Avion, train ou char à voile? Le PSG sous le feu des critiques après les propos de son entraîneur – Arabnews fr

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PARIS: « Arrogance », « don’t look up », « mépris », « déconnexion ». Il aura suffi d’un fou rire de Kylian Mbappé suivi d’un trait d’ironie de Christophe Galtier sur le recours aux chars à voile dans les déplacements du PSG, au lieu d’avions privés très émetteurs de carbone, pour déclencher une tornade médiatique et politique.
« Ce matin, on a discuté avec la société avec laquelle on fait nos déplacements pour savoir si on ne pouvait pas se déplacer en char à voile », a grincé lundi un Christophe Galtier hilare lors d’une conférence de presse, juste après un fou rire de Kylian Mbappé, en répondant à une question sur la possibilité de recourir au train plutôt qu’à l’avion.
La séquence est devenue immédiatement virale, suscitant des réactions outrées.
De nombreux responsables politiques, dont la Première ministre Élisabeth Borne, ont fustigé la désinvolture du coach et de l’attaquant vedette du PSG sur un sujet, le changement climatique, devenu ultra-sensible après un été 2022 marqué par trois canicules et des incendies à répétition.
« Je pense qu’il est important qu’ils (les footballeurs) réalisent dans quel monde on est, qu’ils prennent conscience qu’il y a une crise climatique qui n’est plus une hypothèse pour demain, mais qui est une réalité maintenant », a déclaré Mme Borne en marge de l’inauguration d’un commissariat à Paris.
Carton rouge climatique
« J’invite vraiment le PSG à se saisir très sérieusement de ce sujet, parce que les Français ne comprendraient pas que certains s’estiment au-dessus du réchauffement climatique », a cinglé la ministre de la Transition énergétique Agnès Pannier-Runacher.
Dans la soirée, juste avant la rencontre de Ligue des champions remportée 2 à 1 face à la Juventus avec un doublé de Mbappé, Greenpeace a déployé tout près du Parc des Princes un char à voile et des banderoles pour décerner un « carton rouge climatique » au club.
Le patron de l’ONG écologique a appelé Mbappé à mettre son « aura dans le monde entier » au service du « combat » contre la crise climatique.
À l’issue du match, l’entraîneur du Paris SG a fait part au micro de Canal + de ses regrets, tout en assurant que ses joueurs et lui n’étaient pas « hors sol ».
« Croyez-moi que je suis concerné sur les problèmes de climat, de notre planète, je sais la responsabilité que nous avons. (…) On n’est pas hors sol, on est très lucides, simplement, c’est une blague qui arrive au mauvais moment, qui est de mauvais goût, et je le regrette », a-t-il déclaré.
Avant le mea culpa de son entraîneur, le PSG avait pris la peine d’indiquer qu’il étudiait « toutes les possibilités de déplacements sur les matches extérieurs du club, environ 25 par saison ». Des discussions ont d’ailleurs lieu avec la SNCF.
Gérer les fans
Selon le PSG, la priorité reste « la sécurité, le respect de l’ordre public, les problématiques logistiques et l’environnement », mais le club a précisé avoir effectué un déplacement à Lille en car et a prévu de le refaire « lorsque c’est possible », pour Troyes, Reims, Auxerre et Lens.
Pour son déplacement à Nantes vendredi, le club a mis en avant l’heure tardive et l’impossibilité d’assurer le retour en train pour justifier son choix de l’avion.
« On fait du sur-mesure », a répliqué un porte-parole de TGV-Intercités, dont le directeur général Alain Krakovitch avait lancé la polémique dimanche, en proposant ses services.
Avec des limites : la SNCF reconnaît que les retours tardifs peuvent poser problème, des lignes étant souvent fermées la nuit pour travaux.
La SNCF propose la privatisation de trains entiers – ce qui peut faire beaucoup pour une seule équipe (500 places dans un TGV) – ou d’une ou deux voitures de 1ère classe.
Un défi majeur concerne la sécurité : comment gérer de probables foules de fans attendant les stars du PSG dans une gare parisienne ? La compagnie ferroviaire répond qu’elle peut assurer la sécurité grâce à la Suge (sûreté SNCF), éventuellement aidée du service d’ordre du club.
La SNCF assure déjà transporter plusieurs équipes de rugby – et sera chargée de convoyer la plupart des sélections en lice pendant la Coupe du monde 2023 -, mais leur notoriété n’est pas du niveau de celle du PSG. Des équipes foot féminines et masculines de L1 ont aussi recours à ses services, assure-t-elle, sans préciser lesquelles.
