimanche», rajoute le NPA dans son communiqué.
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Le maire LR de Saint-Etienne, régulièrement critique envers son parti, dénonce mardi dans une tribune au Monde la «dérive identitaire» de la droite républicaine qui a «sombré moralement» en s’appropriant «le terreau idéologique de l’extrême droite».
Pour Gaël Perdriau, il y a eu dans la campagne de Valérie Pécresse «un avant et un après» le meeting du Zénith, lorsqu’elle a parlé des «Français de papier» et utilisé l’expression complotiste de «grand remplacement».
Une semaine après que Nicolas Sarkozy a apporté son soutien à Emmanuel Macron, il s’interroge: «la droite républicaine, ainsi que ses alliés centristes, va-t-elle enfin tourner le dos à cette dérive identitaire entamée par Nicolas Sarkozy avec le débat sur l’identité nationale?»
«Justice climatique, justice sociale». Sur la façade du lycée parisien Louis Le Grand, des lycéens ont accroché une banderole pour dénoncer l’absence des questions climatiques et sociales dans la campagne d’entre-deux tours.
A Paris ou en Île-de-France, d’autres établissements sont bloqués par des élèves ce mardi matin. Cette mobilisation fait suite au mouvement d’étudiants qui a bloqué l’accès à l’entrée des locaux de la Sorbonne la semaine dernière.
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L’ex-premier ministre, qui «ne croit pas» à la fin du front républicain, raille l’«errance» des élus qui refusent de prendre parti.
Président d’Horizons, Edouard Philippe appelle également à réformer les retraites «très tôt» en cas de réélection du chef de l’État.
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«Vous insultez des millions de français qui ne sont pas du tout radicalisés et qui vivent leur religion calmement», a dénoncé Stanislas Guerini sur LCI ce mardi en s’adressant à Laurent Jacobelli, porte-parole de Marine Le Pen.
«Et vous venez leur dire que vous allez consacrer les efforts des forces de l’ordre à les pourchasser dans la rue pour leur faire retirer un signe religieux ?», a interrogé le délégué général LREM, faisant référence à la volonté de Marine Le Pen d’interdire le port du voile dans l’espace public si elle est élue.
A cinq jours du second tour de la présidentielle, le père d’Emmanuel Macron dit, dans un entretien publié mardi par L’Est républicain, avoir «beaucoup d’admiration» pour la manière dont son fils dirige la France et en jugeant les Français «très ingrats» sur son quinquennat.
«J’ai beaucoup d’admiration pour la façon dont il dirige l’Etat actuellement. Je trouve qu’il faut avoir beaucoup de courage et que les Français sont très ingrats mais ce n’est pas nouveau», déclare Jean-Michel Macron, interrogé dans sa maison à Amiens pour les journaux régionaux du groupe Ebra.
«J’approuve 90% de ce qu’il fait. On n’est jamais d’accord à 100%. Je ne suis pas un adepte d’une secte», ajoute l’ancien neurologue, en se disant «confiant» sur les résultats du second tour de dimanche. «Il a eu beaucoup de mérite à faire front sur tout ce qui lui est tombé sur la tête, notamment le Covid», estime-t-il. Et, depuis le début de la guerre en Ukraine, «il a eu beaucoup de courage» et «il n’y a pas beaucoup de dirigeants européens qui ont fait ce qu’il a fait».
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«Interdire le port du voile sur l’espace public ça veut dire concrètement que Marine Le Pen considère que la priorité pour nos policiers c’est d’aller pourchasser les femmes qui portent le voile pour les verbaliser», a déploré le porte-parole du gouvernement ce mardi.
«Je pense que nos policiers sont plus utiles pour la sécurité immédiate des français pour traquer les délinquants, les trafiquants de drogue», a t-il développé.
Après une confusion au sujet du rétablissement de la peine de mort la semaine dernière, le président du Rassemblement national a affirmé que le référendum d’initiative citoyenne (RIC) ne pourrait revenir sur cette disposition.
