Crise des carburants : Esso-ExxonMobil prévoit un retour à la … – Le Figaro

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Malgré la signature d’un accord majoritaire sur les salaires ce vendredi, le mouvement initié par la CGT, qui n’a pas signé l’accord, se poursuit sur l’ensemble des sites TotalEnergies.
TERMINÉ
C’est la fin de ce live sur la crise des carburants.
Merci de nous avoir suivi.
Bonne fin de soirée !
Un retour à la normale dans les stations service privées de carburant la semaine prochaine, comme promis par l’exécutif, «c’est très long» pour les Français, a estimé vendredi la cheffe de file des députés Rassemblement national (RN) Marine Le Pen.
«C’est très long parce que, non seulement il y a une pénurie, mais de surcroît un certain nombre de stations ont perdu la raison. Ce matin j’ai encore vu du gazole à 2,46 euros. C’est inabordable pour les Français», a affirmé Marine Le Pen à l’issue d’une rencontre sur les retraites avec la Première ministre Elisabeth Borne.
«Il faut vraiment que le gouvernement mette tout en oeuvre extrêmement rapidement, parce qu’il n’a pas été capable d’anticiper, pour résoudre le problème», a-t-elle insisté, considérant qu’«il n’y a pas eu de gestion de la crise» par l’exécutif.
Le retour «à une situation de marche normale» dans les deux raffineries Esso-ExxonMobil, dont la production était perturbée par un mouvement social depuis fin septembre, prendra «deux à trois semaines», a indiqué le groupe vendredi dans un communiqué.
«Les unités des deux raffineries d’Esso Raffinage seront progressivement redémarrées selon les protocoles de sécurité nécessaires et de façon à minimiser les nuisances», ajoute Esso, précisant que les volumes de ventes sur septembre ont baissé «de 25 % par rapport à août».
Cette semaine, Le Figaro se demandait si l’on peut espérer un retour à la normale «dans le courant» de la semaine prochaine, comme annoncé par le président de la République.
Le tribunal administratif de Lille a rejeté vendredi le requête en référé-liberté déposée par la CGT qui contestait la légalité de la réquisition par la préfecture de personnels grévistes du dépôt TotalEnergies de Mardyck, près de Dunkerque (Nord). Le tribunal administratif a jugé qu’«en mettant en place un service visant à assurer, par un nombre restreint mais suffisant de salariés, la seule expédition de carburants, le préfet du Nord n’a pas porté au droit de grève une atteinte grave et manifestement illégale».
Vendredi matin, un autre tribunal administratif, celui de Rouen, avait déjà rejeté un recours de la CGT contestant les arrêtés préfectoraux de réquisitions de grévistes, cette fois au dépôt de la raffinerie Esso-ExxonMobil de Gravenchon, seul autre site faisant l’objet d’une réquisition en France.
Pour en savoir plus : Réquisitions chez TotalEnergies: nouveau rejet d’un recours en référé de la CGT
Les transporteurs routiers se mobilisent de façon «exemplaire» pour résorber les pénuries de carburant, a affirmé vendredi le ministre délégué aux Transports, en prévenant toutefois que les tensions allaient encore perdurer quelques jours. «Le président a donné un cap qui est le milieu de la semaine prochaine, on y travaille», a assuré Clément Beaune lors d’une visite au Plessis-Pâté, dans l’Essonne, chez Transports Premat, plus gros transporteur de produits pétroliers en Île-de-France.
«Il faut arriver à régler la situation sociale le plus rapidement possible» dans les raffineries et dépôts en grève, a-t-il insisté, ajoutant qu’il y aurait ensuite, une fois que le travail aura repris, «quelques jours de délais inévitables pour remettre en place les chaînes d’approvisionnement».
«Je pense qu’on en a pour deux semaines à revenir à une situation normale», a assuré une opératrice chargée des plannings lors de la visite ministérielle. Les conducteurs effectuent actuellement environ quatre tournées par jour avec des amplitudes horaires allant de 11 à 14 heures consécutives pour assurer l’approvisionnement des stations, rendues difficiles d’accès par les files d’automobilistes longues parfois de plusieurs kilomètres.