Selon une étude de la Ligue de football professionnel (LFP), sur l’ensemble des matches de Ligue 1 et Ligue 2 de la saison 2019-2020, 65% des trajets des équipes ont été effectués en avion, 31% en bus et 4% en train.
Dans les principaux championnats étrangers, en Italie, Espagne et Allemagne, le recours au train n’est pas rare.
En Angleterre, avec sept clubs à Londres – plus d’un tiers du championnat -, les déplacements sont plus courts et même les clubs de Manchester ou Liverpool ne rechignent pas à affréter des trains pour se rendre dans la capitale.
En octobre 2021, Manchester United avait cependant été éreinté pour avoir pris l’avion pour se rendre à Leicester, à 160 km par la route, soit un vol de… dix minutes.
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PARIS : L’Élysée a proposé jeudi de nommer à la tête d’EDF Luc Rémont, actuel dirigeant de Schneider Electric, en remplacement de l’actuel PDG du géant de l’électricité Jean-Bernard Lévy, pour relever le défi majeur de la relance de la production nucléaire.
À 53 ans, l’actuel responsable des opérations internationales de Schneider Electric va devenir le nouveau pilote du vaisseau EDF, fragilisé par sa situation financière et sa production électrique en panne.
L’Élysée a officialisé son choix, sur « proposition de la Première ministre », en précisant que le Parlement devra donner son aval à cette nomination.
Le futur PDG remplacera Jean-Bernard Lévy, aux manettes depuis 2014, bientôt atteint par la limite d’âge mais dont le départ anticipé a été annoncé dès cet été en même temps que la renationalisation d’EDF à 100%.
Peu connu du grand public, Luc Rémont présente toutefois un profil public-privé « très complet » pour diriger le géant industriel bientôt renationalisé, souligne une source proche du dossier. Bon connaisseur des rouages de l’État pour être passé dans des cabinets ministériels dont Bercy, il a acquis aussi une « légitimité d’entreprise ».
Emmanuel Da Cruz, coordinateur syndical FO Groupe Schneider, salue une « personne très compétente, ingénieur, reconnu chez Schneider Electric, bienveillant vis-à-vis de ses équipes ».
Avec son passage de plus de huit ans chez Schneider, d’abord comme directeur France puis à l’international où il a piloté « des dizaines de sites industriels et des dizaines de milliers de salariés », selon la source proche du dossier, il connaît désormais bien ce secteur de l’énergie français et mondial aujourd’hui en plein bouleversement.
« Ce n’est pas tant l’homme que l’on jugera, c’est son projet », a réagi de son côté Amélie Henri, secrétaire nationale CFE-Unsa énergies pour EDF.
Pour l’instant, Luc Rémont sera le seul capitaine à bord, les statuts actuels de la société prévoyant une gouvernance unique dans les mains d’un PDG. Mais Bercy reste favorable à l’idée d’une dissociation entre les fonctions de président et directeur-général, un temps évoquée par l’Élysée. Sa rémunération fixe restera « dans le cadre de la loi », soit un maximum de 450 000 euros brut par an, selon une autre source proche du dossier.
Défis colossaux
Luc Rémont va devoir relever un nombre de défis colossaux, tant financiers qu’industriels, alors que la France fait face à sa pire crise énergétique depuis des décennies.
Dossier au sommet de la pile : relancer une production électrique en berne, en raison de problèmes sur certains réacteurs nucléaires, mais aussi de la sécheresse qui a fragilisé la production hydroélectrique.
Sur 56 réacteurs, environ la moitié sont à l’arrêt en raison de problèmes de corrosion ou pour des maintenances, ce qui devrait faire chuter pour 2022 la production à un plus bas historique de 280 TWh. Or tout l’enjeu sera de faire redémarrer suffisamment de réacteurs pour faire face aux pics de consommation, notamment en cas d’hiver très froid.
D’autres chantiers plus structurels attendent le nouvel homme fort d’EDF. À moyen et long terme, le nouveau patron aura aussi à gérer le branchement de l’EPR Flamanville, qui accuse dix ans de retard, et de faramineux investissements à venir pour relancer le nucléaire, selon la feuille de route fixée par Emmanuel Macron en février 2022.
L’exécutif veut doter la France de six nouveaux EPR de seconde génération, avec une option pour huit autres tout en prolongeant la durée de vie d’un parc vieillissant au-delà de 50 ans, pour accroître la sécurité énergétique de la France, alors qu’il faudra de plus en plus se passer des énergies fossiles. Et le gouvernement veut presser le pas.
