Cotation d'Orpea suspendue : les marchés dans l'attente de plus amples informations – Boursorama

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(AOF) – 14,74 euros, c’est le cours d’Orpea depuis ce matin. Il n’a pas bougé et pour cause. L’AMF a demandé ce matin la suspension des instruments financiers (actions, titres de créance et instruments liés) avant l’ouverture du marché en vue « d’assurer une bonne information du marché », a déclaré le régulateur dans son communiqué de presse. La « publication d’un communiqué de la part de l’émetteur » est attendue en application du règlement européen sur les abus de marché, précise encore l’AMF.
Pour l’instant, Orpea n’a pas publié de communiqué. Via son agence de relations presse, il n’indique rien de plus pour le moment que le fait « qu’à la demande du régulateur, le cours de bourse d’Orpea est suspendu à compter du lundi 24 octobre avant ouverture dans l’attente de la publication d’un communiqué. »
Le groupe de maisons de retraite, qui organisera deux conférences investisseurs les 15 et 17 novembre prochains, a une nouvelle équipe de direction aux commandes, comme annoncé par son directeur général Laurent Guillot le 10 octobre. La nouvelle équipe mise en place sera chargée de la transformation et du pilotage du plan stratégique au service de la reconstruction du groupe.
Le 28 septembre, Orpea avait publié des résultats en berne au premier semestre 2022, fortement affectés par des dépréciations d’actifs. Sa perte nette s’élève à 269 millions d’euros. Si son chiffre d’affaires a progressé de 10,9%, dont 6,4% de croissance organique, à 2,29 milliards d’euros, sa marge opérationnelle courante a fondu de 758 bps, passant de 11,1% à 3,6%. Idem pour sa marge d’Ebitdar qui s’établit à 18,6% au premier semestre 2022, contre 24,9% au premier semestre 2021, soit un recul de 628 bps.
En termes de perspectives, et ainsi qu’indiqué dans le communiqué publié le 12 septembre 2022, la tendance baissière de la performance financière des activités observée au premier semestre 2022 pourrait être amplifiée au second semestre compte tenu de la volatilité additionnelle observée sur les prix de l’énergie.
Dans ce contexte, et, en fonction du redressement du taux d’occupation, le taux de marge d’Ebitdar du groupe au second semestre 2022 pourrait être inférieur à celui du premier semestre 2022, ce qui nécessiterait qu’Orpea se rapproche des créanciers concernés pour renégocier les covenants financiers. Une telle démarche ne serait entreprise qu’en cas de risque avéré d’un non-respect de ratio, et ce en vue de préserver la structure financière du groupe.
Dans ses comptes consolidés semestriels condensés du 28 septembre, le groupe indiquait : « Par ailleurs, il est rappelé que les comptes consolidés semestriels condensés ont été arrêtés dans une hypothèse de continuité d’exploitation, laquelle repose notamment sur la confiance du management à mener à bien le programme de cession d’actifs sur lequel le groupe s’est engagé et les actions nécessaires afin d’être en mesure de respecter les covenants bancaires. »
AOF – EN SAVOIR PLUS
Points-clés
– Numéro 1 européen de la prise en charge globale de la dépendance avec plus de 120 000 lits et près de 2 000 établissements dans 23 pays, créé en 1989 ;
– Chiffre d’affaires de 4,3 Mds€, réparti entre la France-Bénélux pour 60 %, l’Europe centrale pour 26 %, l’Europe de l’est pour 9 %, la péninsule ibérique et l’Amérique latine (Brésil, Chili et Uruguay) pour 5 % puis la Chine ;
– Modèle de création de valeur fondé sur une organisation adaptée au développement à l’international dans les localisations à fort pouvoir d’achat, la détention à 50 % de l’immobilier (46 % en 2021, pour une valeur de 8,2 Mds€) ;
– Capital éclaté (14,5 % pour le fonds de retraite canadien CPPIB et 5 % pour FFP de la famille Peugeot), et gouvernance renouvelée en juillet avec Guillaume Pépy nouveau présidant du conseil de 14 administrateurs, Laurent Guillot étant maintenu comme directeur général ;
– Bilan tendu avec 8,3 Mds€ de dettes face à 1,1 Md€ de trésorerie à fin juin le groupe ayant signé un contrat de crédits assorti d’un programme de cessions d’actifs immobiliers de 3 Msd€ d’ici fin 2025.
Enjeux
– Elaboration du plan de transformation en 4 points : qualité de l’accompagnement et le bien-être du résident, renforcement du dialogue avec les parties prenantes, politique de ressources humaines ambitieuse et pratiques managériales renouvelées ;
– Stratégie d’innovation et d’anticipation des prises en charge de la fragilité humaine :
– Open innovation avec 108 projets autour de la santé & soin, de la restauration & hospitalité, de la construction et des process,
– recherche universitaire avec près de 30 projets innovants ;
– Feuille de route environnementale 2023 :
– 100% des appels d’offres comprenant une évaluation RSE,
– 100% des fournisseurs signataires de la charte achats responsables,
– 100% des nouvelles constructions certifiées HQE,
– lancement d’un emprunt vert ;
– Réservoir de croissance apporté par les 26 000 lits en construction (3 000 lits ouverts en 2022) ;
– Poursuite de la remontée du taux d’occupation et retombées des efforts en recrutement et formation.
Défis
– Impact de l’inflation fort sur les consommations alimentaires et d’énergie, les achats d’électricité en France n’étant pas couverts ;
– Revue stratégique en cours dont les conséquences comptables ne sont pas intégrées dans les comptes semestriels ;
– Dans le cadre du programme de cessions d’actifs, interrogations sur la qualité des actifs, après les dépréciations au Brésil et en Belgique ;
– Manque de visibilité financière : après une hausse de 10,9 % des revenus et une perte nette au 1er semestre, anticipations 2022 d’un risque de dégradation de la marge opérationnelle qui entraînerait une renégociation de covenants financiers.
Une course inéluctable aux nouveaux blockbusters
Le brevet du produit vedette de Merck, l’anticancéreux Keytruda, qui représente plus de 35% de ses ventes, arrive à échéance en 2028. En dépit de la perte, depuis 2019, des brevets de ses trois produits vedette (Avastin, Herceptine, Rituxan) Roche a su, lui, renouveler son portefeuille en mettant sur le marché de nouvelles molécules. Toutefois la découverte et le lancement de nouveaux médicaments sont de plus en plus coûteux. AstraZeneca dépense environ 6 milliards de dollars par an en R&D dans une industrie pharmaceutique où la durée de vie d’un brevet ne dure que dix à quinze ans. Cela amène les laboratoires à se désengager de certaines activités. Ainsi J&J, Pfizer, GSK et, sans doute, Novartis prochainement préfèrent se recentrer sur les médicaments de spécialité et abandonnent toute activité annexe.
Cette analyse a été élaborée par AOF et diffusée par BOURSORAMA le 24/10/2022 à 17:51:00.
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