DIRECT. Essence: toujours des difficultés mais une légère amélioration dans les Hauts-de-France – La Voix du Nord

Les salariés en grève chez TotalEnergies reconduisent leur mouvement, au moins jusqu’à mardi. Si la direction a proposé d’avancer les négociations annuelles des salaires, les salariés réclament des promesses chiffrées. Leurs demandes datent du mois de juin, font-ils valoir.
Ce qu’il faut savoir :
> TotalEnergies a proposé d’avancer ses négociations annuelles sur les salaires, répondant à la main tendue de la CGT, à condition que les blocages prennent fin, tandis qu’Esso-ExxonMobil a réuni les syndicats ce lundi. Mais les grévistes ont décidé de poursuivre leur grève à mi-journée, refusant de donner un chèque en blanc à leur direction.
> La préfecture des Hauts-de-France indique ce lundi que la situation devrait s’améliorer dans les jours qui viennent, avec le recours aux stocks stratégiques et aux livraisons des camions-citernes qui sont facilitées.
> La Première ministre Elisabeth Borne organise une réunion d’urgence ce lundi soir pour faire « le point sur l’état des discussions et la façon dont on peut assurer aux Françaises et aux Français qu’il y aura bien un réapprovisionnement le plus rapide possible des stations-services ».
> Ce lundi soir à 18 heures, 29,4 % des stations étaient difficulté en France. 48,4% dans les Hauts-de-France.
 
21h30. La vente de carburant limitée à 30 litres dans plusieurs départements
La ministre de la Transition énergétique a demandé aux préfets, réunis dans la matinée, de prendre des mesures «pour empêcher la constitution de stocks inutiles » selon l’AFP. Mesure appliquée dès lundi soir dans Le Var, le Vaucluse et les Alpes-de-Haute-Provence, où la vente de carburant aux particuliers est limitée à 30 litres, par arrêtés préfectoraux.
21h26. Des soignants réclament un accès prioritaires dans toutes les stations
Face aux pénuries, des syndicats de soignants (infirmiers libéraux) ont réclamé ce lundi soir « un accès prioritaire » dans toutes les stations pour pouvoir maintenir les soins à domicile.
21h10. Légère amélioration dans les Hauts-de-France
Selon les chiffres du gouvernement, 58,4% des stations-service étaient en rupture d’au moins un produit ce dimanche dans les Hauts-de-France, contre 48,4% aujourd’hui.
En Île-de-France, région particulièrement touchée également, ce chiffre passe de 44,9% ce dimanche à 33,9% ce lundi. « D’autres difficultés apparaissent sur le territoire, y compris dans des zones qui ne sont pas concernées par le mouvement social en cours comme la façade Atlantique », indique le ministère.
20h30. 29,4 % des stations en difficulté ce lundi
« 29,4% des stations-service sont en difficulté au niveau national » à 18 heures, contre 29,7% à 15 heures ce dimanche, a indiqué ce lundi soir la ministre de la Transition énergétique Agnès Pannier-Runacher. Ces stations connaissent « la rupture d’au moins un produit ».
20h09. Le remplissage de jerricans devrait être interdit partout en France
C’était déjà le cas dans le Nord et dans le Pas-de-Calais : le remplissage de jerricans et de bidons devrait être interdit dans toute la France selon BFMTV. La consigne va être passée aux préfets ce mardi.
Dans le Pas-de-Calais, cette interdiction reconduite ce lundi court jusqu’à ce jeudi 13 octobre, 23h59, précise d’ores et déjà la préfecture.
19h50. La galère continue aux pompes, « j’espère que ça ne durera pas trop longtemps »
« Je comprends qu’ils défendent leur bifteck mais ce serait bien de relâcher un peu d’essence », « Faire grève, c’est un droit, mais là on commence à immobiliser le pays ». Dans les Hauts-de-France, les automobilistes continuent d’éprouver de grandes difficultés pour faire le plein d’essence, alors que le mouvement social se poursuit chez TotalEnergies et chez Esso.
19h26. Pour Laurent Berger : « Il faut débloquer cette situation indigne pour les citoyens. »
Comment ? « En négociant, comme c’était prévu depuis le départ », a estimé ce lundi Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, sur le plateau de C dans l’air sur France 5.
« Il faut débloquer cette situation indigne pour les citoyens et pour cela il faut négocier. Il est juste que les salariés réclament une juste répartition de la richesse produite par Total, évidemment que les militants de la CFDT sont offebnsifs sur le sujet, mais nous on a décidé de ne pas faire une grève préventive. Dans ce cas précis, il y avait une date de négociation prévue, il faut l’avancer mais il faut ouvrir ces négociations dans un cadre serein. »

19h06. Sans station pour les véhicules prioritaires, les automobilistes s’organisent dans le Béthunois-Bruaysis
Les véhicules prioritaires ne bénéficiaient pas de stations réquisitionnées dans le Béthunois-Bruaysis, ce lundi. La plus proche est à 40 km, c’est le Auchan de Noyelles-Godault, près d’Hénin-Beaumont. Les automobilistes s’organisent.
18h30. Situation encore tendue dans l’Audomarois malgré le réapprovisionnement
Des réapprovisionnements ont été effectués dès ce lundi matin dans les stations-services, certaines étaient fermées jusqu’alors. Les files de voitures s’allongent toujours devant les pompes d’Auchan Longuenesse. À Lumbres, après une semaine très tendue, les clients ont de nouveau pu accéder aux pompes.
18h27. Le désarroi des pompistes Total, « six jours que je n’ai plus de recettes »
L’Audomarois compte trois stations Total et deux Elan, filiale du groupe Total. Deux gérants racontent leurs difficultés à être réapprovisionnés.


