Dans le Wyoming, les républicains envisagent d'interdire les … – Rolling Stone Magazine

Dans le Wyoming, les républicains envisagent d’interdire les véhicules électriques
La Trump Organization condamnée à l’amende maximale pour fraude fiscale
Robert F. Kennedy Jr. poursuit des médias qui ont refusé de diffuser de fausses informations
Au Brésil, Elon Musk a licencié toute l’équipe de modération de Twitter
Des documents classifiés découvert dans l’ancien bureau de Joe Biden
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Aux États-Unis, les républicains du sénat de l’État du Wyoming envisagent une résolution interdisant la vente de nouveaux véhicules électriques dans l’État d’ici 2035, une réponse aux récentes lois des États de Californie et de New York qui interdiraient la vente de véhicules à essence dans ces États à l’horizon 2035 également.
« La législature dirait : “Si vous n’aimez pas nos voitures à pétrole, eh bien, nous n’aimons pas vos voitures électriques” », a déclaré l’auteur de la résolution, le sénateur républicain Jim Anderson, selon le Cowboy State Daily.
La résolution du Wyoming, intitulée « Phasing Out New Electric Vehicle Sales By 2035 » (Suppression progressive des ventes de nouveaux véhicules électriques d’ici 2035), est en grande partie un geste symbolique, car elle ne serait pas juridiquement contraignante si elle était adoptée. Mais les républicains du Wyoming pensent qu’elle est suffisamment importante pour envisager de l’adopter, ne serait-ce que pour troller les États démocrates favorables aux véhicules électriques.
Le projet de loi stipule que « la production de pétrole et de gaz est depuis longtemps l’une des industries les plus fières et les plus appréciées du Wyoming » et qu’elle a généré « d’innombrables emplois » et « des revenus » pour l’État. Il poursuit en disant que les « vastes tronçons d’autoroute du Wyoming, associés à un manque d’infrastructures de recharge des véhicules électriques » rendraient « l’utilisation généralisée des véhicules électriques impraticable. »
« Je veux m’assurer que les solutions que certaines personnes souhaitent apporter à la soi-disant crise climatique sont réellement pratiques dans la vie réelle, a déclaré le sénateur Brian Boner, co-sponsor du groupe républicain, selon le Cowboy State Daily. Je n’apprécie tout simplement pas que d’autres États essaient d’imposer une technologie qui n’est pas prête. »
Boner a même reconnu la nature provocatrice de la résolution. « On pourrait dire que c’est ironique, a-t-il déclaré à propos de la résolution. Mais il s’agit manifestement d’une question très sérieuse qui mérite un débat public. »
 
Peter Wade
Traduit par la rédaction

La Trump Organization condamnée à l’amende maximale pour fraude fiscale
La Californie interdit la vente de voiture à essence d’ici 2035
En 2035, seules les voitures électriques pourraient être autorisées à la vente
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La Trump Organization a été condamnée à payer une amende de 1,6 million de dollars pour avoir fomenté un stratagème de fraude fiscale dans lequel des cadres supérieurs ont reçu une série d’avantages illégaux.
L’amende intervient après que les sociétés de l’ancien président ont été reconnues coupables de 17 chefs d’accusation liés à ce système le mois dernier, et quelques jours seulement après que le directeur financier de longue date, Allen Weisselberg, a été condamné à cinq mois de prison pour avoir omis de payer des impôts sur l’appartement, les voitures, les frais de scolarité et d’autres avantages que la société lui a accordés.
L’amende de 1,6 million de dollars était la peine maximale que la société aurait pu recevoir, mais cela représente bien peu de choses pour la Trump Organization. Le procureur du district de Manhattan, Alvin Bragg, a demandé vendredi que la barre soit placée plus haut pour les entreprises qui enfreignent la loi. « Je veux être très clair, nous ne pensons pas que cela soit suffisant, a-t-il déclaré aux journalistes à l’extérieur de la salle d’audience. Nos lois dans cet État doivent changer afin de capturer ce type de fraude systémique et flagrante qui dure depuis plus de dix ans. »
Bragg s’est assuré de ne pas minimiser l’importance de la condamnation. « Cette condamnation a été conséquente, c’est la toute première fois que des sociétés de l’ancien président Trump font l’objet d’une condamnation pénale, et en fait, j’irais même jusqu’à dire la toute première fois pour tout ancien président, certainement de mon vivant », a-t-il ajouté.
Trump lui-même n’a pas été inculpé dans le cadre de ce système, bien que les procureurs aient fait valoir qu’il l’avait « explicitement autorisée ». Weisselberg, dont le plaidoyer de culpabilité l’oblige à « témoigner sincèrement », a déclaré au tribunal que les loyers non imposés qu’il recevait de la Trump Organization étaient « autorisés » par Trump.
L’amende infligée vendredi met un terme à ce que les procureurs considèrent comme un système qui a duré de 15 ans et dans lequel des cadres comme Weisselberg ont vu la société payer illégalement leur maison, leur parking ou encore les frais de scolarité de leurs enfants. La Trump Organization a 14 jours pour payer l’amende de 1,6 million de dollars infligée vendredi.
 