À quelques encablures de la raffinerie TotalEnergies de Donges, en Loire-Atlantique, les salariés grévistes qui perturbaient depuis mardi le service des transports en commun de Saint-Nazaire vont reprendre le travail samedi. Ils ont obtenu une revalorisation salariale, ont annoncé la CGT et de la régie des transports.
«On demandait 4% pour le rattrapage de l’inflation, on a obtenu une prime et un rattrapage de 3%. C’est une satisfaction, ça s’est débloqué aujourd’hui. On restera vigilant sur l’inflation future», a précisé à l’AFP Jean-Christophe Rocheteau, secrétaire du CSE et membre de la CGT.
Si la grève dans les raffineries donne des signes d’essoufflements, avec le fin du mouvement à Port-Jérôme et la signature d’un accord entre la direction et la CFDT et CFE-CGC chez TotalEnergies, d’autres secteurs semblent vouloir prendre la relève. C’est notamment le cas dans les centrales nucléaires, où une grève reconductible a été décidée.
Plusieurs sites sont touchés à savoir Belleville, Bugey, Cattenom, Cruas, Gravelines et Tricastin avec baisses de production ou blocages des activités.
Outre les automobilistes, et tout particulièrement les professionnels de santé, qui continuaient vendredi leur quête de carburant, de nombreux agriculteurs redoutent désormais de ne pas être en mesure de réaliser leurs semis de céréales d’hiver à temps, faute de carburant, surtout dans le nord de la France.
«On a de la tension dans les Hauts-de-France, en Ile-de-France, dans le Centre-Val de Loire et dans le Grand-Est», une «zone de récolte de la betterave et de la pomme de terre», a expliqué à l’AFP Joël Limouzin, vice-président du syndicat agricole majoritaire FNSEA. Le président des artisans du bâtiment (CAPEB) Jean-Christophe Repon, a demandé quant à lui au gouvernement la possibilité de recourir à des «mesures d’activité partielle» dans les régions les plus touchées.
Le tribunal administratif de Lille, saisi en référé par la CGT, doit rendre d’ici 22H00 sa décision sur la légalité de la réquisition par la préfecture de personnels grévistes du dépôt TotalEnergies de Mardyck, près de Dunkerque (Nord).
Lors de l’audience, les avocates de la CGT, Elsa Marcel et Elsa Galaup, ont affirmé que les arrêtés du préfet étaient attentatoires au droit de grève. Elles ont accusé le représentant de l’État dans le département de répondre aux «injonctions gouvernementales» sans avoir recherché préalablement toutes les alternatives à la réquisition de personnels.
Le dépôt de Flandres de Mardyck, en grève de puis le 27 septembre, «alimente au moins la moitié de la région Hauts-de-France, c’est-à-dire au moins la moitié de 6 millions d’habitants qui connaissent aujourd’hui des difficultés d’approvisionnement en carburant», a pointé le préfet du Nord George-François Leclerc, présent à l’audience.
Quelques heures avant l’audience devant le TA de Lille, le tribunal administratif de Rouen avait rejeté un autre recours en référé de la CGT pour contester les arrêtés préfectoraux de réquisitions de grévistes, cette fois au dépôt de la raffinerie Esso-ExxonMobil de Gravenchon, seul autre site réquisitionné en France, avec le dépôt de Flandres.

Après une nuit de négociations, les syndicats modérés CFDT et CFE-CGC représentant 56,55% des salariés et la direction de TotalEnergies, se sont entendus sur un accord de hausse de la masse salariale et de primes.
Sans surprise, la CGT, à l’initiative de la grève qui touche des raffineries et des dépôts du groupe, n’a pas attendu la proposition finale de TotalEnergies pour couper court aux négociations. Ils ont dénoncé « une mascarade » et des propositions « largement insuffisantes ».
Le Figaro vous expliquece que contient précisément l’accord salarial signé chez TotalEnergies
Plusieurs salariés du dépôt de carburant TotalEnergies de Dunkerque ont bloqué l’entrée du site pour empêcher les personnes réquisitionnées d’entrer.

Sur les images, une vingtaine d’individus, dont de nombreux portent des gilets rouges de la CGT, restent assis devant le portail d’accès, empêchant les véhicules des salariés réquisitionnés de pouvoir pénétrer.

Ce sit-in pourrait ne pas durer, les forces de l’ordre devraient arriver d’un moment à l’autre.