18h15. « Aucune raison de maintenir des blocages », selon TotalEnergies
TotalEnergies veut rappeler son « état d’esprit constructif » dans un communiqué diffusé ce lundi, « en réponse aux accusations de ‘chantage’ de la CGT ». L’entreprise se dit ouverte à des négociations pour permettre aux salariés concernés de bénéficier « avant la fin de l’année, des résultats exceptionnels générés par TotalEnergies, tout en prenant aussi en compte l’inflation de l’année 2022. »
Elle ajoute : « Pour rappel, les salariés ont bénéficié en 2022 d’une augmentation moyenne de +3,5% en retour des résultats de l’année 2021 (dont l’inflation s’élevait à 2,8%). »
« Compte tenu de sa position engageante et positive énoncée en amont des discussions, la direction de TotalEnergies considère qu’il n’y a donc aucune raison de maintenir des blocages et qu’il est temps de laisser place à une négociation institutionnelle dans un climat apaisé, comme c’est la coutume dans la Compagnie », conclut la société pétrolière.
L’entreprise s’appuie sur un montant du salaire moyen des opérateurs du raffinage à 5 000 euros bruts par mois (intéressement et participation compris) pour démontrer sa volonté de rendre leurs collaborateurs « prioritaires dans le partage de la valeur et reçoivent ainsi la juste récompense de leurs efforts sur leur fiche de paye avant la fin de l’année. » Un montant contesté par les syndicats qui avancent plutôt un salaire autour de 3 000 euros bruts.
17h49. En pleine pénurie de carburant, la fête du rallye automobile se profile à Béthune
« Cette pénurie, c’est un coup dur. On a fait 151 inscrits mais on attend ces prochaines heures pour connaître le nombre de concurrents qui viendront réellement… » rapporte l’organisation qui prévoit cet événement depuis des mois. L’an dernier, la course avait déjà connu un épisode compliqué  : le Grand Arras avait refusé d’accueillir l’événement pour des raisons écologiques.
16h42. Elisabeth Borne réunit en urgence plusieurs ministres ce lundi soir
À son retour d’Algérie, la Première ministre Élisabeth Borne réunira ce lundi à 21 heures à Matignon quatre ministres concernés par les difficultés d’approvisionnement en carburant : Gérald Darmanin (Intérieur), Agnès Pannier-Runacher (Transition énergétique) et Clément Beaune (Transports) et Olivier Véran (porte-parole du gouvernement).
Interrogée sur la possibilité de réquisitions pour assurer un approvisionnement, la cheffe du gouvernement a répondu qu’elle ferait « le point ce soir sur l’état des discussions et la façon dont on peut assurer aux Françaises et aux Français qu’il y aura bien un réapprovisionnement le plus rapide possible des stations-services ».
16h02. Le prix du gazole a bondi de 10 centimes par litre la semaine dernière en moyenne
Les prix des carburants routiers ont flambé la semaine dernière pendant la grève chez TotalEnergies qui a provoqué des pénuries, en particulier le gazole qui a bondi en moyenne de 10 centimes par litre, selon des chiffres du ministère de la Transition écologique communiqués lundi.
Le gazole coûtait en moyenne 1,8035 euros par litre, soit 10,79 centimes de plus que la semaine précédente, tandis que la hausse s’élevait à 7 centimes pour le super sans plomb 95 et à 7,29 centimes pour le sans-plomb 95-E10, selon des chiffres arrêtés vendredi dernier.
15h45. Pas de blocage mais une grève
Les syndicats insistent : ils ne procèdent pas à des « blocages ». Ils sont « en grève », répètent-ils, « déterminés à faire valoir leurs revendications ». Ce qui est différent de faire brûler des palettes à l’entrée des sites, par exemple. Les salariés exercent « leur droit fondamental », précisent-ils.
15h35. 5 000 euros : la CGT conteste le salaire moyen avancé par la direction
« Je ne sais pas d'où Total sort ces chiffres. Quand vous faites la moyenne entre le salaire de M. Pouyanné (patron de Total ndlr), supérieur à 10 millions d'euros et les dizaines de milliers de salariés du groupe, peut-être qu'on arrive à ce salaire là », a réagi Emmanuel Lépine, le secrétaire général FNIC-CGT auprès de RTL ce midi.
« Je conteste formellement et avec la plus grande énergie ce chiffre », ajoute-t-il. « On est en plein dans les effets d'annonce. Quand Total dit qu'il est prêt à négocier, là encore c'est un mensonge », ajoute le patron de la FNIC-CGT. Le salaire moyen d'un opérateur de raffinerie « est aux alentours de 3 000 euros, ce sont des postes à très hautes qualifications », précise-t-il.
15h30. Certaines stations rejoignent le mouvement
«Le mouvement se poursuit malgré le communiqué de la direction. Pour le moment, elle se contente d’avancer la réunion sur les NAO (négociations annuelles obligatoires de 2023, ndlr) mais il n’y a pas de proposition concrète. On nous propose d’accepter un chèque en blanc, ce n’est pas acceptable», a déclaré aux journalistes Alexis Antonioli, secrétaire général du syndicat CGT de la Plate-forme Total Normandie, après la reconduction de la grève.
TotalEnergies a proposé ce dimanche d’avancer les négociations salariales prévues en novembre au mois d’octobre (sans date précise), à condition que les raffineries et dépôts actuellement bloqués reprennent le travail, un «chantage», a répondu la CGT lundi.
«Le syndicat CGT Argedis, filiale de Total, appelle à un mouvement de grève à compter de demain dans les stations service Total. Ce sont des salariés maltraités et mal payés. C’est un marqueur fort de la mobilisation. Même ces salariés, isolés dans leur stations-service, s’emparent du mouvement», a ajouté M. Antonioli.
Les stations de Paisy (A6, Rhône), Montluel (Ain), Ceignes (autoroute A40, Ain), Lançon-Provence (A7, Bouches-du-Rhône), seront notamment touchées, ainsi que d’autres en région parisienne, près de Rouen et dans la région de Strasbourg, selon M. Defresne.
15h20. Le mouvement est reconduit chez Esso aussi
Le mouvement a également été reconduit dans les deux raffineries françaises du groupe Esso-ExxonMobil, une réunion avec la direction s’étant révélée «non-concluante», a indiqué sans plus de précisions Christophe Aubert, délégué syndical central CGT.
15h16. « Le blocage n’est pas une façon de négocier », dit Emmanuel Macron
Emmanuel Macron a appelé ce lundi les directions des groupes pétroliers et les syndicats à «  la responsabilité », en soulignant que « le blocage » des dépôts de carburant n’était «  pas une façon de négocier ».
«  Je souhaite qu’une issue puisse être trouvée, une conclusion rapide des négociations » et «  j’appelle l’ensemble des entreprises concernées et les salariés à un esprit de responsabilité », a déclaré le chef de l’Etat au cours d’un déplacement à Château-Gontier (Mayenne).
15h. La CGT reconduit la grève jusqu’à mardi, le mouvement s’étend
Le mouvement de grève pour les salaires chez TotalEnergies a été reconduit ce lundi jusqu’à mardi et étendu à une quinzaine de stations-service autoroutières du réseau Argedis, filiale de TotalEnergies, a-t-on appris auprès de sources syndicales.
Le mouvement a été reconduit à la raffinerie de Normandie, près du Havre, dans le dépôt de carburants de Flandres, près de Dunkerque et à la « bio-raffinerie » de La Mède (Bouches-du-Rhône), a indiqué à l’AFP Thierry Defresne, secrétaire CGT du comité européen TotalEnergies, joint par l’AFP, selon qui 15 stations-service du réseau Argedis « seront fermées » mardi.
14h45. Le mouvement reconduit au dépôt près de Dunkerque
« Ce n‘est pas un blocage mais une grève que l’on reconduit », précisent les salariés en grève au dépôt des Flandres, situé près de Dunkerque. Ici, les salariés grévistes expliquent aussi qu’ils sont déterminés à obtenir gain de cause. Interrogés par La Voix du Nord, ils rappellent qu’ils interpellent leur direction depuis le mois de juin. « Cette histoire des 5000, c’est une provocation », de quoi « remettre de l’huile sur le feu », juge Benjamin Tange, le délégué syndical.
Ce matin, une polémique a enflé après un communiqué de la direction de TotalEnergies qui faisait état d’une rémunération ses salariés à hauteur de 5000 euros mensuels en moyenne en 2022.
14h35. Lille : le point sur les stations ouvertes-fermées ce lundi
Il est encore bien difficile de faire son plein, ce lundi, dans la métropole lilloise. La rédaction locale de La Voix du Nord Lille a fait le tour des treize stations situées sur le territoire de Lille, Lomme et Hellemmes. Et découvert trois « bons plans »  : Leclerc Fives, Total Faubourg-de-Béthune et Carrefour-Lomme.


14h30. La préfecture assure qu’il y a une amélioration dans les Hauts-de-France
La préfecture des Hauts-de-France indique ce lundi 10 octobre qu’une « gestion active des stocks et des approvisionnements permet de contenir les difficultés. » Selon les autorités, le nombre de stations-services disposant de carburant est en légère amélioration ce matin et 360 rotations de camions sont prévues aujourd’hui entre les dépôts et les stations-service.
Il est rappelé à l’ensemble de la population « à faire preuve de responsabilité et de solidarité pour assurer la satisfaction des besoins de tous. »
14h10. « Ils nous demandent de signer un chèque en blanc »
« On est des salariés qui exerçons un droit fondamental, par la grève, notre mécontentement, notre colère face aux résultats d’un groupe qui refuse de partager finalement vers les salariés, les bénéfices », ont expliqué les salariés du Havre, qui justifient leur volonté de continuer leur mouvement par des promesses déjà non-tenues dans le passé. Ils indiquent avoir fait des demandes à leur direction dès le mois de juin. « Il nous semble improbable de sortir de cette situation maintenant tant qu’on n’a pas des propositions concrètes. Ce qu’ils nous demandent aujourd’hui, c’est de signer un chèque en blanc », indiquent les grévistes face à une direction qui leur a promis d’ouvrir des négociations plus tôt que prévu, à condition de lever les piquets de grève.
« Quand t’es dans un groupe qui fait 30 milliards d’euros de bénéfices, quand t’es dans un groupe qui n’assure pas le niveau d’inflation de ses salariés, est-ce que c’est vraiment indécent de faire grève ? De demander simplement de maintenir son niveau de vie ? », interpelle un leader syndical au Havre, qui demande aux médias de « se réveiller » sur les 5000 euros de salaires annoncés par la direction de son groupe. « On peut aussi parler des salaires de nos dirigeants mais ça va piquer ».
13h50. Au Havre, les salariés votent la poursuite de la grève
Les salariés en grève à la raffinerie du Havre viennent de voter la poursuite du mouvement, rapporte le journaliste indépendant Clément Lanot qui a suivi leur assemblée générale.

