Après la défaite des Bleus, Macron en chef des armées sur le … – Arabnews fr

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PORTE-AVIONS CHARLES DE GAULLE: La défaite des Bleus à peine encaissée, Emmanuel Macron a revêtu lundi ses habits de chef des armées et rendu hommage aux soldats et marins français, face au terrorisme ou aux “comportemements inamicaux” des Russes, lors du traditionnel Noël avec les troupes sur le porte-avions.
Après avoir vainement tenté de consoler l’équipe de France à l’issue d’une dramatique séance de tirs aux buts contre les Argentins au Qatar, le président français s’est envolé pour Charm el Cheikh en Egypte d’où il a été héliporté sur le Charles de Gaulle en mer Rouge.
Ponctuant une longue séquence internationale, qui l’a conduit du G20 de Bali à Washington, Emmanuel Macron a peaufiné son image de premier dirigeant européen, face à un chancelier allemand Olaf Scholz encore très discret, à la tête de forces armées aux premières loges des confrontations mondiales.
En deux séquences très visuelles, le décor était planté : le chef des armées a d’abord rejoint les entrailles du mastodonte d’acier dans un gigantesque ascenseur à avions puis enfilé la combinaison bleue de la Marine nationale, ornée d’un écusson “french carrier” (porte-avions français) et de la mention patronymique “E. Macron Président de la République”.
Depuis le hangar à avions, il a ensuite félicité les 3 000 marins du Charles de Gaulle et des bâtiments l’accompagnant pour leur “professionnalisme” face aux “interactions” en Méditerranée avec “les aéronefs et les bâtiments russes aux comportements quelquefois inamicaux”.
Avant de franchir le canal de Suez et d’entrer dimanche en mer Rouge, le porte-avions a participé à la défense du flanc est de l’Otan, sur fond de guerre en Ukraine, avec des vols de reconnaissance et de réassurance des Alliés, notamment dans le ciel roumain.
Les bâtiments russes se sont alors régulièrement approchés du Charles de Gaulle, parfois de très près, au risque de gêner la manoeuvre des avions.
Foie gras et lotte
Le porte-avions participe aussi à la lutte de la coalition internationale sous commandement américain (Inherent Resolve) contre le groupe Etat islamique en Syrie et en Irak.
Cette participation “a aussi permis de montrer aux compétiteurs présents dans la région qu’il faut compter avec la France”, a-t-il souligné, en référence à la Russie mais aussi la marine chinoise, très présente en mer Rouge depuis son point d’ancrage de Djibouti.
Après une série de catapultages et appontages de Rafale et une visite de l’espace de loisirs des marins, avec jeux vidéo et grand renfort de BD, le chef de l’Etat a dîné avec 140 membres d’équipage.
Au menu: foie gras sur pain d’épice, lotte et risotto, crème glacée, champagne, Gigondas et Bourgogne Aligoté. Il a dormi ensuite à bord du géant d’acier flottant avant de rejoindre mardi la Jordanie pour une conférence régionale.
Emmanuel Macron a aussi marqué sa volonté de faire appel aux militaires et anciens militaires pour “renforcer les forces morales de la nation, en particulier de la jeunesse”, à travers son projet de Service national universel, sur lequel il fera des annonces début 2023.
Il a aussi promis de maintenir un régime spécifique de pensions pour les militaires dans le cadre de la réforme des retraites qui sera présentée en janvier.
«Escalade»
Le Charles de Gaulle poursuivra ensuite sa mission dans l’océan Indien, la France affichant sa volonté de développer sa présence dans l’Indopacifique.
“Là encore, nos alliés seront à nos côtés mais avec toujours et, j’y tiens, notre autonomie d’appréciation et en maîtrisant nous-mêmes toute escalade”, a insisté le président.
Pour les derniers Noëls des troupes, Emmanuel Macron s’était rendu en Afrique (Niger en 2017, Tchad en 2018, Côte d’Ivoire en 2019). En 2020 et 2021, il avait dû y renoncer en raison de la pandémie de Covid-19.
La France a depuis réorienté sa présence militaire, en réduisant sa voilure au Sahel.
Après être parti du Mali, le dispositif français comprend toujours 3 000 militaires au Niger, au Tchad et au Burkina Faso, loin des 5 500 hommes au plus fort de son déploiement.
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CRETEIL: Un adolescent de 16 ans a été mortellement poignardé lundi matin devant son lycée à Thiais (Val-de-Marne) lors d’une probable rixe entre bandes rivales, et un suspect du même âge a été interpellé peu après à Créteil, devant son établissement.
Les faits se sont déroulés lundi entre 08H00 et 09H00 devant le lycée Guillaume-Apollinaire à Thiais, selon les premiers éléments de l’enquête confiée à la police judiciaire du Val-de- Marne, a précisé le parquet, confirmant une information de Valeurs actuelles.