La situation continuait de se détendre dans les stations-service de France. À 13h, «28,5%» d’entre elles connaissaient encore des difficultés ce vendredi, selon la ministre de la Transition écologique contre 29,1% jeudi à 17h.
Dans le détail, les Hauts-de-France, particulièrement touchés, la proportion est tombée de 31,7% hier à 25,5%. Même tendance en Île-de-France où 37% des stations-service font face à des pénuries partielles ou totales contre 38,8% hier. Les tensions restent fortes en Centre-Val-de-Loire (42,2% de stations en difficulté aujourd’hui, 41,2% hier).
«Depuis hier soir, 35 camions de 36 m3, soit plus de 20.000 pleins de voitures en ordre de grandeur, qui sont partis en livraison depuis le dépôt de Dunkerque» et «les volumes pompés depuis l’oléoduc du dépôt de Port-Jérôme en Normandie arrivent progressivement en Île-de-France pour alimenter les réseaux de stations-service», a ajouté la ministre.
«L’enjeu est que les Français sortent de cette situation inacceptable pour aller travailler et emmener les enfants à l’école», a indiqué la ministre.
À VOIR AUSSI – Carburants: 28,5% des stations-service «en rupture d’au moins un produit», annonce le gouvernement
La raffinerie de Donges (Loire-Atlantique) a décidé de reconduire la grève jusqu’à mercredi 13h30. Néanmoins, un approvisionnement «a minima» sortira du site.
«La question de l’arrêt des installations se posera la semaine prochaine. Dans cette attente, nous livrerons à la population du carburant, aujourd’hui en fin d’après-midi», a précisé Fabien Privé Saint-Lanne, secrétaire CGT TotalEnergies de la raffinerie de Donges. «On prend en compte les tensions qui ont lieu aujourd’hui dans ce pays. Nous sommes une organisation syndicale responsable, donc nous livrerons en partie du carburant pour apaiser les tensions, mais certainement pas tous les jours, et cette modalité-là est ponctuelle pour le week-end», a-t-il expliqué. Il ne s’agit toutefois pas d’un retour «à marche normale», a-t-il précisé.
Contrairement à leurs confrères de TotalEnergies, les salariés Esso de la raffinerie de Port-Jérôme Gravenchon ont décidé à l’unanimité de confirmer la fin de la grève.

Un résultat similaire avait émergé lors du quart précédent, tôt dans la matinée. Cette confirmation devrait définitivement mettre fin au mouvement social chez Esso.
«Le mouvement de grève est levé ici comme à Fos-sur-mer, les négociations avec la direction sont bloquées et les réquisitions sont en place, nous n’avons plus de levier pour nous battre», a admis Christophe Aubert, délégué syndical central CGT. «Les salariés appellent déjà la direction à une nouvelle négociation le 6 décembre pour les négociations annuelles obligatoires», a-t-il dit.
La grève a été reconduite vendredi après-midi sur l’ensemble des sites de TotalEnergies, en dépit de la signature d’un accord par les deux organisations majoritaires, la CFE-CGC et la CFDT, a indiqué à l’AFP Eric Sellini, coordinateur CGT pour le groupe.
Le mouvement est reconduit jusqu’à vendredi soir dans les raffineries et dépôts pétroliers du groupe à La Mède, à Feyzin, à Flandres, à Donges et, juqu’à mardi à la raffinerie de Normandie, la plus importante de France, a précisé Eric Sellini.

Après les pénuries de carburant pour les voitures et l’annonce d’une journée de grève à la SNCF, mardi 18 octobre, l’avion pourrait-il à son tour connaître des difficultés ?
Pour l’instant, les transporteurs aériens peuvent assurer tous les vols prévus. Mais les aéroports, qui mettent le carburant à leur disposition, adoptent des mesures préventives.
L’article du Figaro à lire ici : Malgré la grève dans les raffineries, les compagnies aériennes ne manquent pas encore de kérosène

Des salariés de la raffinerie, des représentants syndicaux de plusieurs entreprises de la région de Saint-Nazaire (Chantiers de l’Atlantique, Airbus, Centrale électrique de Cordemais) étaient présents, ainsi que des membres du collectif «Alliance écologique et sociale» à l’appel de la CGT et FO. Des élus avaient également fait le déplacement, à l’instar du député LFI de Loire-Atlantique, Matthias Tavel. Au total, quelque 200 personnes étaient présentes.
