Ces cinq femmes inspirantes se sont reconverties dans la tech – Challenges

Challenges Femmes
Par Laure Croiset le 14.03.2022 à 09h00 Lecture 5 min.
A l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, l’association Social Builder organisait le mardi 8 mars le Forum Femmes & Numérique. Alors que la filière du numérique compte seulement 27% de femmes, focus sur cinq « super-héroïnes » qui ont tout quitté pour faire carrière dans la tech.
De gauche à droite :  Sandrine Prosper, Helvira Goma, Hélène Talbot et Angèle Guilbert lors du Forum Femmes & Numérique organisé par Social Builder le 8 mars 2022
 
A l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes, Social Builder organisait le mardi 8 mars le Forum Femmes & Numérique. Depuis plus de dix ans, cette association agit pour un monde économique numérique inclusif en orientant, formant et insérant les femmes vers les métiers du numérique. Elle a déjà accompagné plus de 70.000 femmes. Et le constat en matière de mixité dans le secteur de la Tech est sans appel. Emmanuelle Larroque, déléguée générale de Social Builder, rappelle qu'aujourd'hui, la filière du numérique compte seulement 27% de femmes, et 7% de femmes dirigeantes. Un secteur qui offre pourtant des dizaines de milliers d'emplois. En effet, "on estime à 230.000 le nombre de postes qui seront à pourvoir d'ici à 2025 dans le numérique", ajoute la journaliste et modératrice Raphaëlle Duchemin en introduction à ce forum qui a accueilli plus de 2.200 participants tout au long de cette journée. "Donc nous sommes ici pour tordre le cou à cet état de fait, fait savoir Emmanuelle Larroque. Ce forum doit vous permettre de découvrir toutes les opportunités qu'offre le numérique". 
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Elles s'appellent Sandrine Prosper, Emeline Manson, Helvira Goma, Hélène Talbot ou encore Angèle Guilbert. Product manager, formatrice de prévention aux fraudes numériques, développeuse web, webdesigner ou encore développeuse front/intégratrice web, elles sont cinq femmes présentées au cours de cette journée comme des "super héroïnes" à s'être reconverties dans la tech. Hélène Talbot a suivi un parcours de vingt ans dans le domaine de la chimie cosmétique. Enceinte de son deuxième enfant, elle décide de se reconvertir. Elle a profité de son congé de maternité pour suivre un bilan de compétences qui a confirmé son appétence et son envie pour le secteur du numérique. Elle s’est ensuite formée à distance avec CFI Formation en tant que webdesigner. "Ce qui m'a donné vraiment confiance en moi, c'est le bilan de compétences", explique la jeune femme. Une reconversion qui lui a pris un an et demi avant d'exercer désormais ce métier du numérique en tant que freelance. Depuis Montréal, Emeline Manson explique comment elle est passée de l'expertise en criminalité pour s'orienter vers une formation en cyberenquête à Polytechnique Montréal, guidée par une mission: "venir éduquer les gens à avoir de bonnes pratiques en ligne". En trois mois, elle démissionne et change de métier. Aujourd’hui à son compte, elle réalise des formations de prévention aux fraudes numériques.
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De son côté, Sandrine Prosper a elle aussi opéré un virage dans sa carrière. Après une première carrière professionnelle dans le secteur du transport et de la logistique, elle a eu envie d'un "chamboulement". "Le numérique et le digital étaient pour moi un peu comme une évidence", explique la jeune femme qui rappelle l'importance d'être entourée des bonnes personnes. "J'ai eu la chance d'avoir en 2019 une DRH qui m'a aiguillé de manière très naturelle vers le numérique et c'est ce boost-là dont nous avons besoin", rappelle-t-elle. L'idée suit alors son chemin, elle suit le programme Horizon Numérique proposé par Social Builder, une semaine de formation pour découvrir tous les métiers du numérique. Et s’est formée grâce à Simplon dans le domaine du développement swift, complétée à l’aide d’une formation Social Builder de Développeuse réalisée en partenariat avec l’organisme de formation WebForce3, elle exerce désormais la profession de product manager en alternance.
Angèle Guilbert était chargée de projet culturel. Après s'être autoformée en développement web, elle a découvert le langage HTML et le CSS avec "des étoiles pleins les yeux". "J'ai besoin de plus de stimulations et de défis dans ma carrière, explique-t-elle. La question financière jouait aussi pour moi. Je sais que les métiers de la tech ouvrent la porte à des salaires vraiment intéressants, c'est un point important à prendre en compte pour moi". Elle a alors suivi une formation de développeuse web de quatre mois à l'IFOCOP. A la suite d’un stage puis d’un CDI dans une startup, elle est aujourd'hui cheffe de projet web en agence. Ingénieure qualité en agro-alimentaire, Helvira Goma avait une carrière toute tracée. "Le déclic s'est produit lorsque j'entendais que techniquement, une chose était impossible, se rappelle-t-elle. Le techniquement, c'est impossible ne me suffisait pas comme réponse". Elle s'est ensuite intéressée aux langages informatiques: "Je suis tombée dans la marmite". Elle quitte son CDI pour se former en développement web. Elle est désormais développeuse web, en CDI dans une start-up spécialisée dans le service client.
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Aucune de ces cinq femmes ne se reconnaît en tant que super-héroïnes pour autant. "Mon super pouvoir est de me dire que j'aurais essayé de toutes mes forces, il faut savoir être intrépide, ne pas avoir peur du danger et se lancer", explique aujourd'hui Sandrine Prosper. Helvira Goma n'a pas la cape, mais "la hache et la rage de vaincre des vikings". "J'ai décidé de ne pas laisser défiler devant mes yeux ma carrière professionnelle, mais de la prendre à bras le corps", soutient la jeune femme. Pour dépasser le syndrome de l'imposteur qui n'est jamais bien loin, il s'agit d'avancer malgré tout. "Ce syndrome ne disparaît jamais, mais il est aussi une force, il nous permet de nous dépasser et de nous remettre en question", conclut Angèle Guilbert. 
 

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