Ryan Bort
Traduit par la rédaction

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Des complotistes antivaccins ont uni leurs forces dans un étrange procès qui accuse le Washington Post, la BBC, l’Associated Press et Reuters de violer les lois antitrust du 19e siècle en refusant d’accorder du crédit aux théories de la conspiration liées au Covid-19 et aux fausses informations antivaccins. Robert F. Kennedy Jr, l’un des plus éminents antivaccin et fils de l’ancien candidat démocrate à la présidence, s’est joint à 10 autres plaignants dans un procès qui affirme que les organes de presse boycottent illégalement les théories du complot de droite en s’engageant dans un partenariat industriel pour combattre la désinformation.
La plainte de près de 100 pages affirme que l’initiative Trusted News, lancée par la BBC à la fin de 2020, viole la loi antitrust Sherman de 1890, qui interdit les cartels industriels, la fixation des prix et autres comportements anticoncurrentiels.
Selon la plainte de Kennedy, des organismes d’information de premier plan et des réseaux sociaux ont conspiré pour qualifier de fausses informations les arguments de droite sur les vaccins contre le Covid et les faux remèdes comme l’ivermectine et l’hydroxychloroquine car ceux qui les diffusent représentent une « menace concurrentielle pour les organismes d’information traditionnels ».
Les partenaires de la Trusted News Initiative poursuivis par Kennedy et d’autres se décrivent comme un « partenariat mondial réunissant des organisations de médias et de technologies pour lutter contre la désinformation nuisible ». Les membres de l’initiative, qui comprennent à la fois des éditeurs de presse et des sociétés de réseaux sociaux, « s’alertent mutuellement de la désinformation à haut risque » pour s’assurer que les éditeurs et les plateformes sociales ne « partagent pas involontairement des faussetés dangereuses », selon son site web.
Les codemandeurs de l’action en justice sont des spécialistes de la théorie du complot. Ils comprennent la moitié des membres de la « disinformation dozen », une liste de 12 influenceurs antivaccins qui, selon le Center for Countering Digital Hate, sont responsables de près des deux tiers de la désinformation antivaccins sur les réseaux sociaux.
Parmi les médias prétendument ciblés comme une « menace concurrentielle » pour la BBC, Reuters et AP figure The Gateway Pundit, un site web d’extrême droite. Ce site fait actuellement l’objet d’une série de poursuites judiciaires pour diffamation à l’encontre de travailleurs électoraux en Géorgie et de la société Dominion, spécialisée dans les technologies de vote. Le site est connu pour avoir à plusieurs reprises mal identifié des meurtriers lors d’attaques publiques importantes, notamment le conducteur d’une attaque lors de l’émeute nationaliste blanche de Charlottesville en 2017, le tireur de Las Vegas et le tireur d’un tournoi de jeux vidéo Madden NFL en 2018.
Creative Destruction Media, un autre plaignant dans le procès pour comportement anticoncurrentiel illégal, a énuméré parmi ses plaintes le fait que Facebook « a bloqué tout le contenu de CD Media après un post qui incluait des images de Hunter Biden provenant de LinkedIn et de Facebook et qui déclarait “nous avons les sex-tapes de Hunter Biden… une par heure sera publiée” ».
Kennedy est devenu célèbre en tant que complotiste antivaccin en partie grâce à son article de 2005 dans Rolling Stone intitulé « Deadly Immunity », qui affirmait à tort qu’il existait un lien entre les vaccins pour enfants et l’autisme. Les scientifiques ont depuis démenti à plusieurs reprises les allégations de lien entre les vaccins et l’autisme, et Rolling Stone a rétracté l’article en 2011.
 