Pour rappel, cette raffinerie est la plus grande de TotalEnergies. Elle est à l’arrêt. Ici, la grève dure et personne ne craque. «  Je suis là depuis 32 ans, voir les deux activités ici arrêtées aussi longtemps (chimie et pétrole NDLR), avec les unités vidées, je n’ai jamais vu ça », témoigne Domingos De Jesus Mendes, consoliste de 55 ans.
Dans cette raffinerie, environ 80 personnes ont voté à main levée la poursuite du mouvement, a constaté un correspondant de l’AFP.
13h35. La CGPME suggère de procéder à des réquisitions
«  Si la grève est un droit, elle ne doit pas mettre en cause la liberté de circulation et de travailler », d’après la CGPME qui dénonce le mouvement d’un «  petit nombre de salariés des raffineries TotalEnergies et ExxonMobil, qui vont pourtant bénéficier d’un montant financier record au titre de la participation ».
« Si la voie normale du dialogue social ne permet pas de trouver une issue à ce conflit » il convient, selon la CPME, «  que les pouvoirs publics – et en particulier les préfets – assument les responsabilités qui leur incombent en prenant les mesures, y compris juridiques, telles que des réquisitions, pour assurer le fonctionnement normal des raffineries ».
Pour l’organisation qui regroupe 243 000 TPE, PME et ETI, «  il n’est pas concevable que des pénuries organisées de carburant viennent s’ajouter aux difficultés actuelles liées à l’augmentation des prix du gaz et de l’électricité ».
13h30. Le patronat demande à l’État de prendre des mesures
Le patronat a tiré lundi la sonnette d’alarme sur la pénurie des carburants, la Confédération des PME demandant des mesures à l’Etat pour approvisionner les stations-service, tandis que le Medef appelle les syndicats à «  saisir la main tendue » des raffineurs ExxonMobil et TotalEnergies.
Selon la CPME, «  les difficultés d’approvisionnement commencent à peser sur l’activité économique » particulièrement dans le nord et en Ile-de-France.
«  De nombreuses entreprises commencent à avoir de réelles difficultés pour exercer leur activité », rapporte de son côté le Medef, qui rappelle que 75 % des salariés «  utilisent chaque jour leur voiture » pour se rendre sur leur lieu de travail.
La première organisation patronale française, dont les entreprises adhérentes représentent plus de 9 millions de salariés, estime qu’il «  est temps de trouver, dès aujourd’hui, une issue à ce conflit par le dialogue social et ainsi permette aux stations-service d’être réapprovisionnées dans les plus brefs délais ».
«  Il en va de la poursuite de l’activité économique du pays », ajoute le Medef.
13h05. La Première ministre insiste pour des négociations
Par la voix de la Première ministre Elisabeth Borne, l’exécutif a de nouveau invité avec insistance les acteurs du conflit « à se mettre autour de la table », lors d’un entretien à la radio RTL.

Evoquant les mesures prises pour améliorer l’approvisionnement des stations-service, la Première ministre a assuré, comme le gouvernement depuis plusieurs jours, que la situation devait «  s’améliorer au cours de la semaine ». « Nous voulons absolument avoir des améliorations dans le courant de la semaine et sortir effectivement de ces difficultés dont je suis parfaitement consciente », a-t-elle ajouté.
12h45. En Normandie, la grève pourrait être reconduite
Selon une journaliste de Paris Normandie, la grève qui bloque la raffinerie de TotalEnergies en Normandie pourrait être reconduite.
12h40. Esso-ExxonMobil : pas d’évolution à 12h30, selon la CGT
Sur Twitter le syndicat CGT fait état d’aucune avancée dans les négociations avec la direction d’Esso Exxon-Mobil. « Les travailleurs décideront de la suite », indique-t-il.
12h. La CGT consulte sa base
TotalEnergies a proposé ce dimanche d’avancer à octobre ses négociations annuelles sur les salaires initialement prévues en novembre, à condition que les blocages prennent fin dans les raffineries et dépôts de carburants. Un « chantage », a répondu le syndicat ce lundi, en attendant une prise de position avec les grévistes à la mi-journée.
«  TotalEnergies essaie d’imposer une suspension de la grève avant toute réunion de négociation et donc avant toute proposition d’augmentation salariale. Cette tentative est perçue comme un chantage par la CGT et ne garantit en rien la satisfaction des revendications exprimées et donc la reprise du travail », a estimé le syndicat dans un communiqué.
«  La Coordination des Syndicats CGT de TotalEnergies réaffirme sa volonté de négocier le plus rapidement possible, sans subir de chantage. Pour cela, elle appelle à une réunion immédiate sur la question des salaires et à la mise en place d’un calendrier pour répondre aux revendications sur l’emploi et les investissements », a indiqué la coordination, qui ne semblait donc pas vouloir lever les blocages dans l’immédiat.
La direction du groupe veut que les négociations portent sur les salaires de 2023. Mais compte tenu de la forte inflation, c’est de 2022 que souhaite parler la CGT, qui réclame depuis plusieurs semaines une renégociation des mesures salariales accordées en début d’année, équivalant à une augmentation moyenne de 3,5 %.
Elle demande pour cette année 10 % d’augmentation sur les salaires – 7 % pour l’inflation, 3 % pour le partage de la richesse – le géant de l’énergie ayant engrangé 10,6 milliards de dollars de bénéfice au premier semestre 2022.
10h30. 1500 euros de salaire chez Total, c’est aussi la réalité
«  J’invite la CGT à montrer aussi les salaires des salariés de TotalEnergies qui pour certains d’entre eux perçoivent moins de 1500 euros net par mois et sont obligés d’aller quémander une prime d’activité à la CAF. La réalité, c’est aussi celle-là. Total verse 2,5 milliards d’euros de dividendes exceptionnels à ses actionnaires, ce qui correspond à 300 euros d’augmentation mensuels pendant douze mois, aux 35 000 salariés de Total et pendant douze ans. S’ils avaient fait le choix d’investir dans les salaires plutôt que dans les dividendes, il n’y aurait pas eu de manifestation » a lancé le député nordiste Fabien Roussel, ce matin en conférence de presse alors que la polémique enfle sur des rémunérations à 5000 euros chez TotalEnergies, d’après un communiqué de la direction. Le secrétaire national du Parti communiste estime que la grève des salariés de TotalEnergie est « légitime ». Sur franceinfo, il a estimé que le président Emmanuel Macron devrait décrocher «  son téléphone  » pour demander « au PDG de Total de distribuer des salaires plutôt que des dividendes ». «  Il y a un vrai problème de fond dans notre pays lié aux salaires trop bas, il faut l’entendre  ».

L’extrait du communiqué de la direction du groupe TotalEnergies qui fait polémique ce matin est le suivant : « Par ailleurs, ces mêmes salariés ont bénéficié en 2022 d’un Intéressement-Participation moyen aux résultats de l’entreprise de 9 108 €, avec un montant minimum de 7 250 € », écrit TotalEnergies dans un communiqué. « La rémunération mensuelle moyenne d’un opérateur de raffinerie de TotalEnergies en France en 2022 est de 5 000 € par mois, Intéressement-Participation compris (4 300 € par mois hors intéressement) ».
10h25. La ruée sur les pompes belges
Autre conséquence du mouvement : de nombreux Français passent la frontière belge pour s’approvisionner, les stations-service transfrontalières enregistrant 15 à 20 % de hausse de la demande, selon la Fédération des négociants en combustibles et carburants.
10h15. Quatre stations prioritaires dans le Pas-de-Calais
Pour rappel, Jacques Billant, préfet du Pas-de-Calais, a mis en place un dispositif permettant à des stations-service approvisionnées en carburant de mettre en oeuvre un accès prioritaire dédié aux véhicules des services d’urgence. Ce dispositif est reconduit ce jour au sein des stations-service suivantes :
• Leclerc Dainville (9h-18h)• Auchan Calais- avenue Salengro (10h-18h)• Carrefour Market Saint-Martin-Boulogne (14h-18h)• Leclerc Attin (7h-19h) et Auchan Longuenesse (11h-18h).
10h. Il faudrait « une semaine pour retrouver un rythme normal »
Si les salariés venaient à débloquer les raffineries, il faudrait en plus « une grosse semaine pour retrouver un rythme normal », a indiqué Jean-Marc Durand, directeur du raffinage Europe de TotalEnergies, à BFMTV  : « Nous faisons le maximum pour approvisionner les Français. On mobilise l’ensemble de la chaîne logistique. Il y a les points de blocage liés au mouvement en cours mais on essaye de les contourner le plus possible. On souhaite le déblocage de la situation de manière à faciliter le réapprovisionnement et dans ce contexte, il faut une grosse semaine pour retrouver un rythme normal. »
9h55. « La situation ne s’améliore pas, au contraire »
Dans le Cambrésis, une journaliste de La Voix du Nord constate en effet qu’il est toujours bien difficile de faire son plein de carburant ce lundi matin. « Passée devant 11 stations-service ce matin, dans le Cambrésis puis sur l’A26 jusqu’à Calais, 10 fermées, 1 ouverte provoquant un bouchon sur l’autoroute à Souchez vers Arras. Non, la situation ne s’améliore pas, au contraire », écrit-elle sur Twitter.

