Build HC : une configuration Mini-ITX full Phanteks – HardwareCooking


Aujourd’hui dans la Cuisine du Hardware, nous avons réalisé une configuration en Mini-ITX full Phanteks. En effet, la marque propose un catalogue assez grand pour se permettre un petit plaisir du genre. En effet, nous avons ici le boîtier Phanteks Evolv Shift XT, une alimentation Revolt SFX de 650W et un AiO Glacier One 240 MP. Bien que le boîtier permette tout de même de loger une bonne grosse carte graphique, nous aurions pu nous amuser et installer des composants ultras haut de gamme dedans. Mais nous avons une alimentation de 650W, donc nous ferons quelque chose d’un peu plus soft. La carte mère qui accompagne cette configuration est une ASUS ROG STRIX Z690-I GAMING WIFI avec un processeur Intel Core i7-12700 et une carte graphique NVIDIA RTX 3070 Ti Founders Edition.
Dans cette configuration, nous avons voulu faire quelque chose que nous ne faisons pas habituellement : du tout petit au lieu du tout gros. Ainsi, nous sommes partis sur ce boîtier de chez Phanteks offrant d’intéressantes possibilités. En effet, ce qui nous a attirés sur cette référence c’est non seulement l’espace disponible pour la carte graphique, mais aussi la possibilité de placer un AiO de 240 mm. En complément des composants déjà cités au-dessus, nous pouvons mentionner l’utilisation d’un kit mémoire CORSAIR DOMINATOR Platinum DDR5-5200 et un SSD Sabrent Rocket 4 Plus de 2 To.
Voici la liste complète des composants qu’on retrouve dans cette machine. Un build pas excessivement déraisonnable et plus ou moins accessible à tous :
Voici ci-dessous un petit tableau regroupant les composants et leurs variantes éventuelles :
Le boîtier Evolv Shift XT de Phanteks est un très bon modèle de châssis au format Mini-ITX. Visuellement, nous sommes sur un design très travaillé avec des panneaux extérieurs en aluminium anodisé. Nous retrouvons aussi entre les panneaux inférieurs et supérieurs de fins panneaux en mesh pour permettre un flux d’air qui aidera au refroidissement des composants.
Sur le front panel nous retrouvons un port USB Type-C et 3.0. Il suffit de glisser vers le haut le petit panneau frontal du bas pour les découvrir accompagnés de boutons pour contrôler l’éclairage RGB de la façade du boîtier. Pour rappel cet éclairage peut être contrôlé via les logiciels maisons de différentes marques tels qu’ASUS Aura Sync, GIGABYTE RGB FUSION 2.0, MSI Mystic Light, ASRock Polychrome RGB ou encore Razer Chroma.
Nous avons ici des dimensions de 371 x 173 x 211 mm en Small, en Medium on monte à 244 mm de hauteur et jusqu’à 272 mm en mode Large. En effet, celui-ci peut s’adapter dans sa hauteur en fonction du système de refroidissement utilisé comme on le voit ci-dessous. Il pourra être dans sa position la plus basse avec un ventirad, la position intermédiaire avec deux ventilateurs en soutien sur le dessus et sur la position haute avec un AiO où l’on a donc un radiateur en plus des deux ventilateurs. C’est donc cette dernière position qu’arbore notre configuration ici.
Pour les composants, l’espace permet d’installer une carte graphique jusqu’à 324 mm de longueur sur trois slots. Est intégré au boîtier un riser PCIe 4.0 pour le branchement à la carte mère avec un petit bidule permettant de verrouiller le riser sur la carte mère pour un meilleur maintien. C’est d’ailleurs le bienvenu parce que le tout est assez rigide et il faut appuyer assez fort pour bien le rentrer dans la carte mère. Concernant la hauteur maximale du ventirad, nous sommes sur du 72 mm. Évidemment, il faudra un ventirad adapté pour ce type de format, on oublie donc les formats tour. Quant à l’alimentation, boîtier ITX oblige, on devra passer sur un format SFX ou SFX-L au maximum (mais la SFX est vivement recommandée par Phanteks). Enfin, niveau stockage, le boîtier propose un emplacement pour un périphérique de stockage au format 2,5″.