Adam Rawnsley
Traduit par la rédaction

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Dimanche, les partisans brésiliens de l’ancien président Jair Bolsonaro ont pris d’assaut le palais présidentiel, le siège du Congrès du pays et divers autres bâtiments fédéraux. Depuis la défaite de Bolsonaro face à l’ancien président Luiz Inácio Lula da Silva en octobre, les factions de droite brésiliennes se sont inspirées de Donald Trump et ont affirmé sans la moindre preuve qu’il y avait eu fraude électorale. Ces allégations ont proliféré sur les réseaux sociaux comme Twitter, dont l’acquisition par Elon Musk n’a rien arrangé, bien au contraire.
Une fois l’acquisition réalisée, Musk a licencié une grande partie du personnel national et international de Twitter, y compris, comme le rapporte le Washington Post, la majorité des employés brésiliens de la société. Selon le Post, tous les employés chargés de modérer le contenu pour éviter l’incitation à la violence et la désinformation avaient été licenciés début novembre, ne laissant derrière eux qu’une poignée de commerciaux. La prise de contrôle par Musk a aussi coïncidé avec une explosion de l’engagement pour les comptes de droite brésiliens sur la plateforme.
Bolsonaro est depuis longtemps un fan de Musk. En mai de l’année dernière, il est apparu aux côtés de Musk pour vanter un partenariat entre le gouvernement brésilien et Starlink, qualifiant le rachat potentiel de Twitter par le fondateur de Tesla de « souffle d’espoir » de la part d’une « légende de la liberté ». Tout au long de sa présidence, Bolsonaro avait brandi le spectre de la fraude électorale, s’appuyant largement sur des affirmations infondées selon lesquelles les machines à voter pouvaient être truquées ou trafiquées, et que les agents électoraux étaient en mesure de manipuler les décomptes de voix à volonté. Sa défaite en octobre a provoqué un pic des récits de fraude électorale et des appels à un coup d’État contre Lula sur Twitter et sur d’autres réseaux sociaux, selon une analyse du DFRLab.
12/ Musk’s takeover was a boon for right-wing Twitter in #Brazil. #Bolsonaro called the acquisition a “breath of hope.”
This afternoon the platform is saturated with pro-insurrection content.
By @charlottepeet11https://t.co/toCkXBf2S3 pic.twitter.com/goiB0S95jO
— John Scott-Railton (@jsrailton) January 8, 2023

Musk a semblé s’intéresser particulièrement aux rouages des stratégies de modération de contenu de Twitter au Brésil après avoir pris le contrôle de la plateforme. Twitter a été contraint en 2020 par le juge de la Cour suprême brésilienne Alexandre de Moraes de bloquer 16 comptes liés à Bolsonaro qui avaient été accusés de diffuser de fausses informations. En 2021, Bolsonaro a tenté d’interdire aux réseaux sociaux de supprimer les comptes qui violaient les règles de la plateforme, notamment les fausses affirmations sur les élections.
Malgré la relation unique entre Twitter et le système juridique brésilien, Musk a tenté à plusieurs reprises d’imputer la responsabilité des décisions de modération du contenu au Brésil exclusivement à l’entreprise et a personnellement assumé le rôle de modérateur depuis sa prise de contrôle. Selon le New York Post, l’intérêt de Musk pour le Brésil est allé jusqu’à superviser personnellement les décisions de modération du contenu quelques jours après les élections, alors que les allégations de fraude électorale faisaient boule de neige en ligne.
En novembre, Musk a répondu à l’affirmation du commentateur de droite Paulo Figueiredo Filho, petit-fils de l’ancien président militaire brésilien João Figueiredo, selon laquelle la société « imposait une censure idéologique draconienne » aux utilisateurs brésiliens, en promettant de mener l’enquête. Début décembre, Musk a indiqué qu’il avait vu des tweets « inquiétants » concernant les élections au Brésil, disant à ses followers qu’il était « possible que le personnel de Twitter ait donné la préférence aux candidats de gauche ». Dans un autre tweet de décembre, Musk a répondu à une plainte pour répression émanant d’un média brésilien de droite en déclarant que « Twitter peut avoir des personnes au sein de l’équipe brésilienne qui ont un fort parti pris politique », alors qu’il avait licencié cette équipe en novembre.
Depuis qu’il a pris le contrôle de la plateforme, Musk a travaillé avec des personnalités médiatiques américaines d’extrême droite pour qualifier la modération du contenu, en particulier en ce qui concerne la désinformation électorale, comme une forme de manipulation électorale et de censure à part entière. Musk a également rétabli les comptes d’éminents complotistes, dont Trump aux États-Unis, et plusieurs comptes brésiliens importants précédemment bannis pour désinformation.
Figures involved in January 6 are currently applauding what’s happening in Brazil pic.twitter.com/oRRplmHKxg
— Ben Jacobs (@Bencjacobs) January 8, 2023