«Il n’y a pas de blocage (…) les seuls qui bloquent aujourd’hui, c’est la direction de Total. La pénurie est bien causée par la direction de Total. La pénurie, c’est pas les travailleurs en grève qui la cause», a insisté David Arnould, délégué syndical CGT à la raffinerie de Donges.

Ce vendredi, la CFDT et la CFE-CGC de TotalEnergies ont signé l’accord proposé par la direction. Comme chez Esso, quatre jours auparavant, la CGT ne compte pas pour autant mettre fin au mouvement social. Mais en a-t-elle vraiment le droit ?
«La grève est un droit individuel», souligne d’emblée maître Leila Hamzaoui, avocate en droit du travail chez Studio avocats. Traduction, un accord même avec les syndicats majoritaires n’interdit en rien aux autres de continuer la grève. Néanmoins, «il faut des revendications licites pour exercer ce droit », ajoute-t-elle et seul un juge, qui doit au préalable être saisi par l’entreprise, peut se prononcer sur cette question. Or, la démarche peut prendre plusieurs jours voire plusieurs semaines. Il est donc fréquent que la direction ne lance même pas cette procédure complexe et à la conclusion incertaine dans le cas présent. 
À la place, cette dernière préfère généralement négocier avec les syndicats plus conciliants, comme l’a fait Esso en début de semaine et TotalEnergies depuis hier. Le pari est de parvenir à un accord qui va progressivement inciter un nombre croissant de grévistes à reprendre le travail. Une technique qui semble avoir porté ses fruits chez Esso, où les deux raffineries du groupe ont recommencé à fonctionner. La manœuvre peut toutefois prendre plusieurs jours, quatre dans le cas de Port-Jérôme, à condition que la levée de la grève soit revotée à 14h et lors des prochains quarts. 

À VOIR AUSSI – Accord sur les salaires chez TotalEnergies: «Le fruit d’un bon compromis», estime la CFDT
Sophie, une mère de famille de 5 enfants, attend depuis plus d’une heure dans une station près de la gare Montparnasse.à Paris. «Je suis déjà venue hier, j’ai fait plus de 3/4 d’heures de queue hier et heureusement le responsable de la station est venu signaler qu’il ne restait que du diesel … sinon j’aurais encore attendu pour rien», tempète-t-elle.
«Et aujourd’hui, je ne sais pas combien de temps je vais patienter pour entrer dans la station et espérer trouver de l’essence», soupire-t-elle. La situation est tendue entre les automobilistes dans la file d’attente, note Sophie. «Les gens essaient de griller la queue et bloquent sans vergogne la circulation, c’est n’importe quoi » ! Quant aux motards, ils se battent pour de l’essence et en viennent aux mains, constate-t-elle. «C’est violent»
«Je dois aller à une réunion de famille importante en province, on ne va quand même pas m’en priver!» . Son avis sur cette grève ? : «Je persiste à ne pas comprendre la mentalité de paralyser un pays»
En début d’après – midi, Sophie a finalement atteint le Graal. Après plus de deux heures d’attente….
Élisabeth Borne a affirmé voir «des signes d’amélioration» dans la distribution de carburants, alors que les salariés grévistes de TotalEnergies ont décidé vendredi de poursuivre leur grève dans les raffineries après un accord salarial rejeté par la CGT.
«Je suis avec la plus grande attention la situation et je note des signes d’amélioration sur certains sites où l’expédition des carburants vers les stations-service a repris», a déclaré la première ministre qui s’exprimait devant l’Assemblée des départements de France (ADF), réunie en congrès à Agen.
La chef du gouvernement évoquait les difficultés des aides à domicile pour trouver du carburant, soulignant que, «comme elles, bon nombre de Français de toutes les professions souffrent des blocages actuels qui menacent leur quotidien et leur travail». «Nous sommes avec eux et nous le serons jusqu’au bout», a-t-elle assuré.
Les syndicats majoritaires CFE-CGC et CFDT viennent de signer l’accord salarial proposé par la direction de TotalEnergies. La direction de l’entreprise avait proposé dans la nuit 7% d’augmentation de salaire dès novembre et 3000 à 6000 euros de prime. Les syndicats avaient jusqu’à midi pour consulter ses adhérents et décider de signer, ou non. La CFE-CGE est la principale organisation syndicale chez TotalEnergies avec 32,57% des suffrages. La CFDT représente 23,98% des votes. Ensemble, les deux syndicats réformistes représentent 56,55%, soit la majorité.