En revanche, le seul point négatif que nous avons à dire sur ce boîtier concerne le câble management. Alors oui, sur du Mini-ITX il ne faut de toute façon pas s’attendre à grand-chose. Le souci est que le manuel indique qu’il est facile de placer les câbles entre le bloc d’alimentation et le panneau du châssis afin de les cacher. En pratique, oui on peut le faire avec l’alimentation 24-pins, le PCIe, mais dès qu’il faut une alimentation en SATA ou un autre câble en plus, et bien le peu d’espace entre les deux éléments est très vite rempli et cacher tous les câbles proprement s’avère très compliqué.
En attendant, on peut aussi poser les panneaux en aluminium sans poser le panneau en mesh si l’on veut garder une petite vue sur ses composants.
Phanteks Evolv Shift XT
Pour l’AiO (watercooling tout-en-un), étant donné le boîtier, nous sommes partis sur le Phanteks Glacier One 240MP. Il s’agit ici d’un modèle de 240 mm, mais il existe également en 280 et 360 mm. Visuellement, cette référence dispose d’un top avec un éclairage D-RGB sur un revêtement effet miroir, cet éclairage peut être contrôlé via les différents logiciels constructeurs tels qu’ASUS AURA Sync, GIGABYTE RGB FUSION, MSI Mystic Light, ASRock Polychrome RGB ou encore Razer Chroma. Cet éclairage repose sur un top qui vient se placer magnétiquement sur la pompe avec le câble RGB à connecter. Bref, ce n’est pas bien compliqué.
Nous avons ici une compatibilité avec les sockets AMD AM4, sTRX4 et TR4. Du côté de chez Intel, les compatibilités se font avec les sockets 115x, 1200, 1366, 2011/2011-3 et 2066. Bien qu’il n’en soit pas officiellement compatible avec la carte mère ASUS au socket LGA-1700 que nous utilisons ici, la particularité des cartes ASUS est de proposer des trous de fixations avec les entraxes à la fois pour le LGA-1700 et 1200. La pompe vient de chez Asetek et est issue de la 7e génération. Notez que la coldplate est en cuivre.
Les deux ventilateurs 120 mm Phanteks sont annoncés comme proposant une haute pression statique pour un volume sonore bas. En effet, la marque annonce un bruit de 18 à 34,2 dB(A) pour une vitesse de rotation allant de 500 à 2200 RPM. Les tubes font 400 mm de longueur et l’on dispose même de trois combs pour tenir bien les deux tuyaux ensemble. Nous avons ici une garantie d’une durée de 6 ans, ce qui est vraiment pas mal. Terminons par mentionner qu’en bundle est inclus un tube de pâte thermique PH-NDC, mais que nous en avons aussi préinstallé sur la coldplate au déballage, il n’est donc même pas nécessaire de sortir le tube à la première installation.
Dans le catalogue des alimentations au format SFX (125 x 100 x 63,5 mm) de chez Phanteks, nous avons trois modèles. Tout d’abord, nous avons une version en 650 Watts avec certification 80 Plus Gold (référence PH-P650GSF), mais nous avons aussi une version 750 Watts avec deux variantes : une en 80 Plus Gold (PH-P750GSF) et une seconde en Platinum (PH-P750PSF). Dans notre build, nous utilisons la version 650W Gold. Précisons aussi que Phanteks passe par Seasonic pour la fabrication de ses blocs, un gage de qualité indéniable. Nous sommes sur un design full modulaire permettant d’optimiser le câble management (et sur ce format, c’est vraiment nécessaire) et nous retrouvons aussi des condensateurs 100 % japonais.
Cette alimentation propose également un mode semi-passif. C’est-à-dire que le ventilateur ne se mettra en route qu’à partir de 30% de charge, soit 195 Watts sur le modèle de 650W ou 225 Watts sur le modèle 750W. Cette gamme d’alimentation bénéficie d’une durée de garantie assez agréable de 10 ans constructeur. Pour rappel, la certification 80 Plus Gold permet un rendement énergétique à 90% à 20% de charge, 92% à 50% de charge et enfin 89% à 100% de charge.