Bolsonaro a fui en Floride au lendemain de l’élection, où il est probablement à l’abri des conséquences des actions de ses partisans. Plusieurs politiciens américains, dont les représentants Joaquin Castro, Alexandria Ocasio-Cortez et Ilhan Omar, ont demandé à ce que Bolsonaro soit extradé ou renvoyé au Brésil.
Les autorités brésiliennes ont arrêté plus de 1 000 manifestants à la suite des émeutes. Les images de la destruction, du vandalisme et de la violence perpétrés par les émeutiers ont circulé en ligne. Dans une déclaration récente, Elon Musk a exprimé son espoir que « le peuple brésilien soit capable de résoudre les problèmes de manière pacifique ».
 
Nikki McCann Ramirez
Traduit par la rédaction

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Les avocats du président Joe Biden ont trouvé des documents classifiés dans son ancien bureau de Washington l’automne dernier, a déclaré lundi un avocat de la Maison-Blanche, selon CBS News. Les documents ont été trouvés le 2 novembre par les avocats de Biden alors qu’ils emballaient des dossiers dans un bureau du Penn Biden Center for Diplomacy and Global Engagement et datent de l’époque où il était vice-président, a déclaré Richard Sauber, conseiller spécial du président.
Les sources n’ont pas dit à CBS News ce que les documents contiennent ni leur niveau de classification, mais ont indiqué qu’une dizaine de documents ont été trouvés. Une source a également précisé que les documents ne contiennent pas de secrets nucléaires.
Le FBI est impliqué dans une enquête confiée au procureur des États-Unis à Chicago par le procureur général Merrick Garland pour examiner les documents, indiquent les rapports.
Joe Biden a utilisé ces bureaux de la mi-2017 jusqu’au printemps 2019, début de sa campagne présidentielle de 2020. Le jour de la découverte des documents classifiés, Sauber a déclaré que le bureau du conseiller de la Maison-Blanche a informé les Archives nationales, qui ont pris possession des documents le lendemain matin. Il a ajouté que la Maison-Blanche coopérait avec les Archives nationales et le département de la Justice.
Pendant ce temps, le département de la Justice enquête séparément sur la mauvaise gestion par l’ancien président Donald Trump de 15 boîtes de documents de sécurité nationale hautement classifiés qu’il a conservées après avoir quitté la Maison-Blanche en janvier 2021. En août de l’année dernière, le département de la Justice a publié une version expurgée de l’affidavit qui a conduit à l’autorisation de la recherche de documents classifiés supplémentaires à Mar-a-Lago, qui a révélé que le FBI avait identifié « 184 documents uniques portant des marques de classification, dont 67 documents marqués CONFIDENTIEL, 92 documents marqués SECRET et 25 documents marqués TOP SECRET » dans la masse de documents trouvés dans la propriété de Trump huit mois auparavant.
En réponse à la découverte des documents classifiés de Joe Biden, Donald Trump s’en est pris au président américain sur Truth Social : « Quand le FBI va-t-il faire une descente dans les nombreuses maisons de Joe Biden, peut-être même à la Maison-Blanche ? Ces documents n’ont certainement pas été déclassifiés. »
 