Des défis d’autant plus compliqués à affronter que la situation financière du groupe est plombée par une dette colossale qui pourrait culminer à 60 milliards d’euros fin 2022. Une situation due à l’écroulement de la production, aggravée par la décision du gouvernement de faire vendre à EDF davantage d’électricité à prix cassé à ses concurrents pour protéger la facture des ménages.
Dans ce contexte, il aura fort à faire pour rassurer salariés et syndicats. « On a de grosses craintes », a indiqué Amélie Henri, chez CFE-Énergie, qui redoute une « vente à la découpe des différentes activités d’EDF » et la fin du « modèle intégré de l’entreprise », après la renationalisation.
Sa feuille de route est attendue avec impatience.
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BOBIGNY: Une Brésilienne s’est fait dérober des bijoux qu’elle estime à 3 millions d’euros alors qu’elle se rendait à la Fashion Week de Paris mardi, a appris l’AFP jeudi de sources policière et proche de l’enquête, confirmant une information du Parisien. 
La victime, une cheffe d’entreprise brésilienne, a déposé plainte au commissariat du XVIe arrondissement de Paris, évaluant les biens volés à 3 millions d’euros, selon la source policière. 
« Le montant du préjudice n’est pas connu actuellement », a nuancé le parquet de Bobigny. 
Mardi, la cheffe d’entreprise atterrit à l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle et se rend en VTC (voiture de transport avec chauffeur) à la Fashion Week parisienne qui a débuté la veille. 
Au niveau de l’intersection A1/périphérique extérieur, sur la commune de Saint-Denis, au nord de Paris, le véhicule se retrouve coincé dans les bouchons, relate la source proche de l’enquête. 
Deux hommes arrivent alors en scooter, cassent la vitre arrière du VTC et volent un bagage à main et une valise Louis Vuitton, sans faire de blessé, poursuit la source policière. 
Les suspects sont en fuite. 
« On en est au tout début de l’enquête », a relevé la source proche de l’enquête. Les enquêteurs cherchent notamment à savoir si la victime était ciblée ou s’il s’agit d’un vol d’opportunité. 
L’enquête a été ouverte pour « vol avec violences en réunion » et confiée à la Brigade de répression du banditisme, a indiqué le parquet de Bobigny. 
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PARIS : Kylian Mbappé, qui s’était plaint d’avoir « beaucoup plus de liberté » offensive chez les Bleus qu’au PSG, est « plus cadenassé » au sein de l’attaque parisienne, a reconnu jeudi son entraîneur Christophe Galtier, plaidant une toute autre « configuration » à Paris et des « profils » de joueurs différents.
La superstar parisienne avait déclenché un début de controverse la semaine dernière après la victoire de l’équipe de France contre l’Autriche (2-0), expliquant pouvoir « se balader » davantage sur le front de l’attaque française alors que le PSG le cantonne selon lui à un rôle de « pivot », remisant les ballons pour les autres attaquants.
« Son analyse est juste, il n’est pas dans la même configuration chez nous qu’en équipe nationale », a admis Galtier jeudi en conférence de presse.
« Il est sûrement beaucoup plus cadenassé devant chez nous, vu les profils que nous avons à disposition, mais je ne pense pas qu’il ait moins de liberté », a-t-il ajouté.
Pour Galtier, le fait que le PSG n’ait pas pu recruter au mercato d’avant-centre puissant capable de jouer en pointe contraint Mbappé à adapter son jeu aux caractéristiques de Neymar et de Lionel Messi, ses partenaires du trio d’attaque « MNM ».
« Ce sont des discussions que nous avons eues durant la préparation et avant de démarrer la saison avec (le conseiller sportif) Luis Campos et le président (Nasser Al-Khelaïfi) sur la structure de notre secteur offensif », a commenté le technicien.
« On était convaincu qu’il nous fallait un quatrième joueur avec un profil différent, pour avoir différentes solutions et possibilités. Ce joueur n’est pas venu, c’est dommage mais c’est comme ça. Mbappé a ce joueur de référence en équipe de France avec Olivier Giroud. Nous n’avons pas la même animation mais nous avons d’autres profils », a-t-il insisté.
Le trio « MNM » semble avoir trouvé la bonne carburation cette saison en Ligue 1 avec déjà huit buts pour Neymar, sept pour Mbappé et quatre pour Messi avant la 9e journée ce week-end, où le PSG reçoit Nice samedi soir au Parc des princes (21h00).

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