«Le RIC ne permet pas de modifier la constitution, donc la peine qui en fait partie», a-t-il précisé. Il exclut aussi les propositions qui «porteraient atteinte à la sécurité nationale», comme «la suppression de la police, la gendarmerie».
«Au nom de la dignité animale», il n’y aura «pas d’abattage sur le sol français où l’animal n’est pas soumis à un étourdissement préalable», a déclaré Jordan Bardella, précisant qu’il serait toujours possible d’importer cette viande de pays qui autorisent cette méthode.
«Je vous confirme que c’est un objectif», a déclaré le président Rassemblement national avant de poursuivre : «A partir du moment où la loi sera votée, le voile sera interdit dans l’espace public».
«Il y a des périmètres dans lesquels c’est une priorité», a estimé Jordan Bardella en citant par exemple l’intérêt des «chefs d’entreprise» ou «l’administration publique».
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Bruno Le Maire, qui a été le directeur de cabinet de Dominique de Villepin alors premier ministre de Jacques Chirac, s’est dit satisfait du soutien de Claude Chirac. La fille de l’ancien président a appelé mardi à ce que «pas une voix ne manque à Emmanuel Macron».
«J’espère que cette position en inspirera beaucoup qui viennent de la même formation politique», a t-il développé.
Selon une étude Ifop, menée pour la Fondation Reboot, dédiée au développement du raisonnement critique, l’idée selon laquelle l’élection présidentielle 2022 serait ou pourrait être truquée fait son chemin. Au total, pas moins de 14% des Français croient en cette affirmation. Mais le chiffre monte à 24% lorsqu’il s’agit de personnes utilisant internet comme principal moyen d’information. Il s’établit également à 25% lorsque cela concerne des personnes croyant dans les théories du complot. D’un point de vue partisan, les électeurs de Marine Le Pen (30%), d’Éric Zemmour (29%) et de Jean-Luc Mélenchon en sont le plus convaincus, contrairement à ceux d’Emmanuel Macron ou de Valérie Pécresse (7%).
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Cette enquête établit également qu’internet a pris une place prépondérante dans la manière de consommer de l’information politique. Depuis 2009 – date du dernier travail mené sur le sujet -, les Français, lorsqu’ils recherchent de l’actualité politique, s’informent trois fois plus via internet qu’auparavant. Ils sont ainsi 31% à désigner la toile comme média le plus souvent utilisé. La télévision garde son avance (42%) mais perd 7 points sur ces dernières années. Viennent ensuite la radio (14%), la presse écrite nationale (5%) et la presse écrite régionale (4%). Sans surprise, une fracture générationnelle s’observe entre les moins de 34 ans, qui utilisent massivement internet, et les plus de 65 ans, qui privilégient encore la télévision.

Interrogé au micro d’Europe 1 ce mardi, le ministre de l’Economie a considéré que «ce qui est proposé sur la réforme des retraites n’est pas forcément de nature à séduire les électeurs de Jean-Luc Mélenchon».
Emmanuel Macron n’a pas «dévié de sa ligne, a poursuivi Bruno Le Maire. Il a pu enrichir sa ligne, mais n’a jamais dévié».
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Invité de France Inter, le premier ministre Jean Castex «présentera (s)a démission quelque jours après la réélection du président de la république. Une impulsion nouvelle après sa réélection doit être trouvée. Ce qui me préoccupe maintenant c’est la deuxième tour». «Je suis extrêmement mobilisé. En écoutant autour de moi, je pense que rien n’est joué qu’il ne faudrait pas tirer des chiffres que le match est plié. Il ne l’est pas», a martelé le premier ministre.