«Au titre de cet accord, la compagnie accordera une enveloppe d’augmentations salariales pour 2023 de 7% des salaires. Dans le cadre de cette enveloppe, tous les ouvriers et techniciens bénéficieront d’une augmentation générale de 5% avec un plancher de 2000 euros pour les plus bas salaires, et tous les cadres d’une garantie d’augmentation de 3,5 % et d’un plancher d’augmentation de 2000 euros. Les augmentations générales et garanties seront versées dès le mois de décembre et seront rétroactives au 01/11/2022. Concernant la Prime pour le Partage de la Valeur d’un mois de salaire accordée par la Compagnie, qui sera versée en décembre, l’accord prévoit un plancher de 3000 euros et un plafond de 6000 euros», précise TotalEnergies dans un communiqué de presse.
Le député LR Éric Ciotti, candidat à la présidence de son parti, a dénoncé vendredi sur RMC un «diktat de la minorité» après la reconduite de la grève chez TotalEnergies et déploré un «déni» du gouvernement.
«Cette grève est insupportable, elle pénalise des millions de Français» qui «ne peuvent plus aller travailler» et «passent des heures à tenter de faire le plein, tout ça du fait du blocage d’une toute petite minorité», a affirmé le député des Alpes-Maritimes. «On est sur le diktat de la minorité et ce n’est plus acceptable», a-t-il ajouté.
Aurore Bergé, la chef de file du parti présidentiel à l’Assemblée, a estimé, ce vendredi, sur BFMTV que de «nouvelles réquisitions pourraient avoir lieu», «si les blocages ne sont pas levés».
Plusieurs réquisitions sont déjà en cours, dans les dépôts de Dunkerque de TotalEnergies et de Gravenchon-Port-Jérôme d’Esso-ExxonMobil. 
La région Auvergne-Rhône-Alpes va rendre gratuit ce week-end «à titre exceptionnel» l’accès aux TER et au réseau de cars interurbains régionaux, en réponse à la pénurie de carburants, a-t-elle annoncé vendredi.
Cette mesure, applicable de samedi matin à dimanche soir, concerne 1300 trains, 800 cars et quatre réseaux de transports interurbains dont la région «est l’autorité organisatrice», a-t-elle indiqué dans un communiqué. Alors que les habitants «passent des heures devant les stations-service», l’accès gratuit vise à permettre aux habitants de la région de «mener à bien leurs activités du week-end, en réservant leur consommation de carburant pour les déplacements obligatoires de la semaine».
«L’interdiction de la vente et l’achat de carburants dans des récipients transportables manuellement a été reconduite par arrêté préfectoral du 13 octobre 2022 jusqu’au 17 octobre 2022, 23h59», a indiqué la préfecture du Pas-de-Calais, ce vendredi.
La situation dans les Hauts-de-France s’améliore, qui était particulièrement touchée au début du mouvement de grève. À 17h ce jeudi, 31,7% des stations-service y étaient en difficulté alors qu’elles étaient près de 43% mercredi.
Les propositions de la direction de Total aux syndicats sont encore «loin» des 10% d’augmentation générale des salaires réclamés par la CGT, a souligné vendredi son secrétaire général Philippe Martinez, qui a appelé le groupe à «renégocier».
Selon les deux syndicats réformistes CFDT et CFE-CGC, la direction de l’entreprise a proposé dans la nuit 7% d’augmentation de salaire dès novembre et des primes, mais cette offre comprend des «augmentations individuelles» et une «évolution de la prime d’ancienneté», ce qui ramène en fait à 5% «l’augmentation générale des salaires» proposée, a détaillé Philippe Martinez sur France Info.
«Nous, on demande 10%», une hausse correspondant à «l’inflation plus le partage des richesses, puisque Total se porte bien et que les actionnaires ont été servis depuis longtemps», a souligné le leader cégétiste. «Pour le moment, 5% c’est loin de 10% (…) Les salariés n’acceptent pas la proposition de la direction, il faut renégocier», a-t-il ajouté. «On n’est pas inconscients, on sait que la vie quotidienne de tous les Français est impactée» par ce conflit social, a reconnu Philippe Martinez, mais la responsabilité en incombe selon lui à la direction du groupe pétrolier et au gouvernement, qui a «banalisé l’impact de la grève».
