Collision mortelle entre un car et un train: le procès s'ouvre lundi à Marseille – Arabnews fr

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MARSEILLE: Cinq ans après la mort de six collégiens dans la collision de leur car scolaire avec un train à Millas (Pyrénées-Orientales), les familles espèrent trouver lors du procès de la conductrice du bus, qui s’ouvre lundi à Marseille, « une forme de certitude ».
« Ce procès sera hors-norme en raison des enjeux humains, ça a été un drame pour des dizaines de familles », a souligné Olivier Leurent, président du tribunal judiciaire de Marseille qui dispose d’un pôle spécialisé pour enquêter et juger les accidents collectifs dans le Sud-Est de la France.
Les audiences, qui se dérouleront du 19 septembre au 7 octobre dans une salle pouvant accueillir jusqu’à 400 personnes, seront également retransmises au palais des congrès de Perpignan, les quelque 123 parties civiles constituées à ce stade vivant majoritairement dans les Pyrénées-Orientales.
Le 14 décembre 2017, peu après 16H00, une violente collision entre un autocar de ramassage scolaire transportant 23 enfants depuis le collège de Millas et un train express régional (TER) à un passage à niveau avait fait six morts et 17 blessés, dont huit très grièvement. Sous le choc, le car avait été coupé en deux.
« Cinq ans après les faits, ce qui est le plus important, ce n’est pas son auteur mais ce que l’accident vous a fait. Des vies ont été détruites », relève auprès de l’AFP Marie Mescam, avocate de 37 parties civiles, dont sept enfants qui, pour certains, témoigneront à l’audience.
Le fait que « mes clients vont pouvoir être confrontés à la conductrice du car, ce qui n’a jamais été fait, c’est quelque chose qui est important pour eux », souligne de son côté Vanessa Brandone, avocate de trois des familles de victimes. Même si « le procès les angoisse tous beaucoup ».
Il est reproché à la conductrice du bus scolaire, Nadine Oliveira, 53 ans, jugée pour homicides et blessures involontaires, d’avoir agi « par imprudence, inattention, maladresse, négligence ou manquement à une obligation de prudence ou de sécurité (…), en l’espèce en ne prêtant pas attention au caractère fermé du passage à niveau ».
Une version que la prévenue a toujours contestée.
L’accident de Millas, collision entre un car scolaire et un TER qui a fait en décembre 2017 six morts et 17 blessés, et dont le procès s’ouvre lundi à Marseille, est l’un des plus graves accidents de transports d’enfants en France.
Rappel des autres drames ayant fait plus de cinq morts en France depuis 40 ans:
2016: Rochefort (Charente-Maritime) 
Le 11 février, un camion-benne éventre sur toute sa longueur un car scolaire qu’il croise dans une rue de Rochefort avec 15 adolescents à son bord.
En cause, la ridelle du camion, restée ouverte en position horizontale, qui a cisaillé sur tout le flanc gauche du bus les sièges où étaient assis une partie des jeunes passagers.
Cinq lycéens et un collégien, âgés de 15 à 19 ans, sont tués et deux autres sont blessés grièvement.
2014: Courteranges (Aube) 
Le 22 juillet, un minibus qui transportait des enfants de 10 à 14 ans membres d’une association sportive, partis passer la journée au bord d’un lac, percute de plein fouet un poids lourd roulant en sens inverse sur une route départementale de l’Aube.
Cinq enfants ainsi que le conducteur périssent dans la collision survenue à hauteur de Courteranges, près de Troyes.
2008: Allinges (Haute-Savoie) 
Le 2 juin, un car scolaire, avec à son bord 55 personnes, reste coincé sur le passage à niveau d’Allinges, avant d’être heurté par un TER. Sept collégiens de 11 à 13 ans sont tués et 25 personnes blessées.
SNCF Mobilités et SNCF Réseau (ex-Réseau ferré de France) sont condamnés en 2013 à des peines respectives de 200.000 euros et 400.000 euros d’amende pour avoir sous-estimé la dangerosité du passage à niveau.
1982: Beaune (Côte-d’Or) 
Le 1er août, en plein chassé-croisé estival, un carambolage sur l’autoroute A6, à hauteur de Beaune (Côte-d’Or), entraîne l’embrasement de plusieurs véhicules dont un autocar transportant des enfants défavorisés originaires de Crépy-en-Valois (Oise) qui se rendaient en colonie de vacances en Savoie. Quarante-quatre d’entre eux périront dans l’incendie.