Pour un total de 650W, la Revolt SFX 650 Gold sort 120W (20A) sur les rails +3,3V et +5V. Pour le rail +12V nous avons 648W. La gamme bénéficie des protections suivantes :
Notre carte mère ASUS ROG STRIX Z690-I GAMING WIFI est une carte au format Mini-ITX. Elle dispose d’un étage d’alimentation à 10+1+2 phases d’alimentation Renesas RAA22010540 SPS de 105A. Nous sommes donc sur une carte mère reposant sur le socket LGA-1700 et supportant les processeurs de 12 et 13e générations tels que la série 12000 et 13000 (i9-12900K et i9-13900K par exemple). Officiellement, cette carte mère supporte la mémoire DDR5 jusqu’à une fréquence de 6400 MHz. Nous pouvons y loger deux SSD au format M.2 et ces emplacements sont bien sûr branchés en PCIe 4.0.
Test ASUS ROG STRIX Z690-I GAMING WIFI
En termes de connectiques arrière, cette carte mère possède :
Notre carte mère accueillera un processeur Intel Core i7-12700. Pourquoi lui et pas un autre ? Parce qu’on l’aime bien cet i7 ! Il s’agit d’un CPU doté de 12 cœurs et de 20 threads via 8 P-Cores et 4 E-Cores.
Intel : une augmentation des prix de +10 à +20 %
Cet i7-12700 utilise un cache L3 de 25 Mo avec un cache L2 de 12 Mo. Nous sommes ici sur un processus de gravure de 10 nm. Pour rappel, ce processeur gère nativement la mémoire DDR4-3200 et DDR5-4800. De plus, on retrouve une partie graphique intégrée basée sur un Intel Iris Xe Graphics 32 (UHD Graphics 770). 20 lignes PCIe sont présentes. Vous l’avez sans doute compris, certaines cartes mères tourneront avec de la DDR4 et d’autres avec de la DDR5, les slots étant différents en plus de l’architecture, il n’y aucune rétrocompatibilité entre ces normes mémoires.
Côté mémoire, nous avons fait appel à un kit de chez CORSAIR en DDR5 assez « classique » et pas trop coûteux. En effet, nous avons là un kit mémoire DOMINATOR PLATINUM RGB DDR5-5200 CL40 avec un kit de 2 x 16 Go. Il s’agit d’un produit haut de gamme dans le catalogue de la marque avec un dissipateur thermique travaillé visuellement et un éclairage RGB via des LEDs Capellix très efficaces.
Test CORSAIR DOMINATOR Platinum RGB DDR5-7000 CL34
Ce kit est disponible dans de nombreuses fréquences différentes, mais aussi en kit de 64 Go. Généralement, ces kits mémoires DOMINATOR remportent facilement la médaille HC d’Or dans nos tests. Un produit fiable et élégant qui s’intègre à la perfection dans toutes les configurations.
Build DDR5 CORSAIR DOMINATOR Platinum RGB
Sur un format M.2 2280, nous sommes ici sur un SSD proposant des débits de 7100 Mo/s en lecture et 6600 Mo/s en écriture. Ce dernier est branché en PCIe 4.0 4x et intègre un contrôleur Phison PS5018-E18 à huit canaux. Nous avons aussi 2 Go de mémoire cache via une puce Hynix DDR4-2666 et des puces 3D NAND TLC 176 couches de Micron (B47R). Cela fait un total de 8 puces faisant chacune 256 Go. L’endurance annoncée est de 1400 To (TBW) avec une garantie d’une durée de 5 ans à condition d’enregistrer son achat dans les 90 jours sur le site Sabrent. Ce SSD existe aussi dans une capacité de 8 To, 4 To, 1 To et enfin en 500 Go. Le MTBF annoncé est de 1 600 000 d’heures. Le contrôleur Phison E18 est basé sur le processus de fabrication en 12 nm de chez TSMC avec cinq cœurs de processeurs ARM Cortex R5. Comme annoncé juste au-dessus, l’entreprise annonce des débits de 7100 Mo/s en lecture et 6600 Mo/s en écriture.
