Coopération policière : quel bilan tirer des groupes de partenariat opérationnel ? – La Gazette des communes

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Sécurité
Publié le 15/11/2022 • Par Hervé Jouanneau Nathalie Perrier • dans : A la Une prévention-sécurité, Actu experts prévention sécurité, France
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GPO ? Derrière cet acronyme se cachent les groupes de partenariat opérationnel. Le ministère de l’Intérieur les qualifie de « briques opérationnelles » du partenariat. Déployés depuis le début 2019 dans le cadre de la police de ­sécurité du quotidien (PSQ), ils sont pilotés par la police nationale.
Leur vocation est de réunir les polices nationale et municipale, les bailleurs, les transporteurs, l’Education nationale et les associations, notamment, autour d’un problème de ­sécurité que connaît un quartier ou une rue, comme les ­occupations de halls d’immeu­ble, les rodéos urbains, les dégradations… « La ­philosophie qui ­prévaut aujourd’hui est : “La ­sécurité est l’affaire de tous”, rappelle ­Sonia ­Fibleuil, porte-parole de la police nationale. Les GPO en sont la concrétisation. Il s’agit de rassembler autour d’une table tous les acteurs de terrain sur une problématique ciblée, d’établir un diagnostic collectif et de trouver des solutions ensemble. Et ça marche ! Les résolutions de conflit se comptent par milliers. » Plus de 12 000, indique le ministère.
A ­Montpellier, depuis plusieurs mois, les services des polices nationale et ­municipale travaillent de concert dans le cadre de GPO. « ­Récemment, nous avons eu une réunion avec les riverains d’une ZAC [zone d’aménagement concerté, ndlr], jusque-là assez tranquille, qui font face à une vague de cambriolages, de dépôts sauvages et de petits deals. Nous avons mis en place un GPO avec nos partenaires : la PM, la gendarmerie, la métropole, les municipalités concernées, le bailleur, les représentants de l’Ehpad et les riverains », raconte le commandant ­Christophe Couailles, de la police nationale. Le but est de mener des opérations communes aux forces de l’ordre régaliennes et aux PM, « mais aussi des interventions ne relevant pas purement de la ­sécurité publique, comme la sécuri­sation des locaux ou le ramassage des dépôts sauvages », ajoute-t-il. La PM de ­Montpellier a désigné en son sein des référents « GPO ». « Cela reste un dispositif piloté par la police nationale, mais c’est un vrai travail collaboratif, insiste ­Jérémie ­Guiraudou, directeur délégué de la direction de la police territoriale et, à ce titre, responsable de la PM. Le GPO permet d’élargir la problématique “délinquance” au-delà du volet purement “police”. Nous planifions des actions coordonnées, tout en restant chacun dans notre champ de compétences, et nous travaillons d’égal à égal. C’est très efficace. On règle des problématiques dans un temps limité et on évite qu’elles s’ankylosent. »
La seule limite à ses yeux est qu’« il faut une volonté politique. Les élus doivent être convaincus de la nécessité de ce partenariat. Et, plus largement, que tous les hommes y contribuent. » A Arras (41 700 hab., Pas-de-­Calais), comme à ­Montpellier et dans beaucoup de villes, le GPO a permis de rapprocher les deux polices. « Les élus et la police municipale ont des inter­locuteurs identifiés au sein du commissariat qu’ils peuvent joindre à toute heure, souligne le commissaire divisionnaire ­Olivier ­Gugelot. A ­Arras, le tissu partenarial était déjà très intense. Les GPO ont renforcé ces liens. »
Ils ciblent principalement les questions de vie nocturne et d’errance sociale. « La police municipale est notre partenaire principal et elle est systématiquement associée à tous nos GPO, poursuit-il. Sur le plan opérationnel, il nous arrive assez régulièrement de mener des opérations mixtes, par exemple, sur des opérations “squats dans les caves” ou des rodéos urbains. » La coopération est aussi à l’œuvre au Havre. « On a tout au long de l’­année des GPO sur ­différentes thématiques, avec des adresses ciblées, décrit ­Laurent ­Delalande, directeur adjoint de la sécurité municipale. Le Havre a une longue histoire de coopération avec la police nationale, et les GPO en sont l’une des expressions. Ils sont, certes, pilotés par la police nationale, mais ils intègrent tous les partenaires et contribuent à ce partenariat indispensable entre les différentes forces de sécurité. C’est un outil très pertinent. »
Le déploiement des GPO, à partir du printemps 2019, ne se fait toutefois pas sans heurts, ni réticences, et leur rôle reste parfois nébuleux dans l’esprit de certains élus et cadres territoriaux. « Les GPO font bien souvent double emploi avec les cellules de veille de nos conseils locaux de ­sécurité et de prévention de la délinquance, surtout quand celles-ci fonctionnent bien », déplore ainsi une coordonnatrice « prévention ­sécurité » de la région francilienne.
L’articulation entre les instances n’est pas toujours aisée, comme les échanges entre partenaires de culture différente et d’intérêts divergents. « Le partenariat, c’est l’égalité et la confiance, et non une certaine forme de domination que peuvent avoir certains GPO, commente ­Cédric ­Renaud, président de l’Asso­ciation nationale des cadres territoriaux de la sécurité. Ce nouveau dispositif, même s’il relève officiellement de la ­sécurité du quotidien et non de la prévention, vient, de fait, impacter le partenariat local de la prévention de la délinquance, placé, lui, sous l’auto­rité du maire. »
Et l’association de réclamer, encore, une clarification « afin de connaître la ligne de partage entre le champ d’action spécifique de la ­sécurité du quotidien dans les GPO et le champ légal de compétences du maire ». l
Céline BERTHONCéline Berthon, directrice centrale de la sécurité publique, ministère de l’Intérieur
Les groupes de partenariat opérationnel visent à apporter une solution concrète dans des délais courts à des problématiques de tous les jours. Pour ce faire, nous établissons, dans un secteur donné, un diagnostic local de sécurité avec les partenaires locaux, au premier rang desquels les élus, les bailleurs, les transporteurs ou encore les chefs d’établissement scolaire. Puis nous construisons rapidement un plan d’actions avec des solutions pragmatiques sur des problématiques bien connues des élus, comme les rodéos motorisés, les rassemblements dans les halls d’immeubles, les deals de stupéfiants, mais aussi tout ce qui recouvre les incivilités, le stationnement anarchique et les nuisances sonores. Nous travaillons également sur les enjeux de sécurité dans les transports et les établissements scolaires.
Un mois après avoir lancé une opération, le GPO se réunit pour en mesurer l’impact. Certes, bon nombre de phénomènes ne seront pas durablement éradiqués mais, dans la plupart des cas, nous aboutissons à une accalmie. Surtout, les habitants vérifient par eux-mêmes que leurs doléances ne sont pas restées lettre morte et que nous tentons collectivement d’y apporter une solution. Cette prise en compte de leurs attentes est, à mes yeux, essentielle.
Le GPO est l’un des cadres dans lequel la coordination entre la police nationale et les polices municipales existe. Prenons l’exemple d’un rassemblement dans un hall d’immeuble avec deals de stups : la police nationale va faire des passages à répétition et effectuer des contrôles d’identité et établir des amendes forfaitaires délictuelles pour utilisation de stups. De son côté, la police municipale est dans son rôle de patrouille et d’occupation du territoire et de vigilance tandis que les bailleurs sociaux veillent au renforcement des contrôles d’accès et font des signalements. C’est une opération multi-facettes où chaque partenaire a un rôle à jouer.
 
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