Cybersécurité : la Bretagne, numéro deux national, consolide son rang et ses compétences – La Tribune.fr

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Avec 8.000 emplois, 160 entreprises, 1 milliard d’euros de chiffre d’affaires, 200 chercheurs dédiés, 3.500 étudiants formés chaque année, et une forte présence de l’armée – avec, entre autres, le Pôle d’excellence cyber créé en 2014 -, Rennes, et plus largement la Bretagne, sont devenues en dix ans une place forte de la cybersécurité en France.
Le Conseil régional, qui met actuellement en œuvre sa nouvelle stratégie cyber, votée en février dernier, entend encore amplifier ce positionnement.
Son objectif : structurer l’ensemble de la filière et diffuser la « culture cyber » au-delà du monde numérique, notamment au sein des entreprises.
A l’occasion de l’European Cyber Week, qui s’est tenue au couvent des Jacobins à Rennes la semaine dernière, Loïg Chesnais-Girard, le président de région, a annoncé la création imminente du Campus Cyber breton, qui mobilisera les acteurs du secteur sous une bannière commune.
« Véritable brique du développement futur de la Bretagne, ce campus a pour but de conforter le 2e rang national de la Bretagne, en matière de recherche, via le nombre de chercheurs et de brevets » a indiqué l’élu.
Cette première déclinaison régionale du Campus Cyber national, implanté à Puteaux dans le quartier de La Défense et dans le capital duquel la Région est entrée comme actionnaire, sera pilotée par la collectivité, avec l’appui de son agence régionale Bretagne Développement Innovation (BDI).
Entreprises de la filière, acteurs de la formation, de la recherche et de l’innovation disposeront à terme d’un espace de travail et de dialogue en matière de formation, de recherche, de production de brevets, d’emploi et de développement économique.
« L’objectif est de mettre 100% des entreprises et des acteurs publics bretons aux standards de la sécurité numérique en 2030 et de démultiplier l’accès aux financements nationaux et européens pour les acteurs de la cyber bretonne », fait valoir le Conseil régional.
À travers cet outil, la collectivité espère aussi développer une culture du risque et de la protection en direction de secteurs clés de l’économie bretonne que sont l’énergie, l’industrie, l’agroalimentaire et la santé.
À Rennes, Loïg Chesnais-Girard est également revenu sur la création du futur centre breton de réponse aux cyberattaques.
Sorte d’équipe de secours anti-hackers, le CSIRT (Computer Security Incident Response Team) est appelé à devenir un outil de sensibilisation des entreprises et des collectivités, encore souvent désarmées face aux menaces numériques et aux demandes de rançons.
Guillaume Chéreau, ex-consultant chez Orange Cyberdéfense vient d’être recruté comme directeur afin d’organiser la structure juridique et le modèle économique de ce centre, dont la mise en place est soutenue à hauteur de 1 million d’euros par l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’informations (ANSSI).
L’ANSSI installera pour sa part à Rennes, à partir de 2023, une antenne régionale qui comptera 220 agents à terme.
« Une PME sur deux qui refuse de payer [la rançon, Ndlr] finit par déposer le bilan », a rappelé Michel Van den Berghe, président du Campus Cyber national, tandis que Jean-Noël Barrot, ministre délégué à la Transition numérique et aux Télécommunications, est venu annoncer l’ouverture d’une enveloppe de 30 millions d’euros pour organiser le bouclier cyber de 750 PME et ETI.
Fortement implanté à Rennes, l’écosystème breton de la cybersécurité est aussi installé à Brest, où se trouve le réseau d’acteurs français de la cybersécurité maritime, France Cyber Maritime, à Lannion, ou encore à Vannes.
L’European Cyber Week a mis en lumière les petites entreprises bretonnes qui montent dans la sphère cyber et celles plus importantes.
Telles BZHunt, jeune pousse de 7 salariés (15 d’ici à l’été) et dont le chiffre d’affaires de 400.000 euros en 2021 devrait plus que doubler cette année. Elle s’est donnée pour mission de valoriser les hackers éthiques au service des entreprises, à opposer aux « mauvais hackers ».
Ce concept dédié à la sécurité offensive a aussi le vent en poupe chez Orange Cyberdéfense. L’entreprise, qui emploie 400 salariés à Rennes, recrute une centaine d’ingénieurs et techniciens chaque année (300-350 au niveau national), et a fait savoir qu’elle recherchait des profils de hackers éthiques.
Pas de conférence sur la cybersécurité sans évoquer la place des femmes, encore trop peu représentées. Alors que le secteur connaît des difficultés de recrutement, la Bretagne entend promouvoir davantage l’emploi féminin, qui ne représente actuellement que 9% des salariés des métiers du numérique (11% au niveau national).
Plusieurs ambassadrices de la filière comme Mélissa Rossi, membre de l’équipe cryptographie de l’ANSSI, ont appelé les futures étudiantes à faire bouger les lignes. De son côté, le Pôle d’excellence cyber vient de lancer la deuxième promotion des Cadettes de la Cybersécurité dont la mission est d’aller dans les collèges et lycées expliquer les enjeux et les risques du numérique.
En tant que responsable des 115 lycées publics bretons et acteur de l’emploi-formation et de l’orientation des jeunes, la Région précise vouloir jouer son rôle pour renforcer la visibilité des métiers de la cyber qui recrutent et sont ouverts à tous niveaux de diplômes.
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