L’acheminement des camions-citernes ce week-end n’a visiblement pas eu l’effet escompté. « La tendance est toujours la même, voire même un peu plus grave car l’alimentation des stations-service a été très faible ce week-end. Beaucoup sont en rupture. Les rares camions-citernes qui sont sortis ont livré les stations. J’espère que ce soir, la situation sera déjà un peu meilleure », a expliqué Francis Pousse, président de la branche carburants au syndicat Mobilians à BFMTV.
9h45. Ça va être encore compliqué de faire son plein ce lundi et mardi
Francis Pousse, le président national de la branche « Distributeurs carburants et énergies nouvelles » du syndicat Mobilians qui représente environ la moitié des stations-service françaises, a indiqué à Franceinfo qu’il n’y a « pas eu de livraison ce week-end ». Il craint que la proportion de stations en difficulté ne s’aggrave encore ce lundi et mardi. Le représentant de Mobilians juge surévalué le chiffre de 20 % d’augmentation des livraisons donné pendant le week-end par Elisabeth Borne.
9h10. Les salaires chez TotalEnergies montrés du doigt
« Pour rappel, à la suite d’un accord signé en janvier 2022, les salariés français du Socle Social Commun de TotalEnergies ont bénéficié de mesures salariales représentant une augmentation moyenne de +3,5 % en 2022, en considération de l’année 2021. Par ailleurs, ces mêmes salariés ont bénéficié en 2022 d’un Intéressement-Participation moyen aux résultats de l’entreprise de 9 108 €, avec un montant minimum de 7 250 € », a indiqué TotalEnergies dans un communiqué qui fait beaucoup causer ce matin sur Twitter. « La rémunération mensuelle moyenne d’un opérateur de raffinerie de TotalEnergies en France en 2022 est de 5 000 € par mois, Intéressement-Participation compris (4 300 € par mois hors intéressement) » ajoute TotalEnergies.
« Enfin, pour aider les salariés à faire face à l’inflation créée par la hausse des prix de l’énergie la Compagnie a déjà pris les mesures suivantes cette année : un avoir de 150 € en mars 2022 pour les salariés français abonnés au gaz et à l’électricité chez TotalEnergies, une prime Énergie de 200 € net en juillet 2022 pour tous les salariés. », précise aussi le groupe.
8h30. La grève reconduite ce lundi chez TotalEnergies
Le secrétaire fédéral de la Fédération Nationale des Industries Chimiques, responsable de la branche pétrole à la CGT, Emmanuel Lépine a confirmé dans « Apolline Matin » sur RMC la poursuite de la grève chez Total.« Je confirme que la grève va se poursuivre aujourd’hui, même si la coordination CGT Total va se réunir pour apporter une réponse au communiqué qu’a fait Total ce week-end. Pour l’instant, on n’a pas de date de négociation, ni de première proposition. », a-t-il déclaré. « On est conscient de l’impact négatif sur les gens qui vont travailler. Mais la cause de cette situation, c’est l’immobilisme des directions des compagnies pétrolières ».

Selon les informations de RMC, la grève a été reconduite à 5h ce lundi matin. Une prochaine réunion avec les grévistes est programmée à midi.
8h25. Un automobiliste poignardé devant ses enfants
Un conflit entre automobilistes a dégénéré dans une file d’attente d’une station-service de Saint-Julien-en-Genevois, en Haute Savoie. Les faits datent de mercredi. Un jeune Haut-savoyard a porté plusieurs coups de couteau à un autre client.
8h20. « Ça va se dénouer dans la semaine »
« La CGT fait le rapport de force. D’après les échos à l’interne, (on est le deuxième acheteur), c’est que ça va se dénouer dans la semaine », indique aussi ce matin Michel-Edouard Leclerc ce matin sur CNews. Le président des centres Leclerc précise qu’il y a « 20 % des stations (Leclerc, Ndlr) dans lesuelles il manque des produits ou tous les produits. » encore ce lundi matin.
8h15. La grève continue chez Total et Esso ?
Selon l’agence Reuters, deux responsables de la CGT ont annoncé la poursuite de la grève dans plusieurs raffineries et dépôts de carburant de TotalEnergies et Esso, filiale d’ExxonMobil, ce lundi.
8h. Cars scolaires en Île-de-France : des services perturbés
Les Cars Bleus d’Ile-de-France ne peuvent « pas assurer ce lundi la majorité de [leurs] lignes » scolaires en Essonne et en Seine-et-Marne. Avec les Hauts-de-France, l’Ile-de-France est l’une des régions les plus touchées par les difficultés d’approvisionnement.

Alors qu’ils constituaient un point d’inquiétude en début de semaine, dans les Hauts-de-France, les cars scolaires circulent normalement ce matin.
7h46. Dunkerque : le dépôt « totalement à l’arrêt »
La plus grande raffinerie du groupe, basée en Normandie, la « bio-raffinerie » de La Mède (Bouches-du-Rhône) et le dépôt de carburants de Flandres près de Dunkerque (Nord) étaient «  toujours totalement à l’arrêt » dimanche selon la CGT. Si la raffinerie de Feyzin (Rhône) est aussi à l’arrêt, c’est en raison d’un accident technique, fait valoir TotalEnergies.
7h44. Des améliorations dès ce lundi ?
Le gouvernement, qui a puisé dans les réserves stratégiques du pays et augmenté les importations de carburant pour faire face à la crise, a rappelé que des camions-citernes avaient été autorisés à circuler tout le week-end.
« Ces mesures ont permis une hausse des livraisons de l’ordre de 20 % par rapport aux flux habituels », a souligné Agnès Pannier-Runacher, précisant que le gouvernement comptait «  sur une amélioration sensible » de la situation lundi, notamment dans les Hauts-de-France.
7h40. Esso-ExxonMobil : des réunions ce lundi
De son côté, la direction d’Esso-ExxonMobil en France a annoncé dimanche soir dans un communiqué son intention de réunir lundi «  les quatre organisations syndicales représentatives du personnel ». Le groupe, dont les deux raffineries en France sont à l’arrêt, se dit «  convaincu (que) la qualité du dialogue social engagé et ininterrompu avec les organisations représentatives du personnel permettra de sortir rapidement du conflit ».
Les discussions sur les salaires ont démarré chez Esso France dès le 20 septembre. La proposition pour l’instant sur la table n’a été approuvée que par la CFE-CGC. La branche française du groupe américain a réclamé dimanche l’arrêt de la grève.
7h25. Car scolaires : pas d’inquiétude ce lundi matin
Alors qu’ils constituaient un point d’inquiétude en début de semaine, les cars scolaires ne sont plus pour l’instant un sujet de préoccupation. Les transporteurs ont été approvisionnés dans la foulée de la libération des stocks stratégiques et « n ous avons de la visibilité à cinq jours  », confirme Franck Dhersin, vice-président régional chargé des mobilités.
7h20. 54,8 % des stations en difficulté dans les Hauts-de-France dimanche
À 15h ce dimanche, la situation s’était de nouveau corsée selon le ministère de la Transition énergétique : 54,8 % des stations rencontraient des difficultés dans les Hauts-de-France, avec au moins un produit manquant chez celles-ci, dont l’immense majorité des 55 stations Total de la région. Au niveau national, 29,7 % de stations-service en France connaissaient des difficultés sur un produit au moins (contre 21 % samedi), indiquait également le ministère de la Transition énergétique (MTE).
7h15. TotalEnergies : des réunions ce matin côté CGT
Chez TotalEnergies, les négociations dès octobre au lieu de novembre «  permettront de définir comment les salariés pourront bénéficier, avant la fin de l’année, des résultats exceptionnels générés par TotalEnergies, tout en prenant aussi en compte l’inflation de l’année 2022 », assure le groupe, qui gère près du tiers des stations-service en France.
Depuis le début du mouvement il y a une dizaine de jours, la CGT réclame 10 % d’augmentation sur les salaires – 7 % pour l’inflation, 3 % pour le partage de la richesse – le géant de l’énergie ayant engrangé 10,6 milliards de dollars de bénéfice au premier semestre 2022.
«  Nous allons étudier de près les propositions et nous réunir demain matin avec les différents sites pour décider de la suite du mouvement », a réagi auprès de l’AFP Eric Sellini, coordinateur CGT chez TotalEnergies dimanche soir, regrettant que la direction n’ait pas eu d’échange direct avec le syndicat.
Samedi, la CGT de TotalEnergies qui bloque plusieurs raffineries et dépôts du groupe pétrolier, dont celui de Mardyck avait proposé, pour entamer des négociations dès lundi, de limiter ses revendications à la question d’une hausse des salaires.