À VOIR AUSSI – Grève à TotalÉnergies: Philippe Martinez appelle à «renégocier»
Le tribunal administratif de Rouen a rejeté vendredi matin le recours en référé de la CGT pour contester les arrêtés préfectoraux de réquisitions de personnels grévistes du dépôt de la raffinerie Esso-ExxonMobil de Port-Jérôme-Gravenchon (Seine-Maritime), a-t-on appris de source judiciaire.
Dans son jugement que l’AFP a pu consulter, le tribunal administratif estime notamment que «le recours à des mesures de réquisitions individuelles d’agents qualifiés présente un caractère nécessaire pour prévenir les risques d’atteinte à l’ordre public eu égard à la durée des défaillances d’approvisionnement causées par la grève».
«C’est typiquement ce qui nous coupe du monde du travail»: l’ancien candidat écologiste à la présidentielle Yannick Jadot a critiqué vendredi l’appel à la grève générale lancé par la députée EELV Sandrine Rousseau, qu’il accuse de rechercher «le buzz».
Dans un entretien à Libération, l’eurodéputé estime qu’«appeler à la +grève générale+ sans concertation préalable avec les syndicats, dans la situation d’angoisse que connaissent nombre de salariés, c’est typiquement ce qui nous coupe du monde du travail». «Soyons en soutien des luttes sociales et portons plutôt des propositions sérieuses sur l’emploi des seniors, l’organisation des temps de travail, la gouvernance des entreprises, la redistribution», ajoute Yannick Jadot.
«Faites encore un petit effort», déclare Clément Mortier, représentant FO du site Mardyck de TotalEnergies réquisitionné par le gouvernement, ce vendredi matin. Il réagit après l’assemblée générale à la suite de laquelle les représentants des deux syndicats réformistes CFDT et CFE-CGC ont annoncé qu’ils étaient favorables à la dernière proposition de la direction, selon eux de 7% d’augmentation de salaire et 3000 à 6000 euros de prime. De son côté, la CGT a quitté la table des négociations en dénonçant une «mascarade».
«Ce qu’on espère, c’est encore un effort de TotalEnergies dans la matinée. L’accord n’a été signé par aucune organisation. Donc on peut encore espérer une amélioration», rappelle Clément Mortier de FO.

Les livraisons des clients des grossistes vont être «sévèrement et généralement compromises à partir de vendredi» si la pénurie de carburant perdure, a prévenu jeudi soir la CGF, l’organisation professionnelle du secteur. «Les entreprises du commerce de gros sont logées à la même enseigne que tout automobiliste et sont confrontées aux mêmes écarts géographiques», s’alarme la CGF, dont une enquête auprès de ses adhérents révèle leur «inquiétude grandissante».
Selon la Confédération des grossistes de France (CGF), 85% de ses membres ne disposent pas personnellement de cuve de carburant et, en moyenne, un plein permet de circuler entre deux et cinq jours selon le kilométrage et la fréquence de rotation. Pour ceux qui possèdent une cuve, les stocks permettent de tenir entre trois et 15 jours. Ces grossistes «craignent de réels risques d’arrêt d’activité à l’approche de la fin de semaine si la situation des livraisons ne s’améliore pas», assure la CGF.
«L’attente à la pompe des conducteurs des grossistes et le temps passé à chercher une station approvisionnée est du temps de travail rémunéré et non productif, occasionnant des heures supplémentaires pour la réalisation des tournées. Certaines entreprises ont avancé tôt le matin (04H00) les horaires de prise de service», poursuit-elle.
Des prix du carburant à la pompe de près de trois euros le litre ne sont «en aucune manière» justifiés malgré la grève chez TotalEnergies, a jugé vendredi la ministre de la Transition énergétique Agnès Pannier-Runacher, appellant les distributeurs à ne pas «profiter» de la pénurie. Si certaines augmentations des prix sont «liées au fait que nous importons depuis l’étranger» et à des coûts d’approvisionnement «supérieurs», «cela ne justifie en aucune manière les prix à la pompe de trois euros», a expliqué la ministre sur LCI. Les prix des carburants sont repartis à la hausse depuis fin septembre après des semaines de baisse ininterrompue.