Charisma Madarang
Traduit par la rédaction

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Après des jours d’humiliation publique et un 14e vote chaotique, le républicain Kevin McCarthy a finalement été élu président de la Chambre des représentants lors du 15e vote.
Dans la nuit de vendredi, le représentant de Bakersfield, en Californie, a enfin obtenu les voix nécessaires pour s’emparer du poste de speaker, après une série épuisante de votes qui ont vu un groupe de près de 20 républicains s’opposer à plusieurs reprises au leader de longue date du parti à la Chambre.
La situation a commencé à se dénouer vendredi matin. Lors du 12e tour de scrutin, 14 membres qui s’étaient précédemment opposés à lui ont voté pour McCarthy. Un autre, le représentant Andy Harris, s’est joint à lui lors du 13e tour de scrutin, après quoi la session a été ajournée.
Il manquait toujours une voix à McCarthy. Malgré le fait que les leaders du groupe « Jamais Kevin », Matt Gaetz et Lauren Boehbert, aient voté « présent » au lieu de s’opposer, McCarthy n’a toujours pas pu réunir plus de la moitié des voix lors du 14e vote. Un face-à-face tumultueux entre Gaetz et McCarthy sur le parquet de la Chambre n’a pas réussi à changer le décompte, et McCarthy s’est dirigé vers un 15e tour de scrutin.
Puis, lors du 15e essai, le bloc anti-McCarthy a cédé, six membres votant « présent » au lieu de s’opposer, ce qui a abaissé le seuil de victoire et permis à McCarthy de s’en sortir avec une majorité simple de 216 voix.
L’opposition à la présidence de McCarthy était centrée sur le Freedom Caucus d’extrême droite, dont les membres dénonçaient McCarthy comme un négociateur de mauvaise foi, attaché aux lobbies, qui n’accéderait jamais à leurs demandes. Une partie de l’opposition était idéologique ; au moins sur le plan rhétorique, le Freedom Caucus prône l’austérité financière et ses membres considèrent que McCarthy est trop dépensier. Pour d’autres, le conflit semblait beaucoup plus personnel, comme pour Matt Gaetz.
Lors du premier scrutin mardi, 19 républicains ont refusé de soutenir McCarthy. C’était la première fois en 100 ans qu’un président n’avait pas été élu au premier tour. Le deuxième tour de scrutin a également échoué, et au troisième tour, le nombre de républicains anti-McCarthy est passé à 20. L’ancien président Donald Trump a tenté de soutenir publiquement McCarthy mercredi, mais cela n’a eu aucun effet. Le nombre de républicains qui ont refusé de voter pour lui est passé à 21 lors des trois votes organisés plus tard dans la journée.
Pour tenter de consolider son soutien, Kevin McCarthy a accepté une série de concessions majeures mercredi soir, mais cela n’a pas fait de différence non plus. Il a perdu les quatre votes organisés jeudi, sans gagner de terrain. Les négociations se sont intensifiées, et McCarthy aurait cédé à des demandes qui permettraient à un seul membre du parti de déclencher un nouveau vote pour que McCarthy soit privé de sa présidence. McCarthy a également promis des votes sur des questions clés, notamment la limitation des mandats des membres de la Chambre. Le nouveau président se serait également engagé à ce qu’il n’y ait pas de vote « clair » pour relever le plafond de la dette fédérale plus tard dans l’année.
Pour Kevin McCarthy, 57 ans, le vote de vendredi soir marque la fin d’une quête de près de dix ans pour devenir président de la Chambre. Le Californien était le prochain sur la liste pour occuper le poste en 2015, lorsque le Freedom Caucus a réussi à évincer le président de l’époque, John Boehner. Mais McCarthy a retiré sa candidature au dernier moment à la suite d’une polémique. Après avoir joué les seconds rôles derrière Paul Ryan et avoir surmonté le tumulte de l’ère Trump, McCarthy s’est à nouveau mis en position d’obtenir la présidence du 118e Congrès.
À l’approche des élections de 2022, McCarthy n’a guère caché son ambition, plaisantant de manière tristement célèbre sur une éventuelle passation de pouvoir : « Je veux que vous regardiez Nancy Pelosi me remettre ce marteau, a-t-il déclaré à un public du GOP dans le Tennessee en 2021. Ce sera difficile de ne pas la frapper avec ».
 
Ryan Bort, Tim Dickinson
Traduit par la rédaction

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