Les salariés en grève chez TotalEnergies reconduisent leur mouvement, au moins jusqu’à mardi. Si la direction a proposé d’avancer les négociations annuelles des salaires, les salariés réclament des promesses chiffrées. Leurs demandes datent du mois de juin, font-ils valoir.
Ce qu’il faut savoir :
> TotalEnergies a proposé d’avancer ses négociations annuelles sur les salaires, répondant à la main tendue de la CGT, à condition que les blocages prennent fin, tandis qu’Esso-ExxonMobil a réuni les syndicats ce lundi. Mais les grévistes ont décidé de poursuivre leur grève à mi-journée, refusant de donner un chèque en blanc à leur direction.
> La préfecture des Hauts-de-France indique ce lundi que la situation devrait s’améliorer dans les jours qui viennent, avec le recours aux stocks stratégiques et aux livraisons des camions-citernes qui sont facilitées.
> La Première ministre Elisabeth Borne organise une réunion d’urgence ce lundi soir pour faire « le point sur l’état des discussions et la façon dont on peut assurer aux Françaises et aux Français qu’il y aura bien un réapprovisionnement le plus rapide possible des stations-services ».
> Ce lundi soir à 18 heures, 29,4 % des stations étaient difficulté en France. 48,4% dans les Hauts-de-France.
 
21h30. La vente de carburant limitée à 30 litres dans plusieurs départements
La ministre de la Transition énergétique a demandé aux préfets, réunis dans la matinée, de prendre des mesures «pour empêcher la constitution de stocks inutiles » selon l’AFP. Mesure appliquée dès lundi soir dans Le Var, le Vaucluse et les Alpes-de-Haute-Provence, où la vente de carburant aux particuliers est limitée à 30 litres, par arrêtés préfectoraux.
21h26. Des soignants réclament un accès prioritaires dans toutes les stations
Face aux pénuries, des syndicats de soignants (infirmiers libéraux) ont réclamé ce lundi soir « un accès prioritaire » dans toutes les stations pour pouvoir maintenir les soins à domicile.
21h10. Légère amélioration dans les Hauts-de-France
Selon les chiffres du gouvernement, 58,4% des stations-service étaient en rupture d’au moins un produit ce dimanche dans les Hauts-de-France, contre 48,4% aujourd’hui.
En Île-de-France, région particulièrement touchée également, ce chiffre passe de 44,9% ce dimanche à 33,9% ce lundi. « D’autres difficultés apparaissent sur le territoire, y compris dans des zones qui ne sont pas concernées par le mouvement social en cours comme la façade Atlantique », indique le ministère.
20h30. 29,4 % des stations en difficulté ce lundi
« 29,4% des stations-service sont en difficulté au niveau national » à 18 heures, contre 29,7% à 15 heures ce dimanche, a indiqué ce lundi soir la ministre de la Transition énergétique Agnès Pannier-Runacher. Ces stations connaissent « la rupture d’au moins un produit ».
20h09. Le remplissage de jerricans devrait être interdit partout en France
C’était déjà le cas dans le Nord et dans le Pas-de-Calais : le remplissage de jerricans et de bidons devrait être interdit dans toute la France selon BFMTV. La consigne va être passée aux préfets ce mardi.
Dans le Pas-de-Calais, cette interdiction reconduite ce lundi court jusqu’à ce jeudi 13 octobre, 23h59, précise d’ores et déjà la préfecture.
19h50. La galère continue aux pompes, « j’espère que ça ne durera pas trop longtemps »
« Je comprends qu’ils défendent leur bifteck mais ce serait bien de relâcher un peu d’essence », « Faire grève, c’est un droit, mais là on commence à immobiliser le pays ». Dans les Hauts-de-France, les automobilistes continuent d’éprouver de grandes difficultés pour faire le plein d’essence, alors que le mouvement social se poursuit chez TotalEnergies et chez Esso.
19h26. Pour Laurent Berger : « Il faut débloquer cette situation indigne pour les citoyens. »
Comment ? « En négociant, comme c’était prévu depuis le départ », a estimé ce lundi Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, sur le plateau de C dans l’air sur France 5.
« Il faut débloquer cette situation indigne pour les citoyens et pour cela il faut négocier. Il est juste que les salariés réclament une juste répartition de la richesse produite par Total, évidemment que les militants de la CFDT sont offebnsifs sur le sujet, mais nous on a décidé de ne pas faire une grève préventive. Dans ce cas précis, il y avait une date de négociation prévue, il faut l’avancer mais il faut ouvrir ces négociations dans un cadre serein. »

19h06. Sans station pour les véhicules prioritaires, les automobilistes s’organisent dans le Béthunois-Bruaysis
Les véhicules prioritaires ne bénéficiaient pas de stations réquisitionnées dans le Béthunois-Bruaysis, ce lundi. La plus proche est à 40 km, c’est le Auchan de Noyelles-Godault, près d’Hénin-Beaumont. Les automobilistes s’organisent.
18h30. Situation encore tendue dans l’Audomarois malgré le réapprovisionnement
Des réapprovisionnements ont été effectués dès ce lundi matin dans les stations-services, certaines étaient fermées jusqu’alors. Les files de voitures s’allongent toujours devant les pompes d’Auchan Longuenesse. À Lumbres, après une semaine très tendue, les clients ont de nouveau pu accéder aux pompes.
18h27. Le désarroi des pompistes Total, « six jours que je n’ai plus de recettes »
L’Audomarois compte trois stations Total et deux Elan, filiale du groupe Total. Deux gérants racontent leurs difficultés à être réapprovisionnés.