Test SSD Sabrent Rocket 4 Plus 2 To
Pour la carte graphique, nous sommes ici limités par la puissance de l’alimentation. En effet, avec un bloc à 650W et un PC qui tire à la prise 700W avec la RTX 3080 Ti Founders, nous sommes passés sur une 3070 Ti Founders et là sous OCCT, la consommation à la prise passe alors à 600W, ce qui est déjà bien mieux. Toutefois, il suffirait alors d’une alimentation de 750W ou plus pour pouvoir passer sur un GPU plus gros. Surtout que le boîter accepte des cartes assez imposantes comme l’atteste la photo ci-dessous où nous avons pu loger une RTX 4090 Founders. En revanche, le câble d’alimentation dépasse beaucoup trop puisqu’il est à 90° comme nous le voyons sur la photo de droite ci-dessous. Avec la RTX 3090 Fe, c’est possible de refermer le dessus du boîtier, mais l’espace pour faire le branchement est vraiment au millimètre près avec l’adaptateur.
Mais comme nous le disions, nous avons dû rétrograder avec la 3070 Ti Founders en raison de la puissance de l’alimentation. Pour le coup aucun souci, l’alimentation dispose de plein de place. Il est juste dommage que la 3070 Ti Fe ait tendance à trop chauffer d’origine.
NVIDIA GeForce RTX 3070 Ti
Et maintenant, place à quelques benchmarks pour parfaire le tout.
Commençons avec Time Spy Extreme où nous relevons un score global de 7 222 points. Le CPU score est de 7 442 points et 7 185 points concernant le Graphics score. On note une température du CPU qui a atteint les 71 °C en pic. Quant à la carte graphique, nous atteignons les 83,4 °C.
Test Time Spy Extreme
Continuons avec Time Spy Extreme où nous relevons un score global de 9 271 points. Le Physics score est de 34 280 points et 9 087 points concernant le Graphics score. On note une température du CPU qui a atteint les 68 °C en pic. Quant à la carte graphique, nous atteignons les 79,2 °C.
Test Fire Strike Ultra
Sous Cyberpunk 2077, sans le Ray Tracing et avec le DLSS en mode Quality pour gagner en performance en dégradant le moins possible la qualité d’image, nous relevons en 1080p une moyenne de 123,62 FPS avec 91,07 FPS en 1% Low. Précisons qu’il s’agit d’une moyenne sur plusieurs passes du benchmark. Une fois en 1440p, nous passons à 81,26 FPS de moyenne avec un 1% Low à 64,17 FPS et enfin en 2160p on passe à 40,13 FPS de moyenne pour 33,69 FPS en 1% Low. Pour les latences GPU, nous relevons en 1080p 18,54 ms, 30,94 ms en 1440p et 67,78 ms en 2160p.
Le jeu est parfaitement jouable en 1440p, mais il faudra passer sur du plus costaud niveau GPU pour en profiter pleinement en 2160p.
Test gaming avec build Phanteks
Maintenant, pour chaque définition nous avons aussi relevé la température du GPU et les consommations GPU et CPU. Ainsi, en 2160p nous relevons une consommation GPU de 288W et 57,5W pour le CPU. Pour la température GPU, nous relevons entre 82 et 84 °C selon la définition. Une fois que l’on passe en 1440p, la consommation GPU baisse légèrement à 277W et le CPU monte à 71W. Enfin, en 1080p la consommation GPU baisse encore un peu pour atteindre les 274W et le CPU grimpe à 87,67W.
Noter qu’on remarque bien sur les consommations que plus on monte en définition et plus le CPU est déchargé pour donner le boulot à la carte graphique. Par ailleurs, dans l’ensemble de nos tests, nous avons mesuré à la prise une consommation maximale de 471,3 Watts.
Température build Phanteks gaming
Build full Phanteks
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Super article cyril ! merci beaucoup
Enorme article et sublime build qui m’a donné bien des envies et des pistes pour mon renouvellement de septembre prochain:) Merci !




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