Le drame, qui demeure la catastrophe routière la plus meurtrière en France, a fait au total 53 morts, dont 46 enfants.
«Elle est détruite»
Ma cliente « sera présente à l’audience. Ce sera une épreuve. Elle va donner sa version des faits. Sa position n’a pas changé depuis le début. Elle dit que les barrières étaient levées et d’autres témoins le disent », a déclaré son avocat, Jean Codognès, à l’AFP.
« Elle est détruite, elle est plus que traumatisée par cet accident », a-t-il ajouté, précisant que depuis le drame, elle ne vivait plus à San-Féliu-d’Avall, ce village de 2.700 habitants où le bus reconduisait les adolescents.
Les expertises techniques menées durant l’instruction concluent que la conductrice, qui avait l’habitude de ce trajet, a forcé « la demi-barrière fermée dudit passage à niveau alors qu’un train express régional arrivait ».
Les enquêteurs estiment que « l’hypothèse la plus probable, sur le plan technique » est « celle d’un passage à niveau fermé au moment de l’accident » même si les témoignages attestant de l’inverse, dont ceux de certains enfants, « sont majoritaires ».
« Il y a une vérité qui doit être dite une bonne fois pour toutes: il s’agit du franchissement, par la conductrice du car, d’un passage à niveau qui était fermé. Mes clients sont absolument catégoriques », affirme pour sa part Philippe Valent, qui défend les deux conducteurs présents dans la cabine de pilotage du TER.
Dans un rapport de 2019, le Bureau d’enquêtes sur les accidents de transport terrestre (BEA-TT), tout en écartant un dysfonctionnement des équipements ferroviaires, mettait toutefois en avant une configuration défavorable des lieux, le passage à niveau étant situé immédiatement après un carrefour délicat.
« Certains de mes clients regrettent qu’il n’y ait que Madame Oliveira qui se retrouve devant le tribunal, estimant que d’autres circonstances ont pu favoriser la survenue de l’accident », poursuit Me Mescam.
« Il y a un carrefour qui pose question », estime également Éric Moutet, qui défend la famille d’un enfant décédé dans l’accident.
Mes clients « doivent sortir de là avec une forme de certitude » et « un petit peu apaisés », complète-t-il tout en assurant qu' »il n’y a pas de ressentiment vis-à-vis de la conductrice ».
Le jugement devrait être rendu avant Noël.
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PARIS: Les émissions de gaz à effet de serre (GES) de la France sont restées quasi-stables au premier semestre, peinant ainsi à baisser pour de bon avec une hausse dans le secteur de l’énergie en raison de l’arrêt de réacteurs nucléaires, selon des chiffres officiels publiés jeudi.
« Les émissions de GES des six premiers mois de 2022 sont quasiment stables par rapport à celles des six premiers mois de 2021 (-0,6% de différence sur le semestre), au total tous secteurs hors puits de carbone », indique le Citepa, organisme mandaté pour réaliser l’inventaire français des émissions.
Il s’agit à ce stade d’estimations provisoires, prévient-t-il. Mais elles ne sont pas de bon augure, alors que la France s’est engagée à réduire ses émissions de 40% d’ici 2030, une ambition qui doit être renforcée pour tenir compte de nouveaux objectifs européens (-55%).
Dans le détail, les différents secteurs d’activité ont enregistré des évolutions très contrastées.
Le secteur de la production d’énergie a ainsi connu une hausse marquée de 7,6% sur le semestre, et cela « en lien avec les nombreux arrêts de centrales nucléaires en 2022 », souligne le Citepa.
La France doit en effet faire face à l’indisponibilité de la moitié de son parc nucléaire actuellement en raison de maintenances programmées ou de problèmes de micro-fissures apparues l’hiver dernier. Résultat, la production électrique nucléaire devrait atteindre 280 TWh en 2022, un plus bas historique.
Pour produire son électricité, le pays a ainsi notamment eu recours aux centrales à gaz et, beaucoup plus marginalement, à charbon. Ces moyens de production émettent du CO2, contrairement au nucléaire.
Le secteur des transports a aussi vu ses émissions augmenter sur la période (+7,0%), « avec deux facteurs opposés qui ont pu entrer en compétition, la suite du rebond post covid 2020 de reprise d’activité et la crise énergétique », note le Citepa.
À l’inverse, le secteur des bâtiments (-12,5%) et de l’industrie manufacturière et de la construction (-5,2%) ont vu leurs émissions reculer, une tendance pour laquelle le Citepa évoque la crise de l’énergie mais aussi la météo plus douce, qui a des effets sur le chauffage.