18h15. « Aucune raison de maintenir des blocages », selon TotalEnergies
TotalEnergies veut rappeler son « état d’esprit constructif » dans un communiqué diffusé ce lundi, « en réponse aux accusations de ‘chantage’ de la CGT ». L’entreprise se dit ouverte à des négociations pour permettre aux salariés concernés de bénéficier « avant la fin de l’année, des résultats exceptionnels générés par TotalEnergies, tout en prenant aussi en compte l’inflation de l’année 2022. »
Elle ajoute : « Pour rappel, les salariés ont bénéficié en 2022 d’une augmentation moyenne de +3,5% en retour des résultats de l’année 2021 (dont l’inflation s’élevait à 2,8%). »
« Compte tenu de sa position engageante et positive énoncée en amont des discussions, la direction de TotalEnergies considère qu’il n’y a donc aucune raison de maintenir des blocages et qu’il est temps de laisser place à une négociation institutionnelle dans un climat apaisé, comme c’est la coutume dans la Compagnie », conclut la société pétrolière.
L’entreprise s’appuie sur un montant du salaire moyen des opérateurs du raffinage à 5 000 euros bruts par mois (intéressement et participation compris) pour démontrer sa volonté de rendre leurs collaborateurs « prioritaires dans le partage de la valeur et reçoivent ainsi la juste récompense de leurs efforts sur leur fiche de paye avant la fin de l’année. » Un montant contesté par les syndicats qui avancent plutôt un salaire autour de 3 000 euros bruts.
17h49. En pleine pénurie de carburant, la fête du rallye automobile se profile à Béthune
« Cette pénurie, c’est un coup dur. On a fait 151 inscrits mais on attend ces prochaines heures pour connaître le nombre de concurrents qui viendront réellement… » rapporte l’organisation qui prévoit cet événement depuis des mois. L’an dernier, la course avait déjà connu un épisode compliqué  : le Grand Arras avait refusé d’accueillir l’événement pour des raisons écologiques.
16h42. Elisabeth Borne réunit en urgence plusieurs ministres ce lundi soir
À son retour d’Algérie, la Première ministre Élisabeth Borne réunira ce lundi à 21 heures à Matignon quatre ministres concernés par les difficultés d’approvisionnement en carburant : Gérald Darmanin (Intérieur), Agnès Pannier-Runacher (Transition énergétique) et Clément Beaune (Transports) et Olivier Véran (porte-parole du gouvernement).
Interrogée sur la possibilité de réquisitions pour assurer un approvisionnement, la cheffe du gouvernement a répondu qu’elle ferait « le point ce soir sur l’état des discussions et la façon dont on peut assurer aux Françaises et aux Français qu’il y aura bien un réapprovisionnement le plus rapide possible des stations-services ».
16h02. Le prix du gazole a bondi de 10 centimes par litre la semaine dernière en moyenne
Les prix des carburants routiers ont flambé la semaine dernière pendant la grève chez TotalEnergies qui a provoqué des pénuries, en particulier le gazole qui a bondi en moyenne de 10 centimes par litre, selon des chiffres du ministère de la Transition écologique communiqués lundi.
Le gazole coûtait en moyenne 1,8035 euros par litre, soit 10,79 centimes de plus que la semaine précédente, tandis que la hausse s’élevait à 7 centimes pour le super sans plomb 95 et à 7,29 centimes pour le sans-plomb 95-E10, selon des chiffres arrêtés vendredi dernier.
15h45. Pas de blocage mais une grève
Les syndicats insistent : ils ne procèdent pas à des « blocages ». Ils sont « en grève », répètent-ils, « déterminés à faire valoir leurs revendications ». Ce qui est différent de faire brûler des palettes à l’entrée des sites, par exemple. Les salariés exercent « leur droit fondamental », précisent-ils.
15h35. 5 000 euros : la CGT conteste le salaire moyen avancé par la direction
« Je ne sais pas d'où Total sort ces chiffres. Quand vous faites la moyenne entre le salaire de M. Pouyanné (patron de Total ndlr), supérieur à 10 millions d'euros et les dizaines de milliers de salariés du groupe, peut-être qu'on arrive à ce salaire là », a réagi Emmanuel Lépine, le secrétaire général FNIC-CGT auprès de RTL ce midi.
« Je conteste formellement et avec la plus grande énergie ce chiffre », ajoute-t-il. « On est en plein dans les effets d'annonce. Quand Total dit qu'il est prêt à négocier, là encore c'est un mensonge », ajoute le patron de la FNIC-CGT. Le salaire moyen d'un opérateur de raffinerie « est aux alentours de 3 000 euros, ce sont des postes à très hautes qualifications », précise-t-il.
15h30. Certaines stations rejoignent le mouvement
«Le mouvement se poursuit malgré le communiqué de la direction. Pour le moment, elle se contente d’avancer la réunion sur les NAO (négociations annuelles obligatoires de 2023, ndlr) mais il n’y a pas de proposition concrète. On nous propose d’accepter un chèque en blanc, ce n’est pas acceptable», a déclaré aux journalistes Alexis Antonioli, secrétaire général du syndicat CGT de la Plate-forme Total Normandie, après la reconduction de la grève.
TotalEnergies a proposé ce dimanche d’avancer les négociations salariales prévues en novembre au mois d’octobre (sans date précise), à condition que les raffineries et dépôts actuellement bloqués reprennent le travail, un «chantage», a répondu la CGT lundi.
«Le syndicat CGT Argedis, filiale de Total, appelle à un mouvement de grève à compter de demain dans les stations service Total. Ce sont des salariés maltraités et mal payés. C’est un marqueur fort de la mobilisation. Même ces salariés, isolés dans leur stations-service, s’emparent du mouvement», a ajouté M. Antonioli.
Les stations de Paisy (A6, Rhône), Montluel (Ain), Ceignes (autoroute A40, Ain), Lançon-Provence (A7, Bouches-du-Rhône), seront notamment touchées, ainsi que d’autres en région parisienne, près de Rouen et dans la région de Strasbourg, selon M. Defresne.
15h20. Le mouvement est reconduit chez Esso aussi
Le mouvement a également été reconduit dans les deux raffineries françaises du groupe Esso-ExxonMobil, une réunion avec la direction s’étant révélée «non-concluante», a indiqué sans plus de précisions Christophe Aubert, délégué syndical central CGT.
15h16. « Le blocage n’est pas une façon de négocier », dit Emmanuel Macron
Emmanuel Macron a appelé ce lundi les directions des groupes pétroliers et les syndicats à «  la responsabilité », en soulignant que « le blocage » des dépôts de carburant n’était «  pas une façon de négocier ».
«  Je souhaite qu’une issue puisse être trouvée, une conclusion rapide des négociations » et «  j’appelle l’ensemble des entreprises concernées et les salariés à un esprit de responsabilité », a déclaré le chef de l’Etat au cours d’un déplacement à Château-Gontier (Mayenne).
15h. La CGT reconduit la grève jusqu’à mardi, le mouvement s’étend
Le mouvement de grève pour les salaires chez TotalEnergies a été reconduit ce lundi jusqu’à mardi et étendu à une quinzaine de stations-service autoroutières du réseau Argedis, filiale de TotalEnergies, a-t-on appris auprès de sources syndicales.
Le mouvement a été reconduit à la raffinerie de Normandie, près du Havre, dans le dépôt de carburants de Flandres, près de Dunkerque et à la « bio-raffinerie » de La Mède (Bouches-du-Rhône), a indiqué à l’AFP Thierry Defresne, secrétaire CGT du comité européen TotalEnergies, joint par l’AFP, selon qui 15 stations-service du réseau Argedis « seront fermées » mardi.
14h45. Le mouvement reconduit au dépôt près de Dunkerque
« Ce n‘est pas un blocage mais une grève que l’on reconduit », précisent les salariés en grève au dépôt des Flandres, situé près de Dunkerque. Ici, les salariés grévistes expliquent aussi qu’ils sont déterminés à obtenir gain de cause. Interrogés par La Voix du Nord, ils rappellent qu’ils interpellent leur direction depuis le mois de juin. « Cette histoire des 5000, c’est une provocation », de quoi « remettre de l’huile sur le feu », juge Benjamin Tange, le délégué syndical.
Ce matin, une polémique a enflé après un communiqué de la direction de TotalEnergies qui faisait état d’une rémunération ses salariés à hauteur de 5000 euros mensuels en moyenne en 2022.
14h35. Lille : le point sur les stations ouvertes-fermées ce lundi
Il est encore bien difficile de faire son plein, ce lundi, dans la métropole lilloise. La rédaction locale de La Voix du Nord Lille a fait le tour des treize stations situées sur le territoire de Lille, Lomme et Hellemmes. Et découvert trois « bons plans »  : Leclerc Fives, Total Faubourg-de-Béthune et Carrefour-Lomme.

14h30. La préfecture assure qu’il y a une amélioration dans les Hauts-de-France
La préfecture des Hauts-de-France indique ce lundi 10 octobre qu’une « gestion active des stocks et des approvisionnements permet de contenir les difficultés. » Selon les autorités, le nombre de stations-services disposant de carburant est en légère amélioration ce matin et 360 rotations de camions sont prévues aujourd’hui entre les dépôts et les stations-service.
Il est rappelé à l’ensemble de la population « à faire preuve de responsabilité et de solidarité pour assurer la satisfaction des besoins de tous. »
14h10. « Ils nous demandent de signer un chèque en blanc »
« On est des salariés qui exerçons un droit fondamental, par la grève, notre mécontentement, notre colère face aux résultats d’un groupe qui refuse de partager finalement vers les salariés, les bénéfices », ont expliqué les salariés du Havre, qui justifient leur volonté de continuer leur mouvement par des promesses déjà non-tenues dans le passé. Ils indiquent avoir fait des demandes à leur direction dès le mois de juin. « Il nous semble improbable de sortir de cette situation maintenant tant qu’on n’a pas des propositions concrètes. Ce qu’ils nous demandent aujourd’hui, c’est de signer un chèque en blanc », indiquent les grévistes face à une direction qui leur a promis d’ouvrir des négociations plus tôt que prévu, à condition de lever les piquets de grève.
« Quand t’es dans un groupe qui fait 30 milliards d’euros de bénéfices, quand t’es dans un groupe qui n’assure pas le niveau d’inflation de ses salariés, est-ce que c’est vraiment indécent de faire grève ? De demander simplement de maintenir son niveau de vie ? », interpelle un leader syndical au Havre, qui demande aux médias de « se réveiller » sur les 5000 euros de salaires annoncés par la direction de son groupe. « On peut aussi parler des salaires de nos dirigeants mais ça va piquer ».
13h50. Au Havre, les salariés votent la poursuite de la grève
Les salariés en grève à la raffinerie du Havre viennent de voter la poursuite du mouvement, rapporte le journaliste indépendant Clément Lanot qui a suivi leur assemblée générale.