Lundi, le ministère avait fait état d’un bond de 10 centimes en moyenne du gazole en France la semaine passée, à un prix moyen de 1,8035 euro par litre. «J’en appelle aux distributeurs pour ne pas profiter de cette situation pour augmenter leurs prix et augmenter leurs marges, c’est absolument inacceptable», a ajouté Mme Pannier-Runacher, précisant que les autorités vont «continuer les contrôles». Des «discussions» sont par ailleurs en cours avec Total sur la reconduite de la ristourne sur le prix du carburant, a-t-elle également indiqué.
La remontée des prix des carburants s’inscrit aussi dans un contexte mondial de hausse des prix du pétrole après la décision du cartel des pays exportateurs et leurs alliés, réunis dans l’Opep+, de baisser leur production à venir pour soutenir les cours.
«De ce qui me remonte, nous ne sommes pas très loin d’un accord » entre la direction de TotalEnergies et les syndicats», a assuré, ce vendredi, Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique, sur LCI. «Il faut aboutir à un accord majoritaire et laisser sa place à la négociation. Si c’est le cas, je trouverai surprenant que le mouvement se poursuive.» Tôt ce vendredi, les représentants des deux syndicats réformistes CFDT et CFE-CGC sont sortis du siège de TotalEnergies à La Défense, pour annoncer qu’ils étaient favorables à la dernière proposition de la direction, selon eux de 7% d’augmentation de salaire et 3000 à 6000 euros de prime. Chaque syndicat va désormais consulter ses adhérents pour décider de signer, ou non, l’offre, avant vendredi midi.
Interrogée sur la possibilité de nouvelles réquisitions sur d’autres sites, cela ne semble pas d’actualité pour le moment. «A ce stade nous avons fait les réquisitions qui étaient essentielles pour approvisionner les stations services. Il n’est pas de notre souhait de nous immiscer dans une négociation sociale. Le droit de grève est un droit constitutionnel et la négociation sociale doit être privilégiée. Nous avons fait des réquisitions ciblées afin de soulager les Français», avant d’ajouter que les réquisitions actuelles se déroulent «dans le calme».
Au sein de TotalEnergies, la CFE-CGC est le premier syndicat avec 32,57% des suffrages. Viennent ensuite la CGT avec 28,75%, la CFDT (23,98%) et le CAT (14,71%).
Sous pression du gouvernement et du mouvement de grève qui dure depuis 18 jours, la direction du groupe pétrolier avait convié les quatre syndicats représentatifs à négocier en urgence dans la nuit de jeudi à vendredi. Tôt ce vendredi, les représentants des deux syndicats réformistes CFDT et CFE-CGC sont sortis du siège de TotalEnergies à La Défense, pour annoncer qu’ils étaient favorables à la dernière proposition de la direction, selon eux de 7% d’augmentation de salaire et 3000 à 6000 euros de prime. Chaque syndicat va désormais consulter ses adhérents pour décider de signer, ou non, l’offre, avant vendredi midi. Ensemble, les deux syndicats réformistes représentent 56,55%, soit la majorité.
Alors que la CGT du groupe pétrolier a quitté cette nuit la table des négociations avec la direction, Thierry Defresne, secrétaire CGT du comité européen TotalEnergies a lancé qu’il «faut changer de revendication: il faut maintenant appeler à l’indexation des salaires sur l’inflation». «Les salariés vont perdre énormément de pouvoir d’achat», estime-t-il. «On a un patronat qui a décidé de garder tous les bénéfices pour lui. Si Total ne partage pas, personne ne partagera»,
Un compromis semblait près d’être scellé vendredi entre la CFDT et la CFE-CGC, qui se sont déclarées favorables à la dernière proposition de la direction d’une augmentation, selon eux, de 7% dès novembre et de 3.000 à 6.000 euros de primes.
«Nous reconduisons évidemment les arrêtés qui permettent aux camions-citernes de circuler ce week-end : il faut continuer à en mettre le maximum sur les routes pour soulager et approvisionner les stations-service», a déclaré, ce vendredi, Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique, sur LCI.