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PARIS: Emmanuel Macron a demandé des arbitrages sur le plan de transports « en octobre » ainsi que sur la sécurité de la cérémonie d’ouverture des JO de Paris 2024, a indiqué l’Elysée jeudi à l’issue d’une réunion avec les élus impliqués, à l’Élysée.
Le chef de l’État a « souhaité que le mois d’octobre soit un mois d’arbitrages et de décisions sur un certain nombre de sujets », a fait savoir l’Élysée. Ainsi Ile-de-France mobilités doit pouvoir « transmettre les derniers éléments attendus » pour « produire, courant octobre, son projet global de transports ».
« Tarifications, dessertes à vélo, cadencement de l’offre, besoins en chauffeurs, notamment de bus, pourront ainsi être finalisés » à partir de ce document, a ajouté l’Élysée. Le ministre des Transports, Clément Beaune, lancera « un comité des mobilités » avec tous les acteurs locaux et nationaux, et les opérateurs, a encore indiqué l’Elysée.
La question des transports, toujours cruciale pour des JO, se pose de manière accrue en Ile-de-France. Outre le fait que certaines lignes ne seront pas prêtes à temps pour 2024, le fiasco de la finale de la Ligue des champions fin mai, a aussi mis en lumière un problème d’accès aux abords du Stade de France, équipement olympique.
La présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, a fait part, lors de cette réunion, de ses préoccupations pour le prolongement de la ligne E, Eole, qu’elle veut voir ouverte pendant les JO, ainsi que sur le manque de conducteurs et le climat social à la RATP, a indiqué son entourage à l’AFP.
La question de l’accessibilité a aussi été largement évoqué. Un plan « spécifique » devra être élaboré « d’ici la fin de l’année ».
Du côté de la cérémonie d’ouverture, consistant à un défilé des délégations olympiques sur 6 km de la Seine, Emmanuel Macron a demandé à ce que « soit clarifiées les chaines de responsabilités » selon les zones et que « les modes de gestions des flux sur les quais hauts soient arbitrés d’ici la fin octobre ».
Il est en effet prévu que les spectateurs munis de billets aillent sur les quais bas tandis que le spectacle sera visible gratuitement depuis les quais hauts. La jauge de la cérémonie n’est pas encore finalisée.
De son côté, la Première ministre, Élisabeth Borne, présente à la réunion, fera le point sur « les besoins législatifs » pour la future loi olympique, « d’ici la fin octobre » pour une présentation en Conseil des ministres « d’ici la fin de l’année ».
La maire de Paris, Anne Hidalgo, a mis en avant « le haut niveau d’attente des concitoyens sur l’ambition écologique du projet », a rapporté l’Élysée. Quant au président de Seine-Saint-Denis, Stéphane Troussel, il a insisté sur « l’héritage » et les retombées économiques pour les habitants du département, a-t-il dit, interrogé par l’AFP en sortant.
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PARIS: Le groupe LFI « refuse de participer à (la) mascarade » du nouveau cycle de concertations que va lancer le gouvernement sur les retraites, en s’opposant à la « condition préalable » de « l’acceptation d’un recul de l’âge de départ à la retraite », a-t-il annoncé jeudi dans un communiqué.
L’exécutif a annoncé jeudi qu’il allait rouvrir un cycle de concertations pour l’adoption d’un projet de loi sur la réforme de retraite « avant la fin de l’hiver », sans pour autant exclure une dissolution de l’Assemblée nationale en cas de blocage.
« Emmanuel Macron, isolé et désavoué par son propre camp, a dû battre en retraite sur l’hypothèse d’un amendement en catimini pour imposer sa réforme des retraites. Le gouvernement pense désormais reculer pour mieux sauter », écrit le groupe, présidée par la députée Mathilde Panot.
Mais « le nouveau cycle de ‘concertation’ pose comme condition préalable l’acceptation d’un recul de l’âge de départ à la retraite. Le groupe LFI-Nupes refuse de participer à cette mascarade », poursuit le communiqué.
Face à la menace de dissolution, « pas d’inquiétude: nous sommes plus que jamais prêts à gouverner », assure le groupe qui promet de « répliquer par tous les moyens dont nous disposons ». « Dès lundi dans l’hémicycle et dans toutes les mobilisations à venir. Déferlons à Paris le 16 octobre prochain! », ajoutent-ils en référence à la marche que prépare une partie de la Nupes ce jour-là.

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