Le coup de couteau a été porté au niveau du coeur.
Présent également lors de l’agression, un autre jeune lycéen de 16 ans a été blessé à la cuisse et transporté à l’hôpital Henri-Mondor de Créteil. Son pronostic vital n’est pas engagé, selon le parquet.
Le contexte d’une rixe entre bandes de jeunes rivales est privilégié, ont précisé plusieurs sources proches de l’enquête.
Le suspect a été interpellé vers 10H00 devant son établissement à Créteil, le lycée Léon-Blum, où il a été récemment scolarisé. Il a été placé en garde à vue.
Le jeune homme est originaire de Choisy-le-Roi, selon une source policière, qui évoque une rivalité entre quartiers de Thiais et Choisy-le-Roi, deux villes limitrophes.
Match retour ?
Selon une autre source policière, les rivalités entre Choisy et Thiais “sont historiques et d’actualité”. Il y aurait eu “une rencontre” entre des groupes des deux villes le 20 décembre, puis, plus récemment, dans la nuit de vendredi à samedi.
Quinze personnes, mais pas le suspect de l’agression de lundi, ont été interpellées au cours du week-end par la Sûreté territoriale du Val-de-Marne, dont onze mineurs, au centre commercial de Thiais Village.
Ces jeunes ont été arrêtés lors d’un attroupement armé, qui n’a pas fait de blessés.
Contactés par l’AFP, la préfecture du Val-de-Marne et le rectorat de Créteil n’étaient pas joignables dans l’immédiat.
“C’est un évènement dramatique qui choque tout le monde”, a réagi auprès de l’AFP le maire Les Républicains de Thiais Richard Dell’Agnola, ne souhaitant pas faire plus de commentaires.
Le département du Val-de-Marne a été le théâtre de rixes entre bandes rivales et d’agressions mortelles entre jeunes, notamment en 2021 à Champigny-sur-Marne ou à Ivry-sur-Seine.
Lors de ces rixes, deux “bandes” peuvent s’affronter sur fond de rivalités territoriales. Un groupe peut aussi cibler un jeune pour son appartenance à une commune, sa présence dans un bus ou sur fond de trafic de stupéfiants.
Des rixes à Paris et en Ile-de-France ont été à l’origine de plusieurs décès de jeunes ces dernières années, notamment dans le département voisin de l’Essonne ou dans la capitale.
Le gouvernement avait lancé en juin 2021 un plan interministériel pour lutter contre ce phénomène.
Fin novembre dans les Yvelines, Djibril un adolescent de 14 ans, a été tué lors d’une rixe entre bandes rivales, celle du quartier des Friches, de Maurepas, opposée à celle des Marchands, de Coignières.
L’affrontement avait éclaté devant un gymnase peu après un gala de MMA (arts martiaux mixtes) où s’étaient rendus en famille de nombreux jeunes.
Le 11 novembre, peu après 21H00, un jeune avait été mortellement poignardé à l’abdomen dans le XVIIe arrondissement, dans le nord-ouest de Paris.
Là encore, l’hypothèse d’un affrontement entre bandes, en l’occurrence celles de la Porte d’Asnières et de la Porte de Saint-Ouen avait été rapidement privilégiée par les enquêteurs.
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VERSAILLES: Rarissime: le parquet de Versailles a requis le renvoi devant une cour d’assises d’un policier, poursuivi pour avoir “donné volontairement la mort” en octobre 2020 à Olivio Gomes, un automobiliste de 28 ans.
Il appartient désormais à la juge d’instruction chargée du dossier d’ordonner ou non son renvoi.
Dans la nuit du 16 au 17 octobre 2020, le fonctionnaire de la BAC de nuit de Paris est accusé d’avoir tué Olivio Gomez après l’avoir pris en filature depuis la capitale, et jusqu’en bas de chez lui, dans la cité Beauregard à Poissy (Yvelines).
La voiture d’Olivio Gomes avait été repérée auparavant par le fonctionnaire, âgé de 29 ans au moment des faits, et deux de ses collègues de la BAC, après des “manœuvres erratiques” sur le périphérique parisien.
A son bord, Olivio Gomes, le conducteur et deux passagers, de 29 et 33 ans, tous originaires des Yvelines.
Pendant plusieurs kilomètres, les policiers ont suivi la voiture sur le périphérique puis sur l’A13, sans se faire remarquer. Une première version des policiers évoquait un refus d’obtempérer.
Selon des vidéos de surveillance, les policiers se sont signalés auprès du véhicule d’Olivio Gomes 15 km plus loin, au niveau de la ville du Chesnay (Yvelines).