Les poids lourds ont normalement interdiction de rouler du samedi 22H au dimanche 22H.
«La crise se résoudra par le dialogue et la fermeté», a estimé vendredi le ministre des Relations avec le Parlement, Franck Riester, alors qu’un accord sur les salaires semblait avoir été trouvé dans la nuit entre le groupe TotalEnergies et deux syndicats majoritaires.
«Nous croyons au dialogue social et nous croyons à la capacité des entreprises à trouver des solutions pour faire face à ces revendications parfois légitimes des salariés face à l’augmentation du coût de la vie et, en même temps, fermeté, parce qu’on ne peut pas bloquer le pays», a déclaré le ministre sur France 2.
La grève pour les salaires a été reconduite «partout» chez TotalEnergies, soit sur les cinq sites du groupe déjà bloqués, a annoncé vendredi Eric Sellini, coordinateur CGT pour le groupe, à l’AFP.
La direction et deux syndicats majoritaires semblaient en voie de s’accorder sur une augmentation des salaires après des négociations la veille au soir mais la CGT, à l’origine de l’arrêt de travail qui a provoqué une pénurie d’essence en France, a refusé tout accord et quitté la table des négociations dans la nuit.
Les négociations de la nuit entre la direction de TotalEnergies et les syndicats se sont soldées par un résultat mitigé : la CGT a quitté la réunion alors que le représentant du syndicat CFDT a annoncé vendredi qu’un compromis avait été trouvé dans la nuit avec la direction pour une augmentation des salaires de 7%, mais sans la CGT.

La CGT a annoncé ce matin reconduire le mouvement sur tous les sites touchées par la grève. En revanche, la raffinerie Exxon-Esso de Port – Jérôme devrait redémarrer ce matin. Mercredi et jeudi, des réquisitions menées par les préfets à Port-Jérôme et Dunkerque ont permis de débloquer les dépôts de carburants et de faire sortir des camions pour alimenter les stations – services.

La situation s’est amélioré jeudi dans les stations-service : la proportion d’entre elles en difficulté est passée sous la barre des 30% à 17 h jeudi.
Face aux réquisitions décidées le gouvernement, la CGT a décidé jeudi, avec FO, Solidaires, FSU ainsi que des mouvements de jeunesse, d’organiser une journée de «mobilisation et grève» interprofessionnelle mardi 18 octobre, en dépit du mécontentement d’une partie de l’opinion.

Bonjour à tous et bienvenue dans ce direct consacré à la grève touchant raffineries et dépôts pétroliers en France. Nous allons suivre ensemble cette nouvelle journée de mobilisation, alors que la CGT de TotalEnergies vient de reconduire le mouvement sur tous les sites touchés par la grève.
kouni54
le
Si on compte les adultes il y a une bonne trentaine de millions de personnes qui trouvent inadmissibles, ces grèves menées par les CGTistes nantis, l’abdication des entreprises qui va aboutir encore à les augmenter alors qu’ils touchent déjà des salaires mirobolants par rapport à leurs niveaux et compétences et le manque d’anticipation des politiques… Donc Le Pen, toujours mise en avant par Le Figaro, ne dit rien de plus intelligent que 30 millions de ses concitoyens !
dany the first
le
Perso je pense qu’il faut interdire au personnel CGT toute évolution de salaire et toute aide….Il faut interdire aussi la CGT de nuire à la population en …disparaissant. Le communisme a disparu, la CGT non alors qu’elle aurait dû disparaitre en même temps.
La CGT est la plaie du pays en 2022. S’ils savaient ce que pensent de nous (la France) les pays mondiaux…. Ils nous traitent de grévistes et fainéants (et c’est péjoratif) à cause de la CGT ce syndicat obsolète et contre productif.
LISIANTHUS83
le
Malhonnêteté quand tu nous gouverne!
DÉCRYPTAGE – Faute de neige, les professionnels redoublent d’inventivité pour rester attractifs auprès des vacanciers.
Le constructeur automobile a perdu 69% de sa valeur boursière depuis le début de l’année, et 44% en décembre seulement.
La nouvelle année s’accompagne de l’entrée en vigueur de mesures qui vont avoir un impact sur le quotidien des Français.
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Crise des carburants : Esso-ExxonMobil prévoit un retour à la production normale d’ici «deux à trois semaines»
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