Interrogé sur la volonté de Marine Le Pen d’interdire le port du voile en public, le ministre de la Justice a affirmé son vif désaccord. «On ne peut plus, dans ce pays, s’habiller comme on veut ?», a-t-il interrogé avant de mettre en garde contre «un Etat totalitaire» qui entre dans les armoires ou dans les cuisines.
«Si dimanche Marine Le Pen est élue», le lundi ne sera pas «un lendemain qui chante», a déclaré Eric Dupond-Moretti au micro de RTL ce mardi.
«Elle dit ‘je vais mettre en oeuvre une réforme constitutionnelle’ qu’elle ne peut pas mettre en oeuvre pour une raison simple : il faut l’assentiment de l’Assemblée nationale et du Sénat et donc on entre dans une période de chaos», a estimé le ministre de la Justice avant de rappeler que : «Certains constitutionnalistes ont dit de façon très claire : ‘c’est un coup d’Etat constitutionnel’»
Alors que la Russie lance son offensive dans le Donbass, Sébastien Chenu a estimé qu’il «faudra à un moment que la Russie soit à la table des négociations. Et nous ne souhaitons pas parasiter l’action diplomatique de la France. Souhaitons que Poutine passe la main à des dirigeants plus acceptables. On s’est réconciliés avec des pays, comme l’Allemagne. Je ne suis pas sûr que la Russie sera dirigée par un gentil démocrate ou un gentil républicain».
Invité sur Public Sénat, Sébastien Chenu a rappelé la position du Rassemblement national sur le voile : «l’objectif est de lutter et d’éradiquer l’islamisme en France. Ça passe par fermer les mosquées radicales, interdire le salafisme, arrêter le financement de structure en liens avec l’islam radical. Je crois que la loi pour interdire le voile est nécessaire, d’abord pour libérer les femmes. Je crois que le voile va tomber quand l’islamisme sera interdit en France. Il faut aller vers cette éradication du voile islamiste, de l’hidjab». Le hidjab est «un signe islamiste», a-t-il martelé.
Invité sur RTL ce matin, le garde des Sceaux a déclaré que ne pas penser que ceux qui votent pour Marine Le Pen votent pour son programme. «L’extrême droite ramasse si j’ose dire un certain nombre de gens qui ont peur et nous avons vécu une période particulière et mortifère», a t-il déclaré avant de poursuivre : «L’extrême droite se nourrit des peurs».
Il a aussi estimé que la candidate était le «réceptacle des colères», sans susciter un vote d’adhésion à son programme, par ailleurs «extrêmement inquiétant».
Marine Le Pen et certains de ses proches sont accusés par l’office européen de lutte antifraude d’avoir détourné environ 600.000 euros d’argent public européen. Sur France 2, Louis Aliot annonce qu’il va «porter plainte» pour «violation des droits de la défense et violation du secret de l’instruction».
Interrogé sur la préparation de Marine Le Pen au débat d’entre-deux-tours de demain soir, Louis Aliot a estimé qu’il y «a une posture à prendre, celle du président du la république. On est dans un deuxième tour pour rassembler plus de 50% des Français. Il faut qu’elle incarne la fonction. Il faut retrouver les bases de la Vème république. Il faut retrouver une solennité de la fonction que n’incarne pas Monsieur Macron». Sur la tenue du débat, le maire de Perpignan «espère que ce sera solennel, sérieux, arguments contre arguments, projets contre projets». «Ce débat est un élément très important de la victoire de dimanche. Elle a beaucoup travaillé et maitrise les sujets», a-t-il estimé.
Invité des quatre vérités sur France 2, le maire de Perpignan, Louis Aliot a assuré qu’il «ne faut pas rejeter la Russie dans les bras de la Chine et tout faire pour tenter de l’amarrer à l’Europe. (…) On a beaucoup fait pour une diplomatie avec la Russie depuis plusieurs années, mais il faut toujours discuter même avec les pays les plus dangereux».