Le conducteur, sans permis et sous l’emprise de l’alcool et du cannabis, a ensuite immobilisé sa voiture à Poissy, en bas de sa résidence. Aucun excès de vitesse n’est signalé sur le trajet.
Ces éléments “ne pouvaient légitimement laisser penser aux policiers qu’ils se trouvaient confrontés à des individus dangereux” et “prêts à tout pour s’échapper”, selon une source proche de l’enquête.
Selon la version des faits présentée par le policier, ce dernier a ouvert le feu sur le véhicule au moment où, arrivé à Poissy, il a redémarré et lui a foncé dessus.
«Intention d’homicide volontaire»
Olivio Gomes est touché par trois balles: à l’épaule, au cou et à l’omoplate gauche. Il a eu aussi les deux poumons perforés.
“En utilisant à trois reprises une arme potentiellement létale, dont il connaissait parfaitement le maniement, en visant et atteignant” la victime, “il ne pouvait, à ce moment précis des tirs, n’être animé que d’une intention d’homicide volontaire”, selon la source.
Sa version a été rapidement remise en cause par l’enquête dont les éléments n’ont pas permis de démontrer que la voiture avait foncé sur le policier, considéré comme un “excellent tireur” par ses collègues.
Moins d’une semaine après les faits, l’auteur des tirs a été mis en examen pour “homicide volontaire” et placé sous contrôle judiciaire.
Selon les expertises, il ne se trouvait pas “en danger” et pas “sur la trajectoire du véhicule”.
La Clio “ne pouvait matériellement pas atteindre” le policier, “qui se trouvait protégé” par son propre véhicule, “empêchant toute manœuvre visant à foncer directement sur” lui.
Sa réaction apparait “pour le moins disproportionnée” et la légitime défense “ne peut être retenue”, affirme encore la source.
“Si le parquet sollicite son renvoi devant une cour d’assises, nous contesterons cette position qui est contraire aux éléments que nous avons pu relever dans le dossier qui légitiment l’action de feu”, a réagi l’avocat du policier, Laurent-Frank Lienard, qui n’avait pas pris connaissance du réquisitoire définitif, signé le 6 janvier.
L’avocat de famille d’Olivio Gomes n’a pas souhaité commenter.
“Je vois cela comme une nouvelle victoire, depuis le début ce sont que des petites victoires: les expertises, la reconstitution… Les vérités sortent. Aujourd’hui, il reste une seule réponse pour que l’on soit fixé, celle de la juge”, a déclaré Leonel Gomes, le frère de la victime.
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PARIS: La présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet a affirmé lundi qu’elle ne souhaitait pas de “bras de fer” entre le gouvernement et les syndicats dans la rue sur la réforme des retraites, mais un “débat de fond” au Parlement.
Mme Braun-Pivet sera toutefois “très attentive” aux mobilisations prévues jeudi par l’ensemble des syndicats et des forces de gauche contre le projet du gouvernement car “il faut être à l’écoute des Français”.
“Je ne le souhaite pas ce bras de fer parce que je trouve qu’il ne correspondrait pas au temps politique d’aujourd’hui. Aujourd’hui les Français se satisfont d’avoir une Assemblée nationale qui les représente parfaitement, avec l’intégralité des sensibilités politiques, et qui peuvent donc porter leur voix”, a plaidé sur France 2 Mme Braun-Pivet.
“Le débat de fond doit avoir lieu à l’Assemblée nationale entre personnes qui représentent les Français, qui ont été élues pour ce faire”, a ajouté la députée des Yvelines.
L’élue Renaissance, qui soutient “sans réserve” ce projet, a admis qu’il y avait “différentes possibilités” de réformer le système des retraites mais que le gouvernement avait “choisi celle qui (lui) paraît la plus équilibrée, la plus saine”.
Elle a soutenu que le texte serait “débattu longuement”, alors que les oppositions critiquent son mode d’examen par le budget rectificatif de la Sécurité sociale, qui limite le débat à deux semaines.
“On ne peut pas dire, à l’aune de ce nombre considérable d’heures de débats (80 heures, ndlr) que le débat sera tronqué”, a-t-elle fait valoir. “En revanche ce qui pourrait tronquer le débat c’est si certains groupes politiques imaginaient déposer 100.000, 150.000 amendements” que “nous ne pourrions pas examiner” puisqu’il faut 5 à 10 minutes pour chaque amendement, a-t-elle ajouté.
Alors que le gouvernement cherche un accord avec Les Républicains sur la réforme, Mme Braun-Pivet a redit que l’utilisation de l’article 49.3, qui permet l’adoption d’un texte sans vote sauf motion de censure, était “politiquement acceptable mais (…) pas souhaitable”.

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