Pour rappel, cette raffinerie est la plus grande de TotalEnergies. Elle est à l’arrêt. Ici, la grève dure et personne ne craque. «  Je suis là depuis 32 ans, voir les deux activités ici arrêtées aussi longtemps (chimie et pétrole NDLR), avec les unités vidées, je n’ai jamais vu ça », témoigne Domingos De Jesus Mendes, consoliste de 55 ans.
Dans cette raffinerie, environ 80 personnes ont voté à main levée la poursuite du mouvement, a constaté un correspondant de l’AFP.
13h35. La CGPME suggère de procéder à des réquisitions
«  Si la grève est un droit, elle ne doit pas mettre en cause la liberté de circulation et de travailler », d’après la CGPME qui dénonce le mouvement d’un «  petit nombre de salariés des raffineries TotalEnergies et ExxonMobil, qui vont pourtant bénéficier d’un montant financier record au titre de la participation ».
« Si la voie normale du dialogue social ne permet pas de trouver une issue à ce conflit » il convient, selon la CPME, «  que les pouvoirs publics – et en particulier les préfets – assument les responsabilités qui leur incombent en prenant les mesures, y compris juridiques, telles que des réquisitions, pour assurer le fonctionnement normal des raffineries ».
Pour l’organisation qui regroupe 243 000 TPE, PME et ETI, «  il n’est pas concevable que des pénuries organisées de carburant viennent s’ajouter aux difficultés actuelles liées à l’augmentation des prix du gaz et de l’électricité ».
13h30. Le patronat demande à l’État de prendre des mesures
Le patronat a tiré lundi la sonnette d’alarme sur la pénurie des carburants, la Confédération des PME demandant des mesures à l’Etat pour approvisionner les stations-service, tandis que le Medef appelle les syndicats à «  saisir la main tendue » des raffineurs ExxonMobil et TotalEnergies.
Selon la CPME, «  les difficultés d’approvisionnement commencent à peser sur l’activité économique » particulièrement dans le nord et en Ile-de-France.
«  De nombreuses entreprises commencent à avoir de réelles difficultés pour exercer leur activité », rapporte de son côté le Medef, qui rappelle que 75 % des salariés «  utilisent chaque jour leur voiture » pour se rendre sur leur lieu de travail.
La première organisation patronale française, dont les entreprises adhérentes représentent plus de 9 millions de salariés, estime qu’il «  est temps de trouver, dès aujourd’hui, une issue à ce conflit par le dialogue social et ainsi permette aux stations-service d’être réapprovisionnées dans les plus brefs délais ».
«  Il en va de la poursuite de l’activité économique du pays », ajoute le Medef.
13h05. La Première ministre insiste pour des négociations
Par la voix de la Première ministre Elisabeth Borne, l’exécutif a de nouveau invité avec insistance les acteurs du conflit « à se mettre autour de la table », lors d’un entretien à la radio RTL.

Evoquant les mesures prises pour améliorer l’approvisionnement des stations-service, la Première ministre a assuré, comme le gouvernement depuis plusieurs jours, que la situation devait «  s’améliorer au cours de la semaine ». « Nous voulons absolument avoir des améliorations dans le courant de la semaine et sortir effectivement de ces difficultés dont je suis parfaitement consciente », a-t-elle ajouté.
12h45. En Normandie, la grève pourrait être reconduite
Selon une journaliste de Paris Normandie, la grève qui bloque la raffinerie de TotalEnergies en Normandie pourrait être reconduite.
12h40. Esso-ExxonMobil : pas d’évolution à 12h30, selon la CGT
Sur Twitter le syndicat CGT fait état d’aucune avancée dans les négociations avec la direction d’Esso Exxon-Mobil. « Les travailleurs décideront de la suite », indique-t-il.
12h. La CGT consulte sa base
TotalEnergies a proposé ce dimanche d’avancer à octobre ses négociations annuelles sur les salaires initialement prévues en novembre, à condition que les blocages prennent fin dans les raffineries et dépôts de carburants. Un « chantage », a répondu le syndicat ce lundi, en attendant une prise de position avec les grévistes à la mi-journée.
«  TotalEnergies essaie d’imposer une suspension de la grève avant toute réunion de négociation et donc avant toute proposition d’augmentation salariale. Cette tentative est perçue comme un chantage par la CGT et ne garantit en rien la satisfaction des revendications exprimées et donc la reprise du travail », a estimé le syndicat dans un communiqué.
«  La Coordination des Syndicats CGT de TotalEnergies réaffirme sa volonté de négocier le plus rapidement possible, sans subir de chantage. Pour cela, elle appelle à une réunion immédiate sur la question des salaires et à la mise en place d’un calendrier pour répondre aux revendications sur l’emploi et les investissements », a indiqué la coordination, qui ne semblait donc pas vouloir lever les blocages dans l’immédiat.
La direction du groupe veut que les négociations portent sur les salaires de 2023. Mais compte tenu de la forte inflation, c’est de 2022 que souhaite parler la CGT, qui réclame depuis plusieurs semaines une renégociation des mesures salariales accordées en début d’année, équivalant à une augmentation moyenne de 3,5 %.
Elle demande pour cette année 10 % d’augmentation sur les salaires – 7 % pour l’inflation, 3 % pour le partage de la richesse – le géant de l’énergie ayant engrangé 10,6 milliards de dollars de bénéfice au premier semestre 2022.
10h30. 1500 euros de salaire chez Total, c’est aussi la réalité
«  J’invite la CGT à montrer aussi les salaires des salariés de TotalEnergies qui pour certains d’entre eux perçoivent moins de 1500 euros net par mois et sont obligés d’aller quémander une prime d’activité à la CAF. La réalité, c’est aussi celle-là. Total verse 2,5 milliards d’euros de dividendes exceptionnels à ses actionnaires, ce qui correspond à 300 euros d’augmentation mensuels pendant douze mois, aux 35 000 salariés de Total et pendant douze ans. S’ils avaient fait le choix d’investir dans les salaires plutôt que dans les dividendes, il n’y aurait pas eu de manifestation » a lancé le député nordiste Fabien Roussel, ce matin en conférence de presse alors que la polémique enfle sur des rémunérations à 5000 euros chez TotalEnergies, d’après un communiqué de la direction. Le secrétaire national du Parti communiste estime que la grève des salariés de TotalEnergie est « légitime ». Sur franceinfo, il a estimé que le président Emmanuel Macron devrait décrocher «  son téléphone  » pour demander « au PDG de Total de distribuer des salaires plutôt que des dividendes ». «  Il y a un vrai problème de fond dans notre pays lié aux salaires trop bas, il faut l’entendre  ».

L’extrait du communiqué de la direction du groupe TotalEnergies qui fait polémique ce matin est le suivant : « Par ailleurs, ces mêmes salariés ont bénéficié en 2022 d’un Intéressement-Participation moyen aux résultats de l’entreprise de 9 108 €, avec un montant minimum de 7 250 € », écrit TotalEnergies dans un communiqué. « La rémunération mensuelle moyenne d’un opérateur de raffinerie de TotalEnergies en France en 2022 est de 5 000 € par mois, Intéressement-Participation compris (4 300 € par mois hors intéressement) ».
10h25. La ruée sur les pompes belges
Autre conséquence du mouvement : de nombreux Français passent la frontière belge pour s’approvisionner, les stations-service transfrontalières enregistrant 15 à 20 % de hausse de la demande, selon la Fédération des négociants en combustibles et carburants.
10h15. Quatre stations prioritaires dans le Pas-de-Calais
Pour rappel, Jacques Billant, préfet du Pas-de-Calais, a mis en place un dispositif permettant à des stations-service approvisionnées en carburant de mettre en oeuvre un accès prioritaire dédié aux véhicules des services d’urgence. Ce dispositif est reconduit ce jour au sein des stations-service suivantes :
• Leclerc Dainville (9h-18h)• Auchan Calais- avenue Salengro (10h-18h)• Carrefour Market Saint-Martin-Boulogne (14h-18h)• Leclerc Attin (7h-19h) et Auchan Longuenesse (11h-18h).
10h. Il faudrait « une semaine pour retrouver un rythme normal »
Si les salariés venaient à débloquer les raffineries, il faudrait en plus « une grosse semaine pour retrouver un rythme normal », a indiqué Jean-Marc Durand, directeur du raffinage Europe de TotalEnergies, à BFMTV  : « Nous faisons le maximum pour approvisionner les Français. On mobilise l’ensemble de la chaîne logistique. Il y a les points de blocage liés au mouvement en cours mais on essaye de les contourner le plus possible. On souhaite le déblocage de la situation de manière à faciliter le réapprovisionnement et dans ce contexte, il faut une grosse semaine pour retrouver un rythme normal. »
9h55. « La situation ne s’améliore pas, au contraire »
Dans le Cambrésis, une journaliste de La Voix du Nord constate en effet qu’il est toujours bien difficile de faire son plein de carburant ce lundi matin. « Passée devant 11 stations-service ce matin, dans le Cambrésis puis sur l’A26 jusqu’à Calais, 10 fermées, 1 ouverte provoquant un bouchon sur l’autoroute à Souchez vers Arras. Non, la situation ne s’améliore pas, au contraire », écrit-elle sur Twitter.