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Invitée de France Bleu lundi, la candidate du Rassemblement national a annoncé qu’elle nommerait son porte-parole Jean-Paul Garraud au ministère de la Justice en cas de victoire. Ce député européen et conseiller régional d’Occitanie est également président de l’Association professionnelle des magistrats.
C’est la première précision sur le gouvernement futur en cas d’élection de Marine Le Pen, qui souhaite un «gouvernement d’union nationale». «Il y aura des gens qui viendront très certainement de la droite et très certainement de la gauche», a-t-elle précisé en estimant qu’Arnaud Montebourg aurait toute sa place dans son gouvernement. «Ce pourrait même aller jusqu’à un profil comme celui d’Arnaud Montebourg. Nous partageons les mêmes lignes en matière de défense des entreprises françaises.»
«Le second tour n’est pas joué». Plusieurs soutiens d’Emmanuel Macron ont alerté lundi sur tout risque de relâchement dans la dernière ligne droite de la présidentielle, alors que le président-candidat prend l’avantage dans les derniers sondages sur Marine Le Pen.
Avant de mettre sa campagne en sourdine pour préparer le débat très attendu de mercredi soir, la candidate RN s’est fendue d’un bain de foule sous le soleil de la Normandie, alors qu’Emmanuel Macron a occupé le terrain médiatique avec trois interviews à la radio et la télévision.
Partout, il a relayé le même message: aux urnes citoyens! S’adressant notamment à ceux qui hésitent à voter dimanche parce que leur seule motivation est de faire barrage à l’extrême droite, il a insisté: «la vie en société, c’est le fruit de compromis. Au deuxième tour, vous éliminez».
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Claude Chirac, fille de l’ancien président Jacques Chirac, et son époux Frédéric Salat-Baroux, ex-secrétaire général de l’Élysée, ont appelé mardi à ce que «pas une voix ne manque à Emmanuel Macron» face à Marine Le Pen au second tour de la présidentielle.
«Comme l’a dit Jacques Chirac durant toute sa vie, l’heure est au combat contre l’extrémisme», soulignent-ils dans une déclaration à l’AFP, et, «derrière un entre-deux-tours en apparence banalisé, la situation est infiniment plus grave qu’en 2017 et 2002», où le Front national (devenu Rassemblement national) s’était déjà hissé au second tour.
À VOIR AUSSI – Présidentielle 2022: «Ne sifflez pas l’extrême droite, battez-là le 24 avril !», lance Emmanuel Macron
Les deux finalistes de l’élection présidentielle se consacrent mardi à la préparation de leur duel télévisé du lendemain, un rendez-vous que Marine Le Pen avait complètement raté il y a cinq ans face à un Emmanuel Macron qui aura cette fois un bilan à défendre.
«Pour moi, un échec c’est parfois un coup de pied aux fesses», a confié sur TF1 la candidate du Rassemblement national qui assure avoir tiré les leçons de 2017 où elle était arrivée mal préparée et fatiguée au débat de l’entre-deux-tours après avoir multiplié les déplacements.
>> Lire notre décryptage –Débat présidentiel : comment Marine Le Pen prépare le match retour
Bienvenue dans ce direct consacré à l’élection présidentielle. Minute par minute, le Figaro fait le point sur les dernières informations consacrées au second tour, qui opposera dimanche Marine Le Pen à Emmanuel Macron.
Vous retrouverez les informations de la veille dans notre précédent direct.

anonyme 68049
le
On a les guignols que l’on mérite…
alain 40
le
Coalition Macron, Mélenchon, Pécresse, Taubira, Hollande, Sarko, Roussel et les Frères Musulmans. J’adore…. Quelle réunion de crapules.
Mc Struggle
le
L’héritière le Pen, dont la famille depuis 60 ans ne vit (et très bien) que de politique donc d’argent public, qui parle de pouvoir d’achat. Comique.
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DIRECT – Présidentielle 2022 : le pouvoir d’achat, premier thème du débat de l’entre-deux-tours
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