L’acheminement des camions-citernes ce week-end n’a visiblement pas eu l’effet escompté. « La tendance est toujours la même, voire même un peu plus grave car l’alimentation des stations-service a été très faible ce week-end. Beaucoup sont en rupture. Les rares camions-citernes qui sont sortis ont livré les stations. J’espère que ce soir, la situation sera déjà un peu meilleure », a expliqué Francis Pousse, président de la branche carburants au syndicat Mobilians à BFMTV.
9h45. Ça va être encore compliqué de faire son plein ce lundi et mardi
Francis Pousse, le président national de la branche « Distributeurs carburants et énergies nouvelles » du syndicat Mobilians qui représente environ la moitié des stations-service françaises, a indiqué à Franceinfo qu’il n’y a « pas eu de livraison ce week-end ». Il craint que la proportion de stations en difficulté ne s’aggrave encore ce lundi et mardi. Le représentant de Mobilians juge surévalué le chiffre de 20 % d’augmentation des livraisons donné pendant le week-end par Elisabeth Borne.
9h10. Les salaires chez TotalEnergies montrés du doigt
« Pour rappel, à la suite d’un accord signé en janvier 2022, les salariés français du Socle Social Commun de TotalEnergies ont bénéficié de mesures salariales représentant une augmentation moyenne de +3,5 % en 2022, en considération de l’année 2021. Par ailleurs, ces mêmes salariés ont bénéficié en 2022 d’un Intéressement-Participation moyen aux résultats de l’entreprise de 9 108 €, avec un montant minimum de 7 250 € », a indiqué TotalEnergies dans un communiqué qui fait beaucoup causer ce matin sur Twitter. « La rémunération mensuelle moyenne d’un opérateur de raffinerie de TotalEnergies en France en 2022 est de 5 000 € par mois, Intéressement-Participation compris (4 300 € par mois hors intéressement) » ajoute TotalEnergies.
« Enfin, pour aider les salariés à faire face à l’inflation créée par la hausse des prix de l’énergie la Compagnie a déjà pris les mesures suivantes cette année : un avoir de 150 € en mars 2022 pour les salariés français abonnés au gaz et à l’électricité chez TotalEnergies, une prime Énergie de 200 € net en juillet 2022 pour tous les salariés. », précise aussi le groupe.
8h30. La grève reconduite ce lundi chez TotalEnergies
Le secrétaire fédéral de la Fédération Nationale des Industries Chimiques, responsable de la branche pétrole à la CGT, Emmanuel Lépine a confirmé dans « Apolline Matin » sur RMC la poursuite de la grève chez Total.« Je confirme que la grève va se poursuivre aujourd’hui, même si la coordination CGT Total va se réunir pour apporter une réponse au communiqué qu’a fait Total ce week-end. Pour l’instant, on n’a pas de date de négociation, ni de première proposition. », a-t-il déclaré. « On est conscient de l’impact négatif sur les gens qui vont travailler. Mais la cause de cette situation, c’est l’immobilisme des directions des compagnies pétrolières ».

Selon les informations de RMC, la grève a été reconduite à 5h ce lundi matin. Une prochaine réunion avec les grévistes est programmée à midi.
8h25. Un automobiliste poignardé devant ses enfants
Un conflit entre automobilistes a dégénéré dans une file d’attente d’une station-service de Saint-Julien-en-Genevois, en Haute Savoie. Les faits datent de mercredi. Un jeune Haut-savoyard a porté plusieurs coups de couteau à un autre client.
8h20. « Ça va se dénouer dans la semaine »
« La CGT fait le rapport de force. D’après les échos à l’interne, (on est le deuxième acheteur), c’est que ça va se dénouer dans la semaine », indique aussi ce matin Michel-Edouard Leclerc ce matin sur CNews. Le président des centres Leclerc précise qu’il y a « 20 % des stations (Leclerc, Ndlr) dans lesuelles il manque des produits ou tous les produits. » encore ce lundi matin.
8h15. La grève continue chez Total et Esso ?
Selon l’agence Reuters, deux responsables de la CGT ont annoncé la poursuite de la grève dans plusieurs raffineries et dépôts de carburant de TotalEnergies et Esso, filiale d’ExxonMobil, ce lundi.
8h. Cars scolaires en Île-de-France : des services perturbés
Les Cars Bleus d’Ile-de-France ne peuvent « pas assurer ce lundi la majorité de [leurs] lignes » scolaires en Essonne et en Seine-et-Marne. Avec les Hauts-de-France, l’Ile-de-France est l’une des régions les plus touchées par les difficultés d’approvisionnement.

Alors qu’ils constituaient un point d’inquiétude en début de semaine, dans les Hauts-de-France, les cars scolaires circulent normalement ce matin.
7h46. Dunkerque : le dépôt « totalement à l’arrêt »
La plus grande raffinerie du groupe, basée en Normandie, la « bio-raffinerie » de La Mède (Bouches-du-Rhône) et le dépôt de carburants de Flandres près de Dunkerque (Nord) étaient «  toujours totalement à l’arrêt » dimanche selon la CGT. Si la raffinerie de Feyzin (Rhône) est aussi à l’arrêt, c’est en raison d’un accident technique, fait valoir TotalEnergies.
7h44. Des améliorations dès ce lundi ?
Le gouvernement, qui a puisé dans les réserves stratégiques du pays et augmenté les importations de carburant pour faire face à la crise, a rappelé que des camions-citernes avaient été autorisés à circuler tout le week-end.
« Ces mesures ont permis une hausse des livraisons de l’ordre de 20 % par rapport aux flux habituels », a souligné Agnès Pannier-Runacher, précisant que le gouvernement comptait «  sur une amélioration sensible » de la situation lundi, notamment dans les Hauts-de-France.
7h40. Esso-ExxonMobil : des réunions ce lundi
De son côté, la direction d’Esso-ExxonMobil en France a annoncé dimanche soir dans un communiqué son intention de réunir lundi «  les quatre organisations syndicales représentatives du personnel ». Le groupe, dont les deux raffineries en France sont à l’arrêt, se dit «  convaincu (que) la qualité du dialogue social engagé et ininterrompu avec les organisations représentatives du personnel permettra de sortir rapidement du conflit ».
Les discussions sur les salaires ont démarré chez Esso France dès le 20 septembre. La proposition pour l’instant sur la table n’a été approuvée que par la CFE-CGC. La branche française du groupe américain a réclamé dimanche l’arrêt de la grève.
7h25. Car scolaires : pas d’inquiétude ce lundi matin
Alors qu’ils constituaient un point d’inquiétude en début de semaine, les cars scolaires ne sont plus pour l’instant un sujet de préoccupation. Les transporteurs ont été approvisionnés dans la foulée de la libération des stocks stratégiques et « n ous avons de la visibilité à cinq jours  », confirme Franck Dhersin, vice-président régional chargé des mobilités.
7h20. 54,8 % des stations en difficulté dans les Hauts-de-France dimanche
À 15h ce dimanche, la situation s’était de nouveau corsée selon le ministère de la Transition énergétique : 54,8 % des stations rencontraient des difficultés dans les Hauts-de-France, avec au moins un produit manquant chez celles-ci, dont l’immense majorité des 55 stations Total de la région. Au niveau national, 29,7 % de stations-service en France connaissaient des difficultés sur un produit au moins (contre 21 % samedi), indiquait également le ministère de la Transition énergétique (MTE).
7h15. TotalEnergies : des réunions ce matin côté CGT
Chez TotalEnergies, les négociations dès octobre au lieu de novembre «  permettront de définir comment les salariés pourront bénéficier, avant la fin de l’année, des résultats exceptionnels générés par TotalEnergies, tout en prenant aussi en compte l’inflation de l’année 2022 », assure le groupe, qui gère près du tiers des stations-service en France.
Depuis le début du mouvement il y a une dizaine de jours, la CGT réclame 10 % d’augmentation sur les salaires – 7 % pour l’inflation, 3 % pour le partage de la richesse – le géant de l’énergie ayant engrangé 10,6 milliards de dollars de bénéfice au premier semestre 2022.
«  Nous allons étudier de près les propositions et nous réunir demain matin avec les différents sites pour décider de la suite du mouvement », a réagi auprès de l’AFP Eric Sellini, coordinateur CGT chez TotalEnergies dimanche soir, regrettant que la direction n’ait pas eu d’échange direct avec le syndicat.
Samedi, la CGT de TotalEnergies qui bloque plusieurs raffineries et dépôts du groupe pétrolier, dont celui de Mardyck avait proposé, pour entamer des négociations dès lundi, de limiter ses revendications à la question d’une hausse des salaires.

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